Politique

Briefing des opérations militaires dans les régions sous État de siège : Général R. Kasonga : “Nous vivons les deniers soubresauts d’un énnemi aux abois, incapable de nous affronter”

L’état de siège, rappelons-le, décrété par le Chef de l’Etat congolais Felix Tshisekedi depuis le 06 mai 2021 en Ituri et au Nord-Kivu en proie aux atrocités des groupes armés, porte de plus en plus ses fruits. Les opérations se portent bien sûr terrain, à en croire les FARDC, bien que le caractère mouvant de l’ennemi, opérant dans des modes opératoires propres aux guerres à asymétriques, constitue encore un point sur lequel les forces loyalistes de la RDC doivent focaliser l’attention. Face à la presse, au côté du Ministre de la communication et médias, porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya, et le commissaire supérieur principal et porte-parole de la Police Nationale congolaise Pierrot Mwana Mputu, le porte-parole des FARDC, le Général Richard Kasonga dresse un bilan à mi-parcours éloquent à l’actif de l’armée congolaise, dans le cadre de l’Etat de siège.

Le général Richard Kasonga a indiqué que les FARDC, depuis le début des opérations, n’ont fait face à aucune adversité ou un front de l’ennemi. « Nous voulons vous dire que depuis le déclenchement des opérations jusqu’à ce jour, nous n’avons pas de résistance sur le terrain. Je pèse mes mots en tant que militaire. Pour quelle raison? Nous n’avons pas un front physique fixe. L’énnemi n’a pas la capacité à résister à votre armée. Ni en logistique, ni en personnel. Il a plutôt la capacité de se mouvoir, parfois même, dans la population, d’éviter le choc avec l’armée», a déclaré le porte-parole des FARDC.

En même temps, il s’annonce dans les régions sous état de siège, où l’armée congolaise mène des opérations de terrain, d’innombrables actes d’insécurité. La dernière en date, ce sont les atrocités commises par les groupes armés dans la nuit de samedi à dimanche dernier dans le territoire de Beni, signalées souvent par les organisations de la société civile. Pour le porte-parole des FARDC le général Richard Kasonga, ce qui sévit aujourd’hui à l’Est, « ce sont les dernièrs soubresauts d’un énnemi aux abois, en train de fuir parce qu’il est incapable de se fixer et nous affronter. Alors dans sa fuite, tout ce qu’il croise, il tue, il pille.»

Selon les données actuelles des FARDC, du mois de Septembre à mi-octobre 2021 dans les Provinces de l’Ituri et le Nord-Kivu concernées par l’état de siège : il y a plus de 622 ennemis neutralisés(tués), 199 capturés, 569 rendus, 1301 armes récupérées, 615 otage libérés et 210 collaborateurs arrêtés. En Ituri, 34 agglomérations pacifiées et 18 axes routiers réouverts. Au Nord-Kivu on parle 16 agglomérations pacifiées et 3 axes routiers réouverts. Sans compter des véhicules et motos récupérés. Toute une machine de production des actes terroristes semble être installée dans ce coin de la République. Le général Richard Kasonga a, à cette occasion, présenté une dizaine d’éléments ADF, dont des femmes, à l’instar de Namoli Mangida accompagnée de ses enfants. Cette femme, épouse d’Amigo, Chef d’état major des opérations de l’ADF MTN et Kavira Kavuko arrêtée en Ituri, l’une des ceux et celles qui ravitaillent les groupes armés. Cette dernière possède 5 cartes d’identité, 2 de la RDC et 3 de l’Ouganda.

Le commissaire supérieur principal et porte-parole de la police Pierrot Mwana Mputu parle également de plusieurs suspects arrêtés et envoyés aux autorités compétentes dans le cadre des opérations des patrouilles mixtes, pour traquer les ennemis. C’est ce que confirme le ministre de la communication et médias, porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya en indiquant : « lorsque l’armée intervient, c’est contre ceux qui s’en prennent à l’intégrité du territoire national. La police vient s’assurer que l’autorité de l’Etat est rétabli et s’affairer à sécuriser les personnes et leurs biens».

Pour le gouvernement Congolais, à en croire le ministre Patrick Muyaya katembwe, l’État de siège apporte une thérapie de choc sur l’aspect sécurité. « parce que nous pensons que la sécurité est un élément qui tient tous les autres éléments à l’État. Si nous réussissons à rétablir la sécurité, nous serons en mesure de s’attaquer aux autres questions subsidiaires», a renchéri le porte-parole du gouvernement.

Décreté depuis le début du mois de mai 2021, l’état de siège tend vers sa 11ème prorogation. Du haut de la chaire des Nations Unies, dans son allocution à l’occasion de la 75ième session ordinaire de l’Assemblée générale, le chef de l’État Félix Tshisekedi avait confirmé que cette situation d’état de siège au Nord-Kivu et en Ituri va demeurer aussi longtemps que les conditions qui l’ont créée persistent.

Fiston Oleko

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