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Après sa prise de fonction : Jean Mabi Mulumba dévoile ses ambitions à la tête de BCeCo

Aujourd’hui, l’on est en présence d’une nouvelle dynamique dont la logique est claire et nette. Nonobstant les changements de contexte, celui qui a une ambition noble, reste objectif quel que soit le cadre dans lequel il évolue. Nommé Directeur Général du Bureau Centrale de Coordination (BCeCo) le 27 janvier 2022 sur ordonnance présidentielle, il est entré en fonction ce mercredi 10 février dernier. La cérémonie de passation de pouvoir avec le Directeur Général a.i sortant, Gaspard Kabongo, a eu lieu à la même date. Après sa prise de fonction, il a accordé une interview exclusive à Géopolis. En suivant ses réponses, le nouveau responsable du BCeCo affiche une grande ambition. Et il développe donc une nouvelle dynamique : la transformation du BCeCo. Convaincu que le temps est venu pour redorer l’image de cette grande organisation sous tutelle du Ministère des Finances et de la restructurer pour en faire une grande agence d’exécution des projets de développement en RDC, Jean Mabi Mulumba mérite la confiance de tous pour relever ces défis. Mais qui est-il réellement ? Fils d’Evariste Mabi Mulumba, Professeur en Sciences Économiques des Universités et ancien Premier Ministre du pays, Jean Mabi est un spécialiste de la Gouvernance de la Banque Mondiale. Son rôle est donc d’aider les pays clients à se doter d’institutions capables, responsables, ouvertes, inclusives et efficaces. Doté d’une expertise avérée en matières de gouvernance publique, il a été aussi un acteur important dans la sortie des phases difficiles du BCeCo. Jean Mabi hérite d’une institution qui a fait ses preuves et a connu des moments fastes mais aussi très critiques. Il lui appartient aujourd’hui de maintenir le cap. Avec son expertise et celle du personnel du BCeCo, il veut donner une nouvelle impulsion à ce service public pour qu’il soit plus efficace qu’avant. Aux questions de Géopolis, il révèle ses ambitions qui sont : Réformer le BCeCo, le rendre plus crédible et ramener les bailleurs de fonds. Interview à découvrir dans les lignes qui suivent.

Djodjo Mulamba (DM)/ Monsieur Jean Mabi Mulumba, vous êtes le nouveau Directeur Général du BCeCo et vous venez d’être officiellement installé. Quelles sont vos ambitions ?

Jean Mabi Mulumba (JMM)/ Avant de répondre à votre question, je voudrais rendre un vibrant hommage au Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui a accepté de m’accorder de conduire cette grande institution comme vous l’avez dit, qui est le BCeCo. Également, je voudrais aussi remercier le Ministre des Finances qui a aussi accepté que je l’accompagne dans la mise en œuvre de ses missions lui confiées par le gouvernement. Comme vous le savez, BCeCo a été créé en 2001 avec comme mission de gérer les projets financés entre autres par les bailleurs de fonds. Aujourd’hui, le contexte est différent. On a un Chef de l’État qui a amené un nouveau leadership qui a décidé de tout faire pour sortir le pays de la pauvreté.

Et il a mis en place un programme qu’on appelle Programme Développement Local (PDL) qui concerne 145 territoires du pays. Si ce programme est mis en œuvre, je pense que les citoyens congolais verront leur situation de vie s’améliorer. Le BCeCo est l’une des agences à qui on a confié un certain nombre des territoires pour pouvoir réaliser les activités du PDL. À la tête du BCeCo, mon ambition première est de “réformer” BCeCo parce que ce programme est un grand défi et un grand challenge. Réformer BCeCo, c’est pour en faire une grande agence de Développement capable d’accompagner le Chef de l’Etat dans à mise en œuvre de sa vision du développement du pays. Ma deuxième ambition, c’est de “restaurer la crédibilité” à travers le renforcement de la transparence et de la redevabilité. Quand je dis transparence, cela signifie que le changement à apporter à la tête du BCeCo est de publier toutes les activités de ce service à l’intention du grand public et des autorités. Et la redevabilité va consister ici à rendre compte aux autorités qui nous confient la gestion des ressources. Enfin, ma troisième ambition est de “ramener les bailleurs de fonds” au BCeCo parce cette structure a été créée par les bailleurs de fonds, notamment la Banque Mondiale. Avec tous problèmes que BCeCo a connu par le passé, la plupart d’entre eux se sont retirés. Maintenant il est question de crédibiliser BCeCo et de ramener le financement de ces bailleurs.

DM/ Vous ambitionnez de réformer BCeCo, de le rendre crédible et de ramener les bailleurs de fonds dans cette institution. Estimez-vous que cette tâche sera facile à accomplir ?

JMM/ Il faut savoir que rien n’est facile au monde. C’est un grand challenge qui n’est pas insurmontable. C’est dans les difficultés qu’on trouve toujours des opportunités pour aller de l’avant. Nous allons y investir. Avec l’appui du Ministère des Finances, du Premier Ministre et du Chef de l’Etat, nous estimons que nous arriverons à bon port.

DM/ Quelle sera la place du Capital Humain dans votre action managériale ?

JMM/ Tout ce que nous faisons est en faveur de l’être humain. Le capital est très important. Je vais réformer mais je ne le ferai pas tout seul. C’est avec le personnel du BCeCo. On peut bien critiquer BCeCo mais une chose est certaine que BCeCo regorge un personnel assez pointu qu’on ne trouve pas dans n’importe quelle administration. Donc je vais y accorder une importance capitale, je vais veiller au social et je vais m’occuper du renforcement des capacités du personnel.

Propos recueillis par Djodjo Mulamba

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