Economie

Atelier d’analyse institutionnelle : L’ITIE se reconstruit pour mener à bien sa mission

Dans le but de renforcer et de rendre plus efficace le comité national de l’ITIE-RDC, l’USAID opère un diagnostic institutionnel et organisationnel de cette structure. Et c’est la vice-premier ministre en charge du plan Élysée Munembwe qui a déclaré ouvert ces travaux d’analyse qui vont durer 24 jours. La cérémonie a eu lieu ce mercredi 10 février à Sultani Hôtel à Kinshasa. Par ailleurs, cet atelier s’inscrit dans la logique d’assurer et de crédibiliser le processus ITIE-RDC.

Dans son mot d’ouverture, la Ministre Munembwe a indiqué que la coopération entre l’USAID et l’ITIE s’inscrit dans le but de rendre plus efficace le comité national de l’ITIE-RDC. Et puis, elle s’est dite très persuader quant à la réalisation d’une analyse reflétant l’image consensuelle par toutes les parties concernées.

« La collaboration avec l’ITIE devrait nous permettre d’envisager en toute sérénité la mise en œuvre du processus de l’ITIE en République Démocratique du Congo et de rendre plus efficace le fonctionnement du comité national. Et je suis convaincu qu’à l’issue de ce processus d’analyse un diagnostic institutionnel reflétant l’image consensuelle du comité national ITIE-RDC sera réalisé par toutes les parties prenantes. Un plan de changement organisationnel sera élaboré pour garantir l’avenir de la mise en œuvre de l’ITIE en RDC et un plan de renforcement des capacités sera soumis à l’adoption du groupe multipartite », a-t-elle souligné.

Avant de prononcer les mots d’ouverture, Élysée Munembwe a tenu à remercier l’USAID pour son soutien et les parties prenantes pour l’attention qu’elles portent sur la mise en œuvre du processus ITIE-RDC.

« Ainsi, au nom du comité exécutif que je préside, je voudrais avant de clore mon propos exprimer ma gratitude à l’USAID pour avoir accepté d’appuyer le comité national de l’ITIE-RDC malgré ce contexte difficile dû à la pandémie à coronavirus. Tout en renouvelant mes remerciements à toutes les parties prenantes pour l’intérêt que vous portez dans la mise en œuvre de la norme ITIE en République Démocratique du Congo, je déclare ouvert les travaux d’analyse institutionnelle et organisationnelle du Comité National de l’ITIE République Démocratique du Congo », a-t-elle annoncé.

Après le discours d’ouverture, place a été donnée à la présentation du processus d’analyse institutionnelle et l’outil Pical. Et c’est le consultant de l’USAID Toss Mukwa qui avait pris le soin de faire cette présentation. D’après lui, cette séance d’informations a consisté à réfléchir sur la façon dont l’État doit utiliser les taxes payées par les entreprises qui exploitent les ressources minières, pétrolières et autres.

« Cette formation est une séance d’informations. Une séance qui devait remettre les participants au mandat de l’ITIE en RDC. Pour ce, avec le processus qui a été mis en place pour la grande transparence dans ce triumvirat : société civile, entreprises et l’Etat. C’est ce cercle qu’on appelle la gouvernance. Ici, l’idée de savoir comment faire pour que les entreprises qui exploitent les ressources ici dans notre pays arrivent à être finalement transparentes depuis la signature des contrats et leur production et qu’ils versent leur redevances de la façon la plus transparente au niveau de l’Etat. Et que l’Etat, dans ce qu’il doit jouer comme rôle, utilise ces taxes qui sont payés de la manière la plus transparente au service de nos populations qui sont les propriétaires de ces ressources minières, pétrolières, de gaz et des bois », a-t-il expliqué.

Pour rendre l’ITIE plus efficace, Toss Mukwa a expliqué que l’USAID a développé un outil puissant dénommé Pical. Grâce à cet outil, l’ITIE pourra bien mener à bien sa mission qui est celle d’assurer la transparence dans le secteur minier en RD Congo.

« Mis en place par l’USAID, l’outil Pical devra ressortir l’image de l’ITIE. C’est aussi un outil puissant qui va dire ce qui est caché. Et va permettre de mettre en ensemble ce qui est caché et visible pour le bien de la raison d’être de l’ITIE dans notre pays, la transparence tous azimuts de l’Etat et des entreprises au profit de la communauté locale qu’est la société civile », a-t-il décrit.

Pour sa part, le coordonnateur national de l’ITIE-RDC Jean-Jacques Kayembe a reconnu que son organisation a déjà fait long parcours mais émaillé de plusieurs embûches et difficultés. L’ITIE est en train de les surmonter, a-t-il souligné avant de préciser que cet atelier est un moment d’autoréflexion pour voir si l’ITIE est capable de réaliser son objectif global, notamment permettre aux citoyens congolais de bénéficier des recettes issues des nos ressources naturelles. Et arriver à impacter les communautés locales avec la gestion transparente de nos ressources naturelles.

Jean-Jacques Kayembe a également considéré que le problème de l’ITIE aujourd’hui est sa redynamisation. Car le processus a beaucoup souffert du manque de confiance et de crédibilité. Raison pour laquelle l’ITIE priorise le renforcement du fonctionnement du comité national et la crédibilisation du processus. Et elle travaille également pour gagner à nouveau la confiance du triumvirat : l’Etat, les entreprises et la société civile.

Djodjo Mulamba

Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code

Site développé & hebergé par Justin Tshims

CONTACTEZ-NOUS !

Editeur-Responsable : William Albert Kalengay
Bureau : Avenue Syndicat, n° 315, Kinshasa-Gombe, RDC
Tél. : +243998110441
E-mail : geopolismag@yahoo.fr

Copyright © 2016 Geopolis Magazine

To Top