Santé

Santé publique : La RDC déclare la fin de la 15 è l’épidémie d’Ebola

Le ministre congolais de la Santé publique, Hygiène et prévention, le Dr Jean-Jacques Mbungani, a déclaré, mardi 27 septembre 2022, la fin de l’épidémie d’Ebola dans la province du Nord-Kivu, à l’Est de la République démocratique du Congo. La 15e épidémie d’Ebola de l’histoire du Congo avait été déclarée le 16 août 2022 à Beni, dans le Nord-Kivu, à l’Est de la RDC. La fièvre hémorragique d’Ebola a tué une seule personne, une femme de 46 ans, qui était morte après 23 jours d’hospitalisation à l’hôpital suite à une détresse respiratoire, a renseigné le ministre Jean-Jacques Mbungani.

« Après 42 jours de surveillance renforcée sans un nouveau cas confirmé, et selon le protocole de l’OMS, je suis heureux de déclarer la fin de la 15 è épidémie de la maladie à virus Ebola dans la Nord-Kivu qui aura duré un mois et 12 jours », a déclaré le ministre de la santé.

Selon le protocole de l’Organisation Mondiale de la Santé, il faut 42 jours sans nouvelle infection pour qu’une épidémie d’Ebola soit considérée comme éteinte.

« La résurgence d’Ebola est survenue dans la zone de santé de Beni qui est en état de siège depuis le mois de Mai 2021. C’est dans ce contexte que la riposte a été organisée. Grace aux acquis de précédentes épidémies, l’expertise des équipes locales et leur professionnalisme ont permis de contenir cette maladie dans les limites de l’aire de santé dans la zone de Beni », a-t-il ajouté.

Au cours de cette épidémie, seule une aire de santé, sur les 22 que compte la zone de santé de Beni a été affectée. Selon les conclusions de l’institut national de recherches biomédicales, la souche de la 15è épidémie d’Ebola était la souche appelée Zaïre. Il s’agissait d’une souche « persistante », comme celle qui a tué plus de 2000 personnes dans le Nord-Kivu, en 2020, toujours au Nord Kivu.

Depuis l’apparition de cette maladie très dangereuse, le ministère congolais de la santé et l’OMS ont mis en place une réponse rapide qui a consisté à appliquer des mesures clés pour combattre la fièvre hémorragique. Ces mesures comprenaient le dépistage, le suivi des personnes ayant été en contact avec les personnes infectées, la prévention, le contrôle de l’infection, la vaccination et une vaste sensibilisation de la communauté. Cela a permis d’éviter une large propagation de la maladie.

Le ministre de la santé a prévenu : « l’écosystème de notre pays et le nombre élevé des guéris des précédentes épidémies d’Ebola constituent pour notre pays un risque élevé et permanent de résurgence de la maladie d’Ebola. C’est pourquoi nous devons renforcer davantage notre surveillance épidémiologique en général et en particulier autour des guéris tout en réfléchissant sur des stratégies idoines à mettre en place pour toutes les zones à risque ».

Pour le ministre congolais de la santé, la surveillance doit être d’autant plus accrue au regard de la survenue d’Ebola en Ouganda. «Au regard de la survenue de la maladie Ebola couche Soudan en Ouganda, la surveillance transfrontalière devra être renforcée et un plan de préparation devra être mis en place pour être capable de détecter rapidement l’éventuelle urgence  de santé publique et ainsi réduire la charge de morbidité et mortalité », a dit le docteur Jean-Jacques Mbungani.

Depuis 1976, date à laquelle des médecins, épidémiologistes et virologues ont découvert pour la première fois le virus Ebola dans le nord-ouest du Congo, alors Zaïre, 15 épidémies d’Ebola ont été recensées. La plus meurtrière d’entre elles est celle qui a éclaté au Nord-Kivu entre 2018 et 2020, avec plus de 2 200 décès.

Le virus Ebola se transmet par contact direct avec du sang et des liquides biologiques (urine, selles, salive, vomissements, lait maternel, sueur, etc.) et des objets qui ont été infectés par une personne atteinte d’Ebola. Le virus se transmet également par contact avec des animaux sauvages malades ou morts.

Les symptômes d’Ebola varient, mais une fièvre d’apparition soudaine, une grande faiblesse, des douleurs musculaires, des maux de tête et une irritation de la gorge sont courants au début de la maladie. Vomissements et diarrhées, éruptions cutanées, dysfonctionnement des reins et du foie et, dans certains cas, saignements internes et externes sont ensuite fréquents.

Après plusieurs résurgences d’Ebola, les autorités de la RDC disent avoir une expertise pour empêcher une propagation à grande échelle au pays.

Patrick Ilunga

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