ENVIRONNEMENT

Dossier ” Blocs Pétroliers ”- Kinshasa répond à Greenpeace : ” Les ressources de la RDC ne sont pas des ornements à contempler. ”

C’est un nouveau front ouvert entre le Gouvernement Sama Lukonde et les Organisations non gouvernementales internationales du secteur de l’Environnement notamment Greenpeace qui l’accuse de vouloir détruire l’écosystème en vendant certains blocs pétroliers et gaziers se trouvant dans des aires protégés dont les parcs nationaux de Virunga, Garamba et Kahuzi Biega, tous situés à l’Est du pays, et le parc de la N’Sele (Secteur Kingakati) à cheval entre Kinshasa la capitale et l’ex province du Bandundu, à l’Ouest. Faux rétorque Kinshasa. Selon la Vice-première ministre et ministre congolaise de l’Environnement et développement durable (EDD), Eve Bazaiba Masudi, ” les ressources de la République Démocratique du Congo (RDC) ne sont pas des ornements à contempler, ce sont des ressources à exploiter pour le peuple congolais et le pays va le faire de manière rationnelle et durable ”.

” Les Parcs de Virunga, Kahuzi Biega et Garamba sont devenus des sanctuaires des groupes armés incontrôlés, des sanctuaires des terroristes, pendant que celui de Virunga, par exemple, est un air protégé classé patrimoine mondial de l’Organisation des Nations-Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). Que disent les ONG internationales ? Que disent les Nations-Unies ? Que dit la communauté internationale ? ». S’est interrogé, le 29 juillet dernier, la VPM Eve Bazaiba à l’issue de deux jours des discussions à la faveur de la Conférence nationale sur la contribution des femmes dans l’adaptation, l’atténuation et
l’atteinte des Objectifs du développement durable (ODD).

Avant d’ajouter : ” Les pays pollueurs doivent respecter leurs engagements, lesquels engagements, pris il y a plus de dix ans, de contribuer en raison de 100 milliards de dollars américains chaque année pour lutter contre le réchauffement climatique. Au niveau international, aucun pays n’a respecté son engagement. Lors de notre passage à la dernière Conférence climatique de Glasgow, en Ecosse, l’Initiative pour la protection des forêts de l’Afrique centrale (CAFI) avait signé pour 100 millions de dollars américains par an pour la RDC. Non seulement, les pays pollueurs doivent payer pour la pollution mais aussi, ils doivent arrêter d’utiliser des procédés polluants, pour ne pas nous faire subir les conséquences néfastes de la pollution en voulant utiliser notre écosystème comme si l’on en avait pas besoin. Ils doivent arrêter avec cette politique. »

Ralentir la perte et la dégradation des forêts en Afrique centrale ne peut réussir qu’avec un soutien international substantiellement accru à des réformes transformationnelles et des investissements ambitieux sur le terrain. C’est pour cela que CAFI a été créée en 2015, en marge de l’Assemblée générale des Nations-Unies, et conçue comme un partenariat qui rassemble : 1) Une coalition de bailleurs dont l’Allemagne (présidence), la Belgique, la France, la Norvège, les Pays-Bas, la République de Corée, le Royaume-Uni et l’Union européenne (UE) ; 2) Les six pays partenaires : le Cameroun, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République Centrafricaine, la République du Congo et la République Démocratique du Congo ; 3) Des organismes de mise en œuvre, et enfin ; 4) Des partenaires Sud-Sud.

CAFI est à la fois un fonds fiduciaire qui soutient les Investissements directs étrangers (IDE) sur le terrain et une plateforme de dialogue politique de haut niveau. A ce titre, il met l’accent sur les actions suivantes : 1) Accompagner le développement et la mise en œuvre de Cadres nationaux d’investissement (CNI) approuvés au plus haut niveau par des institutions nationales dotées de mandats inter sectoriels, qui définissent la vision et les priorités nationales des pays partenaires ; 2) Fournir un financement basé sur ces CNI et sur la réalisation de jalons politiques et programmatiques définies dans des Lettres d’intention ; 3) Encourager la coordination des bailleurs et l’alignement de l’aide bilatérale aux pays partenaires sur les CNI, et enfin ; 4) Promouvoir la participation inclusive des parties prenantes.

A en croire le numéro 1 du secteur de l’Environnement en RDC, ” l’ONG Greenpeace est tout sauf vert et paix, puisqu’elle n’a jamais vanté les mérites environnementaux de la RDC ”.

Il sied de noter que Greenpeace, en français ” Paix Verte ”, est une organisation non gouvernementale internationale (ONGI) de protection de l’Environnement présente dans plus de 55 pays à travers le monde et fondée en 1971 par Jim Bohlen et Irving Stowe, après le mouvement ” Don’t Make a Wave Committee ” visant à s’opposer aux essais nucléaires aux États-Unis. De nos jours, Greenpeace est devenu un groupe de plaidoyer luttant contre ce qu’elle estime être les plus grandes menaces pour l’environnement et la biodiversité sur la planète.

Dieudonné Buanali

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