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Au Sommet sur la lutte contre la désertification et la sécheresse : Félix Tshisekedi a mis en exergue les atouts de la RDC

Ils sont venus des plusieurs pays d’Afrique et ils étaient tous motivés à participer à ce sommet qui s’est tenu le lundi 9 mai à Abidjan (capitale de la Côte d’Ivoire ) à l’occasion de la 15ème Conférence des Parties (COP15) de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD). Ils, ce sont les Chefs d’État, les Chefs des gouvernements, les ministres, les ambassadeurs plénipotentiaires et les organisations de la société civile qui se sont tous montré déterminer à protéger la terre contre la désertification et la sécheresse. À cette cérémonie qui a tournée essentiellement autour des questions de la sécheresse et de la restauration des terres à grande échelle mais aussi de la problématique du financement des pertes subies à cause de la sécheresse et la dégradation des terres, la République Démocratique du Congo a été valablement représentée par son Président, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Au cours des interventions qui se sont déroulées à huis clos, le Président Congolais a une fois de plus porté haut la voix de la RDC, son pays, qu’il considère comme pays solution dans la lutte contre le réchauffement climatique et la manière de préserver la biodiversité et l’environnement. « Les questions relatives à la dégradation des terres préoccupent au point mon pays. Connu pour l’immensité de ses ressources naturelles notamment sa méga biodiversité, ses dizaines des millions d’hectares des terres arables qui font de lui un pays solution face aux nombreux défis environnementaux », avant de rappeler que les forêts congolaises dans le bassin du Congo séquestrent plus de 140 Giga tonnes de dioxydes de carbone. Des récentes études scientifiques basées sur les observations faites à partir d’une tour à flux installée dans la réserve de biosphère de Yangambi au Nord-est du pays attestent que les forêts du bassin du Congo sont actuellement le premier poumon mondial.

Initiateur de ce sommet, le président le Président Alassane OUATTARA a remercié ses homologues Chefs d’Etat qui ont fait le déplacement d’Abidjan et ceux qui participent à ce Sommet présidentiel en visioconférence pour prendre part à « ce rendez-vous hautement important pour l’avenir de notre continent. » Pour le Président Ivoirien, « ces travaux suscitent de grands espoirs au sein de nos populations qui attendent beaucoup de nous, notamment au regard du thème de cette COP 15 : « Terres. Vie. Patrimoine : d’un monde précaire vers un avenir prospère ». Et d’ajouter que « nos peuples fondent beaucoup d’espoir sur nous. Nous n’avons pas le droit de les décevoir. Agissons vite, agissons ensemble pour donner une nouvelle vie à nos terres ! ».

Par ailleurs, il a réitéré son appel aux pays développés à réduire leur émission de gaz à effet de serre et à tenir leur engagement de mobilier 100 milliards USD par an afin d’aider les pays en développement à réussir leur adaptation au changement et leur transition énergétique. Dans ce contexte, il a profité de féliciter le FMI pour la mise en place du fonds fiduciaire, pour la résilience et la stabilité en vue d’aider les pays vulnérables à faire face aux défis structurels qui présentent des risques macroéconomiques tels que le changement climatique et les pandémies.

À l’issue du Sommet, le Président Felix Tshisekedi et ses pairs auxquels il faut joindre certaines personnalités de l’Afrique et du monde ont pris des mesures urgentes pour endiguer les pertes de vie et de moyens de substance que subissent les nations du monde en raison des effets dévastateurs de la désertification des terres  et de la sécheresse .

Le sommet s’est conclu par l’adoption de “l’Appel d’Abidjan” qui invite la plus grande priorité à la question de la sécheresse et à renforcer l’engagement pour atteindre la neutralité en matière de dégradation des sols d’ici 2030.

Les travaux de la COP15 se poursuivront jusqu’au 20 mai prochain. Pendant 10 jours, les négociateurs des Etats doivent s’accorder autour d’objectifs communs pour lutter contre la dégradation des sols dans les dix prochaines années. Pour rappel, la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification est l’une des trois conventions de Rio qui a été adoptée à Paris, deux ans après le Sommet de Rio sur la Terre du 17 juin 1994. Elle est entrée en vigueur le 25 décembre 1996. Elle compte à ce jour 197 Parties. L’objectif de la Convention est de lutter contre la désertification et d’atténuer les effets de la sécheresse dans les pays gravement touchés par la sécheresse et la désertification, en particulier en Afrique.

Djodjo Mulamba

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