Politique

Billet de sortie du Gouvernement Ilunkamba

  • Ils ont réagi ;

  • Ils ont fait avancer la République dans certains domaines ;

  • Tout n’est pas parfait, mais il y a des choses à préserver et à parachever ;

  • Retour sur l’action du Gouvernement  Ilunkamba.

Malgré la Covid, le tandem Jean-Baudouin Mayo et Félix Momat a préservé les équilibres

Le tandem a été dans tous les combats pour l’informatisation de la chaîne de la dépense et la maîtrise des effectifs de l’État

Lorsque le 13 décembre 2019 le président de la République note explicitement devant les deux chambres du parlement réunies en congrès « un changement important de la Politique Budgétaire depuis lavènement du nouveau gouvernement à dater du 26 aout 2019 », et que «  grâce à une bonne maitrise du Budget, le déficit mensuel, établi en moyenne à 53 milliards de Franc Congolais, entre janvier et le 10 septembre 2019, est passé à 31,5 milliards de FC », le chef de lEtat décernait en fait une palme à la nouvelle équipe gouvernementale. Mais Félix Tshisekedi maintenait aussi une sorte de pression sur le ministère du Budget, dont les animateurs (sortant) sont le vice-premier ministre Jean-Baudouin Mayo et le vice-ministre Félix Momat, afin que les efforts entrepris ne sarrêtent pas en chemin. Selon les propres mots du président Félix Tshisekedi, il sagissait de saluer « la contribution du Ministère du Budget dans la résorption, en un temps record du déficit budgétaire de lexercice 2019.» Un encouragement que le tandem Jean-Baudouin Mayo et Félix Momat avait certainement ressenti comme un catalyseur pour redoubler defforts en vue dassainir le secteur qui est le leur.

En effet, le très bon climat de collaboration qui règne entre le vice-premier ministre et le Vice-ministre, ajouté à la volonté de vouloir toujours bien faire, a permis de réaliser un premier fait darmes mémorable : la traque et lélagage des fonctionnaires fictifs du fichier de paie. Le premier coup de filet avait permis de boucher le compte de 5238 agents fictifs et le Trésor public avait du coup récupérer 6 milliards de francs congolais. Et le travail continuait, à l’abri du regard des médias.

La bataille pour l’assainissement du fichier de paie des agents de l’État, le tandem Mayo et Momat va le mener sans relâche. D’abord à partir de Kinshasa où ils avaient travaillé en collaboration étroite avec le ministère de la Fonction publique et l’association des banques où émargent les fonctionnaires et ensuite en province où des ateliers budgétaires ont été organisés afin d’aider les provinces dans l’élaboration des édits budgétaires, la gestion des finances publiques, le nettoyage et la gestion du fichier de paie. Au total, 7 provinces ont bénéficié de ces ateliers budgétaires. Et Félix Momat a été de tous ces combats, délégué par le Vice-premier ministre Jean-Baudouin Mayo. Du témoignage même de Trésor Tshikambi, ministre du budget dans le Lualaba, “les travaux de l’atelier budgétaire tenu à Kolwezi en août 2020 avaient permis l’assainissement des finances publiques et les autorités de la province avaient même sollicité l’installation d’une chaîne de dépenses informatisée”. Le lancement effectif de cet outil de gestion est prévu pour les jours à venir, toujours selon le ministre provincial.

Dans la présentation de la loi des finances de 2020, le Gouvernement avait tablé sur une prévision budgétaire chiffrée à un peu plus de 10 milliards de dollars américains. Une jubilation, mais en même temps une sorte de scepticisme avaient gagné lopinion publique. En fait, tous les observateurs avertis mesuraient les efforts à fournir pour réussir la prouesse de rendre réelle cette hausse de 63,2% qui avait été prévue par rapport au Budget de 2019 chiffré quant à lui à 5,9 milliards de dollars. Il fallait donc sy mettre à fond pour lever de tels fonds.

Mais contre toute attente, la Covid 19 est passée par là. La pandémie a eu un impact négatif double sur les finances publiques. D’abord des dépenses non prévues par la loi des finances ont été ordonnées, du fait de la Covid et cette maladie a induit un rétrécissement des activités économiques du fait du confinement, fermeture des frontières et même des annulations et allègements fiscaux. Conséquence : le ministère du Budget a dû revoir la loi des finances par une loi rectificative. De 18 545 milliards de Francs prévus initialement, le budget était passé à 10,9 milliards des Francs. Une réduction de 43%.

Malgré la présence de la Covid, le tandem Mayo et Momat ont tenu la baraque, sans jamais rompre avec des dépenses indispensables au fonctionnement du pays et après une croissance négative due à la Covid, l’année 2021 devrait retrouver une croissance positive, selon le budget 2021.
Mais bien avant la maladie, c’était plutôt bien parti.

