Politique

çA SE CHUCHOTE : Le consensus pré-électoral vient à pas de géant

 

Le processus électoral vient de se mettre en branle avec les dernières nominations au sein des structures internes de la centrale électorale. Désormais celle-ci la Ceni se doit de communiquer sur le calendrier électoral pour que le chemin critique qui mène vers le jour de l’élection  soit rationnellement partagé entre les parties prenantes.

Seulement, cette bonne prédisposition du Présidente de la Ceni vient heurter un atavisme congolais politique important, le fait que la classe politique estime que les conditions d’acceptation des résultats des élections tiennent plus d’un consensus au départ que de la transparence même du processus. En termes clairs et précis, certains hommes politiques et pas les moindres estiment que le processus tel qu’il est engagé peut produire des effets néfastes s il n’est pas corrigé à temps surtout par l’adhésion à celui-ci par la classe politique.

Les analyses les plus pointues dans l’écosystème congolais sont unanimes qu’il serait très difficile de respecter les délais constitutionnels s il faut tenir compte du rythme actuel des opérations électorales. Déjà le retard pris par la mise en place du bureau de la Ceni a rongé sensiblement le temps. Même s’il faut travailler nuit et jour, il existe des activités qui sont dépendants les unes des autres et ne peuvent  connaitre des raccourcis par exemple les distances entre les entités, les délais d’importation du matériel etc… A ce jour selon les experts, le processus connait un retard de sept mois qu’il sera difficile de rattraper surtout qu’à ce jour aucun fond n’est mis à la disposition de la Ceni pour commencer les préalables à la montée en puissance du processus électoral. Mais l’obstacle majeur à cette mise en orbite est le manque de consensus de la classe politique dans ses multiples composantes. D’un côté il y a le groupe de ceux qui estiment qu’il faut dépolitiser la composition de la Ceni. Vous avez dans ce groupe la plateforme politique Lamuka, le groupe des Laïcs catholiques, la Cenco et d’autres groupuscules. De l’autre côté il y a ceux qui acceptent la mise en place du bureau Kadima mais n’acceptent pas la composition des autres postes car estiment ils qu’ils avaient des prétentions légitimes sur certains postes mais se sentent floués. Evidement il y a l’union sacrée dans ses grandes structures qui assument le processus. Comment réaliser dans ces conditions des élections qui soient acceptées par tous et qui garantissent la paix sociale ? Ce sont ces questions qui sont au cœur des Etats-majors des partis politiques et qui font l’objet d’une réflexion dans certains milieux.

Face à ce qui apparait comme inévitable certains leaders politiques ont commencé à développer un discours qui va dans le sens de prendre conscience du besoin de se doter d’un calendrier qui soit réaliste et qui permette une organisation efficiente de ce chemin vers le scrutin attendu.

Le premier politique qui a commencé à se prononcer sur cette question et sylvain Masheke, ancien candidat aux dernières élections présidentielles. Sans passer par quatre chemins, l’homme politique propose un moment de réflexion qui puisse permettre à la classe politique de prendre en mains le processus en le soumettant aux impératifs de performance. Sylvain Mashete qui insiste dit qu’il est sage à ceux qui dirigent d,  anticiper sur la question et de permettre au pays de bénéficier de l’ensemble  des possibilités pour une démocratie de responsabilité.

Un deuxième homme politique est le président de Ecidé connu pour son radicalisme, mais qui lui aussi dans un tweet partagé des milliers des fois, estime  quant à lui que pour que la Nation se construise et se tourne vers le progrès nous devons dégager un consensus pour organiser des élections transparentes, crédibles et apaisées. Ces propos de Martin Fayulu ne peuvent être anodins au regard du rôle qu’il joue aujourd’hui comme le chef d’une opposition même si elle ne se définit pas comme telle. Pour Martin Fayulu et Adolphe Muzito, ils sont les leaders de la résistance congolaise. Le fait est qu’ils ne sont pas avec le gouvernement Sama Lukonde. Mais la proposition de Martin Fayulu se doit d’être une opportunité pour un retour à l’esprit républicain. La question est sur toutes les lèvres, à savoir il faudrait combien de temps pour obtenir ces conditions de transparence, de crédibilité et d’apaisement ? Des chiffres sont avancés entre autres une année de plus après 2023, d’autres pensent qu il faut au moins deux ans pour faire aboutir toutes les réformes en cours et surtout apaiser le front social qui sera lui la grande victime de ces élections si elles sont organisées dans les conditions actuelles, car elles seront un moment de grande démagogie que ce soit au niveau des tenants du pouvoir voir de leurs adversaires.

Adam Mwena Meji

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