Santé

Covid-Organics : Le Docteur Jérôme Munyangi, s’associe à l’équipe de la riposte

Celui qui avait dit que l’Afrique avait la forme d’un revolver dont le Congo était la gâchette avait amplement raison car ce pays béni de Dieu se révèle toujours être un réservoir des solutions à des questions qui touchent la race humaine. Alors que l’on connaissait un géant dans le domaine épidémiologique en la personne du Professeur Muyembe, voilà qu’un autre savant de grande valeur en la personne du professeur Ekwalanga apporte son protocole de lutte grâce à la chloroquine. Comme si cela ne suffisait pas et pour faire un clin d’œil à la jeunesse, c’est un autre congolais qui apporte une solution à la portée des toutes les bourses le Covid organics. Le jeune docteur Jérôme Munyangi vient avec une force de générosité et une approche qui renforce notre souveraineté sanitaire et notre indépendance face aux forces multinationales qui instrumentalisent toute maladie pour en faire un business.
Paludisme et coronavirus : quand des puissances étrangères privent notre continent d’une industrie pharmaceutique africaine valorisant nos plantes médicinales.

En République démocratique du Congo, le chef de l’État vient de faire appel à un jeune congolais qui a travaillé à la mise au point du remède Covid-Organics. Le Dr. Jérôme Munyangi Wa Nkola travaille depuis plusieurs années sur l’utilisation de l’Artemisia contre le paludisme. Cette plante est utilisée depuis plus de 2000 ans en Chine. Dans un entretien paru le 13 février sur le site du Comité pour l’abolition des dettes illégitimes, il explique combien il est difficile pour les chercheurs de notre continent de valoriser la richesse de notre biodiversité pour produire des médicaments, en raison des intérêts financiers considérables qui sont en jeu pour l’industrie pharmaceutique occidentale, indienne et chinoise, ainsi que pour les intermédiaires de cette chaîne. Cette situation l’a obligé à fuir son pays à la suite de menaces. Aujourd’hui, c’est son pays qui le rappelle.

« Le docteur Jérôme Munyangi est diplômé en Médecine à l’Université de Kinshasa, il a obtenu un Master à l’Université Paris Diderot et un autre à l’Université d’Otawa. En 2011, il a été recruté par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme chercheur sur les maladies tropicales négligées. Il travaille depuis maintenant 6 ans sur un traitement alternatif contre le paludisme à base d’une plante en République démocratique du Congo (RDC), 3ème pays d’Afrique le plus touché par cette maladie, après le Nigeria et le Mozambique. Ses recherches démontrent l’efficacité du traitement à base d’Artemisia, plante avec laquelle les Chinois se soignent depuis plus de 2000 ans. »

Pourquoi a-t-il dû s’exiler ?

« En 2015, j’ai commencé à subir des menaces de revendeurs de médicaments qui travaillent en relations avec des firmes pharmaceutiques indiennes et chinoises et qui s’installent un peu partout en Afrique. Ces firmes sont reconnues pour être impliquées dans le trafic de médicaments falsifiés. J’ai résisté à plusieurs attaques depuis 2015, puis j’ai été empoisonné comme cela a été clairement dit dans le documentaire Malaria Business, et dans la presse en 2017. »

« L’OMS peut être induite en erreur par des scientifiques selon leurs intérêts »

En 2001, l’OMS déclarait que l’artémisinine représentait « le plus grand espoir mondial contre le paludisme ». Finalement, en juin 2012, l’OMS déconseille son utilisation. Pourtant, en 2015, Tu Youyou est devenue le premier prix Nobel de médecine chinois pour avoir démontré son efficacité dans les traitements antipaludéens. Pourquoi l’OMS s’oppose-t-elle à l’utilisation de l’Artemisia sous sa forme naturelle ?

« L’OMS est un organe qui régule les questions de santé en se basant sur les études d’experts, d’instituts de recherche et de scientifiques. L’OMS peut être induite en erreur par des scientifiques selon leurs positionnements ou leurs intérêts. On sait qu’aujourd’hui toutes les recherches scientifiques y compris celles des écoles de médecine, sont financées en grande partie par les firmes pharmaceutiques attentives à leurs intérêts. L’OMS, dans son communiqué de juin 2012, ne recommande pas l’utilisation de l’Artemisia annua, sous quelque forme que ce soit, y compris le thé, pour le traitement ou la prévention du paludisme.

L’OMS a pris cette décision un peu hâtivement et a insisté sur la résistance au traitement, sans se référer aux documentations scientifiques qui existent depuis longtemps. En conséquence, la France et la Belgique ont appliqué à la lettre cette recommandation de l’OMS en allant jusqu’à l’interdiction formelle.
95% des médicaments consommés en Afrique sont importés

Les multinationales occidentales perdent beaucoup d’argent sur le traitement de la malaria en Afrique. Ces firmes pharmaceutiques ont du mal à écouler leurs produits en Afrique parce que le continent est devenu le monopole des Chinois et des Indiens.
Je travaille avec une ONG française, La maison de l’Artemisia, qui fait la promotion de cette plante pour promouvoir un traitement efficace et accessible à cette population pauvre et démunie d’Afrique.

L’Afrique est le continent le plus dépendant en médicaments, près de 95% des médicaments consommés sont importés. En Afrique centrale, 99% des médicaments antipaludéens consommés viennent de l’Inde et de la Chine.

L’Afrique pourrait énormément gagner à cultiver son héritage culturel, médicinal et traditionnel si elle développait, finançait et appuyait ses propres recherches, comme nous l’avons proposé pour développer nous-même ce traitement d’Artemisia. Pourquoi les gouvernements, pourquoi les bailleurs de fond ne veulent pas s’intéresser à cette question.

C’est juste une question d’intérêt financier parce que des milliards de dollars sont en jeux. »
Geopolis hebdo / témoignage

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