Economie

CIRGL – Lutte contre le trafic illicite des ressources naturelles : Godard Motemona clôture la 24ème réunion du Comité régional de Kinshasa sur une note de satisfaction

Les rideaux sont tombés, ce jeudi 28 avril 2022, à la 24ème réunion du Comité régional pour la lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles dans la région des Grands lacs. En sa qualité de représentant personnel de la ministre nationale des Mines empêchée, le Vice-ministre des Mines, Godard Motemona Gilbolum (GMG), a pris la parole pour mettre un terme à ces assises qui ont duré quatre jours, soit du lundi 24 avril au jeudi 28 avril 2022, avant l’audition des quelques recommandations adoptées de manière consensuelle par tous les participants.

En effet, après 4 jours d’intenses travaux, d’échanges et des fructueuses discussions sur des sujets d’intérêts communs, les participants ont adopté des pertinentes recommandations qui n’ont pas été toutes communiquées à la presse et mis en place un plan stratégique pour la mise en œuvre des recommandations de la 6ème réunion des Ministres en charge des Mines pour l’amélioration de la gouvernance du secteur minier dans la région des Grands lacs en général et dans chaque État membre en particulier (Ndlr : Angola, le Burundi, la République Centrafricaine, la République du Congo, la République Démocratique du Congo, le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, la République du Sud Soudan, le Soudan, la Tanzanie et la Zambie).

” J’exprime la gratitude du Gouvernement de la RDC pour vos contributions. Si nous les mettons en pratique, celles-ci pourront permettre de mettre fin au trafic illicite des minerais [ Ndlr : dénommés les 3T (Tin : Étain, Tantale : coltan et Tungstène : Wolframite) et l’or], aux conflits reccurents et surtout, pacifier notre région des Grands lacs ”, a déclaré d’entrée de jeu Godard Motemona. Avant de révéler que le taux de mise en œuvre de 6 outils de l’IRRN demeure encore faible dans onze sur douze États sauf la RDC qui a une longueur d’avance sur les autres États membres.

En effet, la RDC a lancé il y a quelques années son Certificat régional CIRGL [Conférence internationale sur la région des Grands Lacs]/RDC relatif aux minerais désignés sous le vocable les 3T. Ce qui va assurer l’accès de ces minerais au marché international, en conformité avec les critères fixés par la CIRGL, le Guide de l’OCDE sur le devoir de diligence et l’ONU, en garantissant leur provenance à partir de sites qualifiés et validés « Verts » de la RDC. Ce certificat vise à lutter contre l’exploitation illégale des ressources naturelles du pays dans l’espace CIRGL, met en place des procédures de transparence dans la gestion du secteur minier afin d’éliminer les…« minerais de conflit » dans la chaîne d’exploitation, d’approvisionnement et de commercialisation. Au finish, la RDC a répondu ainsi aux exigences des fonderies appliquant le programme CFS (Conflit free smelter) et aux utilisateurs finaux des industries électroniques et automobiles en certifiant la provenance de (ses) minerais selon les standards internationaux et régionaux. Depuis la mise en circulation de ce certificat, aucun lot de minerais des 3T et de l’or n’est exporté s’il n’est accompagné du Certificat CIRGL/RDC délivré par les autorités de certification.

” Malgré ce constat amer dans d’autres États, le Gouvernement de la République appuiera toutes les recommandations issues de la réunion de Kinshasa pour leur mise en œuvre. Pour ce faire, nous encourageons les autres pays à se mettre sur le même pied d’égalité afin de lutter ensemble contre la contrebande minière ”, a dit le Vice-ministre des Mines Godard Motemona.

Profitant de l’occasion ainsi offerte, le warrior Motemona a invité tous les États membres à actualiser leurs législations par rapport aux nouvelles exigences de la CIRGL, au risque de voir ceux qui sont en avance sur le calendrier de se décourager avec comme conséquence, la rupture de la paix et le non accomplissement des missions dévolues à la CIRGL.

Dans la foulée, le Vice-ministre des Mines de la RDC a annoncé que son Ministère a déjà pris quelques décisions qui s’imposent avant de noter avec satisfaction la recommandation sur les audits et le contrôle de toute la chaîne de production des minerais de conflit dont l’or, des actions qui permettront d’éviter des évaluations à géométrie variable dans la région des Grands lacs.

S’agissant de l’exploitation de l’or d’origine artisanale, la RDC devrait en principe, a-t-il fait savoir, abriter un forum sur la question en 2019 mais malheureusement, la pandémie de Covid-19 est venue stopper net ce projet. ” Je réitère l’engagement de la RDC à tenir ces assises ”, a annoncé le Vice-ministre Motemona.

Avant de clore son propos, Godard Motemona a adressé ses sincères félicitations aux représentants de tous les pays membres et aux experts pour leur assiduité et le sens du devoir dont ils ont fait montre tout au long des travaux.

Au moment où les lampions de cette session de Kinshasa s’éteignaient, Motemona Godard a souhaité aux participants bon retour dans leurs pays respectifs et à certains, bon retour dans leurs postes d’attache.

Avant de rendre un vibrant hommage au chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, grand artisan du retour de la RDC sur la scène internationale, GMG a fait savoir que le Gouvernement de la République, dirigé des mains de maître par le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, ne ménagera aucun effort pour mettre en application ces recommandations.

” Je déclare clos les travaux de la 24ème réunion du Comité régional de la CIRGL sur les ressources naturelles ”. C’est par cette phrase que le Vice-ministre Godard Motemona clôturera la session de Kinshasa.

Avant la cérémonie de clôture, les participants ont eu à auditionner les allocutions de la Coordinatrice Nationale de la CIRGL en RDC, Mme Nina Kele Mudila Pambi, celle de la Présidente du Comité Régional de la CIRGL, Mme Annick Makolet à qui l’invité d’honneur a jetté des fleurs pour le travail abattu et enfin, celle du Secrétaire Exécutif de la CIRGL, l’Ambassadeur João Samuel Caholo.

Il sied de rappeler que la session de Kinshasa a été co-financée par quelques partenaires au développement dont la Coopération technique allemande (GIZ/BGR), l’Union européenne (UE) et les Nations-Unies.

Dieudonné Buanali

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