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DEVANT LA PLENIERE DU DIALOGUE CET APRES-MIDI : ROULETTE RUSSE POUR CORNEILLE NANGAA

Corneille Nangaa, président de la CENI/RD Congo

Corneille Nangaa, président de la CENI/RD Congo

Il arrive à un moment donné où les faits seuls ont voix au chapitre, aucune spéculation, ni réflexion ne peuvent suppléer au devoir de voir la réalité telle qu’elle est et non telle que l’on aurait souhaité qu’elle soit. Même si la politique est l’art par excellence de porter le rêve, il arrive néanmoins un moment où celui-ci doit faire face à la réalité. Et parfois celle-ci n’est pas agréable. Celle de la République Démocratique du Congo, en tout cas en ce début de la deuxième quinzaine du mois de septembre, est rude. Elle impose que l’on fasse l’effort de prendre en compte le fait que les élections n’auront pas lieu cette année, nonobstant le vœu de certains, il faut se rendre à l’évidence, que les délais constitutionnels ne seront pas tenus. C’est pourquoi, il a fallu un accord politique des parties prenantes au processus pour pouvoir dégager les voies d’évacuation ou de rétention des ambitions des uns face à celles des autres.

C’est à Corneille Nangaa, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), qu’il revient de porter la mauvaise parole, celle du report des élections. Il doit aujourd’hui accepter d’assumer et de faire le dur boulot pour que la vérité des faits soit la base des échanges futurs entre les politiques congolais.
Sachant que le moment est crucial, le président de cette importante institution d’appui à la démocratie a balisé le chemin en faisant contre expertisé les positions de la CENI par des experts extérieurs notamment ceux de la Mission des Nations Unies pour la stabilité de la RDC (Monusco), du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), de l’Organisation internationale pour la Francophonie (OIF), pour ne citer que celles-ci.
Pendant plus de cinq heures, des hommes rompus aux questions électorales se sont donnés la mission de proposer un schéma critique qui aboutisse à une date des élections, date qui devra être la borne à ne pas franchir dans le déroulement des activités. En se basant sur des sources sûres, on peut dire que cet après-midi, le président de la CENI prendra la parole devant les délégués au dialogue pour annoncer les grandes étapes qui vont se succéder jusqu’à l’installation des nouvelles institutions. C’est une opération qui demande une communication approfondie et adaptée car, les réactions à ce report des élections malgré les raisons avancées laissent pour certains un goût acre dans la bouche, et cette communication du chef de la CENI, si elle n’est pas soignée, elle va ressembler au jeu dangereux de la roulette russe. C’est-à-dire que l’on ne saura que trop tard si l’option levée fut la bonne. C’est quitte ou double. C’est d’ailleurs pour quoi il a été demandé une retransmission en direct (Sur la Télévision nationale, la RTNC) de cette plénière pour que l’ensemble de l’opinion ait l’information au même moment ou du moins dans les mêmes proportions.
Pour y arriver et ne voulant pas mettre ses œufs dans un même panier, et surtout voulant jouer son rôle d’organe indépendant, la CENI a déjà saisit la Cour Constitutionnelle pour se conformer aux exigences légales en cas d’un report des élections. La Centrale Electorale s’est ainsi référée à la Cour Constitutionnelle, pour trouver une issue à « l’impasse » électorale dans laquelle elle se retrouve. C’est ce qu’a affirmé Corneille Nangaa lors d’un point de presse, samedi 18 septembre 2016 à Kinshasa.

Corneille Nangaa explique que dans le calendrier global publié par la CENI en février 2015, la convocation de la présidentielle était prévue pour le 20 septembre prochain. Cependant, moins d’une semaine avant cette date, la Commission électorale en est encore à la révision du fichier électorale. Le président Nangaa a aussi précisé que la décision d’approcher la plus haute Cour du pays a été prise après une plénière de cette institution au cours de laquelle ont été examinées « les questions électorales et la situation politique actuelles ».

La question du calendrier électoral est au centre du dialogue politique tenue depuis le 01 septembre dans la capitale congolaise. Si un accord a été conclu sur la séquence des scrutins, la date du début effectif des échéances reste un sujet de débat, vu les divergences sur la durée de la révision du fichier électoral.

Robert Tanzey

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