Editorial

Contexte et sens de la prise de parole : En sa qualite de commandant supreme des forces armees; le chef de l’etat se doit de separer le bon grain de l’ivraie au sein des fardc

Faut-il polémiquer sur tout et polluer constamment l’espace public des propos toxiques qui mettent en cause non seulement la cohésion nationale mais aussi l’autorité de l’Etat ? Faisant feu de tout bois, certains compatriotes au nom de la dialectique de la contradiction et à cause des sentiments négatifs qu’ils ressentent à l’endroit de la nouvelle administration ont carrément quitté le champ du débat pour entrer dans le dénigrement systématique des actions menées par les membres du gouvernement à la tête de laquelle le chef de l’État Felix Tshisekedi Tshilombo. On peut comprendre que la diversité d’opinions soit l’un des moteurs de la démocratie, mais quand celle-ci se fait au détriment de la vérité dans un contexte de déformation permanente et de la perversion des propos tenus dans des contextes précis, ceci devient un acte de sabotage et non un débat constructif. Le cas le plus récent et le plus illustratif de cet esprit négativiste qui ronge l’âme du corps social et qui détruit l’intelligence collective de la Nation , est la manière dont les propos tenus par le chef de l’État devant la communauté congolaise de Cote d ivoire font l’objet d’une interprétation malveillante et tendancieuse au point d’énerver le bons sens. selon toute vraisemblance le président de la République de passage à Abidjan se devait de donner aux compatriotes de la diaspora des amples explications sur ce qui se passe dans le pays et surtout clarifier la question de L’Est ou des massacres continuent malgré l’état de siège.

Parmi les causes de la persistance de la violence dans cette région, le chef de l État a évoqué l’implication de certains hommes de troupes voire des officiers qui ont transformé ce drame en opportunité d’affaires et qui ne sont pas prêts à voir cette situation s’arrêter. Des rapports existent pour étayer cette information et prise de position , des services de renseignements militaires, des rapports de la société civile, des rapports de la Monusco, des enquêtes parlementaires ect …ont effectivement affirmé que certains membres des forces de sécurité et de la défense sont impliqués dans ces attaques car ils fournissant soit des informations voir même détournent du matériel au profit des groupes armées. Ceci est connu de ceux qui se sont penchés sur ce dossier. Et depuis quelques mois des mesures draconiennes sont prises pour neutraliser ces traitres à la cause nationale.

La haute cour militaire, les auditorats militaires sont déployés pour rendre justice et traquer ces éléments dangereux. Qui ne se souvient pas des propos tenus par le président de l’Assemblée Nationale à l’endroit de certains députés qui ont eu la réaction suspecte face à l’État de siège ?

Ce sont toutes ces explications que Felix Tshisekedi a donné à la diaspora de Cote d Ivoire et il a promis de faire tout son possible pour sortir des rangs des FARDC les brebis galeuses, et maximiser les chances de vaincre le mal tel qu’ il s’abat sur la Nation et ne cesse d’endeuiller les populations.

Ces propos sont clairs et relèvent du sentiment de responsabilité de la plus haute autorité du pays. Comment en sommes-nous arrivés à cette dérive verbale ou des politiques censés être initiés à la raison d’État peuvent avoir une vision si réductionniste et tout ramener aux querelles politiciennes et aux positionnements individuels ?Comment ne pas s’offusquer de cette qualité des politiques qui vivent de l’amalgame et pour qui il n’existe pas de frontière entre l’information et le secret d’état ? Au-delà même de cette propension à ne voir que le mal, c’est le pays qui souffre et dont l’image est écorchée à chaque fois que les prises de la parole sont déplacées. C’est à se demander si certaines personnes croient que le président de la république n’a pas droit à formuler aussi son opinion et que de toute prise de parole doit correspondre aux censeurs qui se sont donnés ce droit mais qui ne portent aucune responsabilité dans la gestion de la république.

A Abidjan, comme dans d’autres capitales ou il séjourne le commandant suprême des forces armées se doit de parler à ses compatriotes le langage de la vérité et surtout de la franchise car la Nation est aussi attaquée par l’indifférence de certains de ses fils qui ont accepté de pactiser avec l’ennemi. IL ne s’agit nullement de mettre en cause la bravoure des troupes qui se sacrifient sur terrain et qui ont fait reculer le monstre criminel des plusieurs décades et celui-ci comme ces hordes sans loi choisi la lâcheté pour massacrer des populations sans défense. Les forces armées sont mobilisées et iront jusqu’au bout du devoir comme témoignent leurs commandants.

Adam Mwena Meji

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