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Démission de Liz Truss : Qui sont ses potentiels successeurs ?

Liz Truss, qui avait succédé à Boris Johnson, n’aura tenu que 44 jours au 10 Downing Street. Vivement contestée par de nombreux députés de son parti à la suite du vote d’un «mini-budget» controversé, la première ministre britannique a présenté sa démission au roi Charles III. Un successeur pourrait être désigné d’ici le 28 octobre grâce à un scrutin interne. Le parti conservateur va ainsi enclencher une procédure accélérée.

Il faudra aux prétendants 100 parrainages d’élus conservateurs d’ici à lundi 14h00 (15h00, heure française) pour se présenter, a expliqué jeudi Graham Brady, le chef du «Comité 1922» chargé de l’organisation interne du parti. Le parti comptant 357 députés, il ne pourra pas y avoir plus de trois candidats pour la première phase du processus, pendant laquelle il revient aux seuls députés conservateurs de voter pour qu’il ne reste plus que deux finalistes. Si un seul candidat parvient à atteindre les 100 parrainages, il deviendra automatiquement Premier ministre. S’il en reste deux, ils seront départagés par les membres du parti. Ils étaient près de 142.000 à avoir pris part au vote qui avait abouti à la victoire de Liz Truss, sur 170.000.

L’ancien ministre des Finances, Rishi Sunak

Battu par Liz Truss lors de la phase finale du processus de désignation du chef du parti conservateur cet été, l’ancien ministre des Finances était pourtant le candidat préféré des députés conservateurs. Le richissime ex-banquier de 42 ans a pour lui le fait d’incarner la figure rassurante de l’orthodoxie budgétaire. Pendant la campagne, il n’a eu de cesse de répéter que les baisses d’impôts non financées risquaient d’aggraver une inflation à un niveau record depuis des décennies et de saper la confiance des marchés.

Les faits lui ont donné raison, mais il a un handicap de taille: nombreux sont ceux, parmi les fidèles de Boris Johnson, qui voient en lui un traître dont la démission au début de l’été a précipité la chute de l’ancien locataire de Downing Street.

Penny Mordaunt, ministre chargée des relations avec la chambre des Communes.

Elle aussi candidate contre Liz Truss pour succéder à Boris Johnson cet été, la ministre chargée des relations avec le Parlement a été la coqueluche des militants conservateurs en début de campagne.

Charismatique, cette ancienne ministre de la Défense de 49 ans s’est illustrée face au Parlement lundi où elle a remplacé Liz Truss face à l’opposition, défendant avec aplomb le changement de cap économique, et expliquant que la première ministre «ne se cache pas sous un bureau». L’hypothèse d’un ticket Mordaunt-Sunak a même récemment émergé.

Boris Johnson, ancien premier ministre  L’ancien premier ministre

C’est un scénario qui circulait dans la presse conservatrice dès cet été: tel un phénix, l’ancien premier ministre, «BoJo», ferait son grand retour, s’imposant comme un recours évident. Fort du triomphe électoral de la fin 2019, qui a accordé aux conservateurs une majorité inédite depuis Margaret Thatcher dans les années 1980, le héros du Brexit est néanmoins entravé par des boulets de taille.

Il devrait se présenter, mettant en avant «l’intérêt national», a affirmé le quotidien The Times, ce qui a immédiatement suscité la réaction hostile de certains élus. Plusieurs autres quotidiens conservateurs indiquent aussi qu’il y réfléchit. «BoJo» avait démissionné début juillet après une vague de départs dans son gouvernement, lassé des scandales et de ses mensonges. Lors de sa démission, il avait regretté devoir abandonner «le meilleur job au monde», persuadé qu’il avait encore une tâche «colossale» à accomplir. Après avoir assuré l’intérim durant l’été, l’ancien héros du Brexit, qui avait offert à son parti en 2019 une majorité historique, avait quitté Downing Street début septembre.

Ben Wallace, ministre de la Défens.

Figurant parmi les favoris dans la dernière campagne pour la tête du parti conservateur, le ministre de la Défense, qui avait choisi de ne pas se lancer pour se consacrer à la sécurité du Royaume-Uni, a vu son nom ressurgir ces derniers jours comme une possible figure d’unité pour le parti. Ben Wallace, 52 ans, a toutefois semblé écarter ce scénario, en assurant mardi dans le Times vouloir rester à la Défense.

Suella Braverman

L’ancienne ministre de l’Intérieur,

Elle était aussi candidate à Downing Street contre Liz Truss. Ultra-conservatrice de 42 ans, elle avait été nommée ministre de l’Intérieur par Liz Truss, en charge notamment du dossier des migrants clandestins. Elle avait démissionné mercredi soir, expliquant qu’elle avait fait l’erreur d’utiliser son email personnel pour envoyer des documents officiels. Elle avait étrillé au passage la politique «tumultueuse» du gouvernement Truss et ses renoncements en cascade, y compris dans le dossier de l’immigration illégale.

Le Figaro

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