Non classé

Briefing sur les opérations conjointes contre les ADF : Patrick Muyaya appelle à une mobilisation tous azimuts pour mettre fin aux violences dans l’Est

«Vous pouvez tout nous reprocher, mais vous ne pouvez pas nous reprocher la volonté de bien faire», ce sont les mots habituels que débite  le ministre de la communication et médias, porte parole du gouvernement, tel un cris de ralliement de ceux qui ont la rage d’atténuer sensiblement, mieux de venir à bout des maux qui rongent la RDC, à l’image de la nébuleuse ayant trait à l’insécurité dans  la partie Est du pays. Devant la presse, Patrick Muyaya a rappelé une posture gouvernementale traduite en une phrase :  «Nous ferons tout ce qui est à notre pouvoir pour que la paix revienne dans  l’Est du pays». Il l’a dite au cours du briefing habituel de ce 01 décembre 2021, devenu un cadre par excellence de redevabilité du gouvernant congolais à ses gouvernés, au côté de Leon Richard Kasonga et Pierrot Mwana Mputu, respectivement Portes-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et  de la Police nationale congolaise (PNC).

Cette séance comme d’autres passées dites de “transparence” est venue, par voie de conséquence, confirmer officiellement le fait qu’il y a eu des frappes d’artillerie aérienne menées conjointement entre les forces armées congolaise et les  forces armées ougandaises le  mardi 30 Novembre dernier. L’objectif ultime est de venir à bout des poches d’insécurité créées par les ADF et leurs forces supplétifs qui ont trouvé refuge dans des coins inhabités et faibles tenue dans la partie Est de la RDC. Une mutualisation des efforts entre les forces régulières de ces deux pays voisins, la RDC et l’Ouganda victimes des attaques terroristes, qui rentre dans le cadre d’un mécanisme conjoint en bilatéral, à l’image de G5 Sahel, ont affirmé les trois portes-parole.

Fort de cette évidence,  Patrick Muyaya a affirmé : «Je tiens à rappeler ici que mondialement, le terrorisme  est combattu en coalition. Nous la République démocratique du Congo nous ne pouvons pas rester en marge de cette dynamique mondiale parce qu’il faut des coalitions pour mettre fin à ça. Et donc nous comprenons les préoccupations et les craintes de certains de nos compatriotes à l’annonce de ces opérations du fait du passé, mais nous avons fait le choix d’avancer parce que nous voulons faire de la région du Grand Lac une région pivot du développement en Afrique.»  Une opération qui répond à l’engagement du chef de l’État Félix Tshisekedi, qui s’est déjà avoué prêt à donner de sa vie pour que les habitants de l’Est de la RDC recouvrent la paix, a ajouté le ministre Muyaya.

C’est ainsi qu’il a lancé un appel tous azimuts à un effort collectif pour botter en touche l’activisme des forces négatives du pays. « je crois que nous devons faire un effort collectif, que ce soit les militaires, les policiers et nous peuple, de nous mettre ensemble et de nous dire que ce qui se passe dans  l’Est, ne peut cesser que si nous tous nous nous mobilisons, au delà de nos couleurs politiques.» Tout un programme.

Pour le Général Léon Richard Kasonga, cet appui de l’armée de l’Ouganda ne signifie aucunement une incapacité de l’armée congolaise à mettre un point à ces actes de barbarie qui sévissent principalement dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri sous état de siège. «Nous ne sommes pas incapables de neutraliser cette menace, mais nous avons besoin de concours de tout le monde pour nous aider à identifier, localiser et neutraliser parce que quoi qu’il arrive, dans tout les pays du monde entier, quand l’armée n’a pas le soutien de la population à son action, en terme de dénonciations, il ne peut pas gagner.», dit-il, en ajoutant d’ailleurs qu’une équipe des FARDC est également à Pundwe, sur le territoire ougandais, dans le cadre du mécanisme conjoint mis en place en bilatéral, pour traquer les ADFs, un ennemi commun, qui écument les populations de deux pays.

Au commissaire supérieur et porte-parole de la police  Pierrot Mwana Mputu de mettre  un accent particulier sur l’un des cadres juridiques qui sous-tendent ces opérations qui sont menées par les FARDC et les UPDF, qui selon lui, c’est parce que «nous avons une menace commune et un ennemi commun appelé à neutraliser de par la suite de la convention de l’Union Africaine (UA) sur la prévention et la lutte contre le terrorisme qui nous a habilité à le faire, et la mutualisation de renseignements afin que nous ayons partagé les informations de part et d’autre. Cela a poussé à ce que la plupart des collabos qui étaient de part et d’autre ont été neutralisés.»  Pour neutraliser tous ces collabos, poursuit-il, qui sont à l’intérieur comme à l’extérieur, s’il n’ y a pas partage des renseignements ça sera très difficile. Ainsi pour couper court aux affirmations distillées à souhait à l’opinion sur un probable autorisation que le chef de l’État devrait requérir au parlement pour permettre l’entrée des forces armées étrangères en RDC, l’officier de la police annonce qu’il n’y a aucune disposition légale qui va dans ce sens, « je l’ai cherchée toute la nuit je ne l’ai pas vue (rire de la salle!) , si pas une information aux bureaux de deux chambres du parlement.»,  a lâché Pierrot Mwana Mputu. Une intervention étrangère qui est d’ailleurs une demande expresse formulée au président de la République Félix Tshisekedi par la commission Défense et sécurité de l’Assemblée nationale

En ce  qui concerne le bilan des opérations de mardi 30 décembre dernier, le général Léon Richard Kasonga a rassuré qu’il interviendra incessamment, le temps de constitué les éléments d’information irréfutables, car les opérations de fouille et de nettoyage des zones frappées sont actuellement menées par les FARDC appuyées par les unités spéciales des forces armées ougandaises  sont en cours.

Fiston Oleko

Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code

Site développé & hebergé par Justin Tshims

CONTACTEZ-NOUS !

Editeur-Responsable : William Albert Kalengay
Bureau : Avenue Isiro, n°28, Kinshasa-Gombe, RDC
Ref.: Ancienne ambassade de Belqique
Tél. : +243998110441
E-mail : geopolismag@yahoo.fr

Copyright © 2016 Geopolis Magazine

To Top