Politique

Consultations populaires sur la justice transitionnelle à Tshikapa : Albert Puela conscientise et appelle les Kasaïens à la cohabitation intercommunautaire

C’est fait ! Les consultations populaires sur la justice transitionnelle à Tshikapa ont belle et bien été lancées par le Ministre des Droits Humains Albert Fabrice Puela. C’est ce lundi 14 mars 2022, aux environs de dix heures, dans la salle réconciliation  dans la ville de Tshikapa, précisément dans la province du Kasaï Central, que le lancement de ces pourparlers ont eu lieu.  Des assises organisées  sous le haut patronage du Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Pour rappel, cela fera près de 5 ans, jour pour jour, que cette partie du pays a prolongé dans les conflits Kamwina Nsapu, l’un des faits constituant le point de départ de l’idée de mettre sur pied une commission vérité et réconciliation pour documenter les crimes et les auteurs intellectuels qui ont endeuillé plus d’une famille dans le Kasaï lors de l’apparition de ces miliciens en 2017.

Peu avant, les membres de la société civile, les députés nationaux et provinciaux, les jeunes de Tshikapa, les représentants du consortium des ONG des droits de l’homme et les délégués de la présidence de la République, ainsi que d’autres leaders sociaux, ont émis le voeux de la mise en place d’un tribunal pour la justice transitionnelle devant poursuivre les auteurs des crimes mais aussi assurer la réparation des victimes.

C’est le cas de Simon Pierre Yananiyo, président de la commission droit de l’homme à l’Assemblée nationale qui, dans son mot, a appelé les parties prenantes à formuler des propositions de loi qui seront débattus en plénière et transformées en loi au niveau de l’organe délibérant.

Pour sa part le prix Nobel de la paix, le Docteur Denis Mukwege qui intervenait au moyen de la vidéoconférence depuis Genève (Suisse), a dans son discours rappelé l’objectif de ces consultations qui est celui de restaurer l’État de droit et de mettre fin à la culture de l’impunité qui petit à petit bat son plein en République démocratique du Congo( RDC).

En outre le prix Nobel de la paix, a fait savoir  que la justice transitionnelle est indiquée justement pour connaître la vérité sur ce qui s’est réellement passé autour des affres et autres atrocités dont ont été victimes de nombreux congolais. Il insiste sur le fait que ces auteurs ne demeurent impunis quelque soit les rangs qu’ils occupent dans la société. Ceci pour apaiser le sang de tout ces innocents qui ne cessent de réclamer que “Justice soit faite” tout en sollicitant l’implication totale des politiques congolais  afin que  ces actes soient définitivement éradiquées non seulement au Kasaï Central mais aussi sur toute l’étendue du territoire national.

Prenant à son tour la parole, le Ministre des Droits Humains Albert Fabrice Puela, invite en premier lieu tous les chefs coutumiers représentant les communautés du Kasaï à se serrer les mains en guise de réconciliation.

” Ceci est l’expression de la reconnaissance du Chef de l’État, du gouvernement, de toutes les institutions de la République sur l’importance et le caractère inévitable, le caractères sacré de l’autorité coutumière que vous représentez “, a-t-il fait savoir.

Il a ajouté en indiquant que ” ces consultations populaires vont s’étendre sur toute l’étendue du territoire national dans l’optique de cerner la vérité des faits, condamner les auteurs perpétrés au fil du temps et surtout rétablir les victimes dans leurs droits”.

Dans la foulée, le patron des Droits humains a été convié à une visite guidée au mur dénommé réconciliation construit au coeur de Tshikapa, symbolisant l’enterrement de l’hache de guerre des conflits intercommunautaires. 

Au cours de cette cérémonie, les grands chefs coutumiers représentant les trois grandes tribus autochtones de Tshikapa, ont lancé à tour de rôle le message de paix en patois pour la bonne cohabitation entre communautés kasaïennes.

Signalons cependant qu’une tournée est aussi prévue en date du 18 et 21 mars de cette même année dans les deux villes restantes notamment la ville de Goma dans la province du Nord-Kivu et Matadi dans le Kongo Central, dans le cadre de la matérialisation de la justice transitionnelle qui nécessite l’exploitation de trois piliers à savoir, vérité et réconciliation, justice, réparation et garantie de non répétition.

A cela s’ajoute une bonne dose de volonté politique en vue de permettre aux victimes de connaître toute vérité.

            Voldi Kengi

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