Orthodoxie Budgétaire, le maître-mot

Il convient de dire quune moralisation simposait à tous les services publics dassiettes, mais aussi dans la chaine de dépenses. Pour atteindre les assignations fixées par la loi sur les finances publiques, dans le contexte de reprise du programme avec le Fonds Monétaire International, le ministère du Budget se devait de jouer pleinement son rôle et être très regardant aussi bien dans la mobilisation des recettes que dans la liquidation des dépenses publiques. En somme, il sagissait dimprimer une discipline et une rigueur budgétaire hors du commun. Une exigence qui convenait bien au trait de caractère du tandem formé par Jean-Baudouin Mayo (JBM) et Félix Momat Kitenge (FMK).

Dans la droite ligne du programme du gouvernement basé entre autre sur les grandes réformes en vue de booster la collecte des recettes, linformatisation de la  chaîne de la recette pour la traçabilité de celles-ci, la transparence et la fluidité du circuit de son exécution étaient alors citées dans une réunion en novembre 2019 au ministère du Budget parmi les priorités à piloter.
Dans le programme du gouvernement, n’y était-il pas affirmé que « la modicité des ressources publiques est le fait, entre autres, de linefficacité du dispositif de lutte contre la fraude et la corruption résultant dun système désuet et non informatisé, ainsi que de labsence dune culture fiscale »?

« Voilà pourquoi le Gouvernement entend mettre sur pied une politique innovante en la matière afin de mettre un terme à cette faiblesse », avait dit le premier ministre Ilunga Ilunkamba.

Pour tenir la logique du leitmotiv de lexécutif, le ministère du Budget avait défini une ligne de conduite quil fallait suivre inlassablement.
Orthodoxie budgétaire, zéro fictif et maximisation des recettes étaient les maîtres-mots au ministère du Budget. Et le Vice-premier ministre Jean Baudouin Mayo et le Vice-ministre Félix Momat s’étaient promis de sengager « en vue de la réussite du quinquennat du chef de lEtat ».

Le ministère du Budget s’était mis en phase avec la vision du chef de lEtat Félix Tshisekedi qui dans son discours devant le Congrès en décembre 2019 avait affirmé que « les efforts de la maitrise budgétaire vont se poursuivre sans désemparer, dans le but de procéder à lassainissement de lenvironnement budgétaire ».

Entre tenir les obligations de lEtat pour le fonctionnement des institutions, la paie des agents publics et les défis posés par un budget ambitieux de la première année du gouvernement post alternance, Jean Baudouin Mayo et Félix Momat ont été de tous les fronts. Soit les deux membres du gouvernement dirigeaient les opérations à partir de l’hôtel du gouvernement à Kinshasa, soit, le VPM déléguait le Vice dans l’arène.

En bon médecin, Momat Kitenge savait quaprès le diagnostic déjà posé sur, entre autres la modicité des ressources publiques, chaque minute de relâchement dans le travail, était une minute de perdue pour la RDC qui est dans une situation dun patient qui doit totalement et à tout prix recouvrer sa stabilité budgétaire.

En octobre 2019, sur orientation de Jean Baudouin Mayo, on voit Félix Momat visiter et inspecter les techniciens et autres agents du ministère du Budget retranchés à Bibwa pour la confection de lavant-projet de la loi des finances attendu au Conseil des Ministres. Fin du même mois, en tant que vice-ministre du Budget, le professeur Momat se met en pourparlers avec une délégation des médecins privés des primes depuis 2013.

Cette question difficile va être classée parmi les priorités à régler dans la politique du gouvernement.

Pour le le VPM et le VM, la gestion des affaires publiques nest pas de tout repos.

Pendant que Mayo règle quelques urgences, Momat est avec quelques membres du gouvernement dans les difficiles négociations avec les médecins du Synaméd où ensemble ils obtiennent le report du mouvement de grève des hommes en blouse blanche.

En pleine quête de la mise en application effective de la caisse de péréquation, les provinces envoient souvent leurs ministres qui, tous ou presque atterrissent au ministère du Budget pour plaider leur cas.

Le tandem formé par le Vice-premier ministre(VPM) et le Vice-ministre, et dont l’entente est parfaite, se montre attentif aux ministres venus des provinces , comme il se montre pédagogue devant les fonctionnaires du ministère du Budget (VM)et des Finances venus dire leur « indignation » pour le prélèvement de limpôt professionnel sur la rémunération.

Au ministère du Budget, il est donc organisé de temps en temps, sous la houlette du VPM et du VM, des séances de travail sur la sensibilisation et les orientations de services dassiettes en vue dune mobilisation conséquente des recettes de lEtat et toujours dans le souci d’accompagner les efforts du président de la République. C’est dans cette même veine que délégué par Mayo Mambeke, Félix Momat Kitenge va formuler des propositions lors du 35ème Conseil des ministres quant à la mise en place des directions et de la nomination des acteurs devant mener à bien les réformes qui vont permettre à la RDC de basculer du Budget-Moyens au Budget-Programme. Les avancées obtenues ont permis au pays de faire un pas dans la direction cette grande réforme qui aidera le pays à corriger définitivement les faiblesses du budget-moyens.

Patrick Ilunga

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