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Dossier la république et responsabilité citoyenne -Thierry Kapesa : « La SNEL s’aligne derrière les autorités du pays pour faire face à cet incident de Matadi Kibala ».

Ayant appris le sectionnement du câble haute tension qui a causé la mort à des dizaines des personnes le mercredi 2 février 2022 au marché Matadi Kibala dans la commune de Mont-Ngafula, la Société Nationale d’Electricité (SNEL) a diligentée une équipe qui est vite intervenue pour établir le constat. Mais qu’est-ce qui est à la base de cet incident ? Quelles sont les mesures prises pour sécuriser la zone affectée ? Et comment éviter un tel incident ? Pour répondre à ces questions, la rédaction de Geopolis  est allée à la rencontre du Directeur du département de transport à la SNEL qui a avant tout reconnu que le pays est en deuil. Et a exprimé toute sa compassion aux familles explorées. Thierry Kapesa, responsable de ce département, a soutenu que la SNEL s’aligne derrière les autorités du pays qui se sont ressaisie pour faire face à cette tragédie tout en appelant au respect des textes qui régentent le pays. Ci-dessous, découvrez l’intégralité de l’interview qu’il a accordé à la rédaction.

Djodjo Mulamba (DM)/ Monsieur Thierry Kapesa, vous êtes Directeur du département de transport à la SNEL. Pouvez-vous nous dire comment s’organise le transport du courant dans votre société ?

Thierry Kapesa (TK)/  Votre question, c’est en rapport avec l’accident survenu à Matadi Kibala. Mais je commencerai par adresser mes condoléances aux familles qui sont explorées par cet accident malheureux. Pour revenir à votre question, le département de transport est le point commun de transmission, maillon de la chaîne, entre le département de production et le département de distribution en provinces et dans la ville de Kinshasa. Nous sommes donc entre la partie production et la clientèle. Le département de transport s’occupe de tout ce qui est équipements.

DM/ D’un point de vue technique, quelle explication pouvez-vous donner sur l’accident du câble haute tension survenu à Matadi Kibala ?

TK/ Il est à signaler qu’il s’agit d’un incident. Mais pour le cas d’espèces, nous pouvons noter qu’il a été facilité par l’action humaine aux endroits où ils ne sont pas censé être. Toutes les constructions qui sont sur nos plateformes, posent des grands problèmes d’exploitations et créent un certain nombre des problèmes. Ce qui fait que quand un incident se produit, il y a des morts d’hommes alors que si les gens n’habitaient pas cette zone, nous aurons connu l’incident mais on ne parlerai pas des morts.

DM/ Peut-on affirmer que c’est la foudre qui a occasionné le sectionnement du câble ?

TK/ Notre système électrique est conçu justement pour subir des décharges atmosphériques. Et le cas éventuel comme c’est le cas de cet incident, ces décharges peuvent arriver à causer les cassures de conducteur. C’est pour cette raison que ces endroits ne doivent pas être habitées . Mais il faut dire que ce n’est pas la première foudre qui tombe. Ce problème de foudre est déjà arrivé plusieurs fois. Mais notre système permet de protéger et de limiter les dégâts.

DM/ Quelles sont les mesures idoines prises par la SNEL pour sécuriser ces équipements ?

TK/ En réalité, il n’y a pas des nouvelles mesures qu’il est nécessaire de prendre quand on regarde cet incident parce que l’Etat a lui-même établi des lois à travers le législateur. Mais ce que nous demandons est que ces lois soient appliqués parce qu’il y a des décrets interministériels qui interdisent l’occupation des plateformes de la SNEL. Comme les autorités du pays se sont ressaisi à la SNEL, nous demandons qu’elles puissent s’impliquer pour que la loi soit appliquer. Et nous population, nous devons respecter les lois appliqué par l’Etat. Et cela sera facile pour tout le monde d’éviter des incidents.

DM/ A ce stade actuel, quelle est la situation des équipements SNEL à Matadi Kibala ?

TK/ Pour l’instant, nous avons sécurisé la zone. Et vous savez que vous sommes en deuil. On attend qu’on vide le problème de deuil que l’Etat a pris en charge. Et puis, nous rentrons pour refaire la zone qui est affectée mais réparer les conducteur qui sont cassés. Pour l’instant, nous avons évacué les conducteurs cassés. Mais la ligne est encore là mais elle n’est pas entièrement exploitée.

DM/ Est-ce ce qu’il se pose un problème de maintenance des équipements de la SNEL ?

TK/ C’est comme vous les professionnels des médias, vous nous approchez. Il est vrai que tout le monde peut faire de commentaire aujourd’hui. Nous n’avons pas besoin de sortir sur les toits des maisons pour dire que nous faisons la maintenance. La maintenance est programmée et suivie par des structures à différents niveaux. Moi, je chapeaute le département de transport qui comprend deux grandes directions ( La Direction du réseau transport Sud qui couvre le grand katanga et la Direction du réseau transport Ouest qui coordonne les activités à Kinshasa, Kongo-Central). Nous avons également des divisions du Nord et de l’Est. Et ces directions sont composées des divisions. Prenons par exemple la Direction du réseau de transport Ouest, elle a 4 divisions dont la division du bas-fleuve qui chapeaute toutes les installations au niveau d’Inga dans le Kongo-Central. La deuxième division s’occupe de toutes les lignes des postes qui se trouvent dans la zone de cataracte dans le Kongo-Central. Et il y a une division qui assure la conversion à partir d’Inga jusqu’à Kolwezie. Un autre division qui prend en charge toutes les installations haute tension se trouvant à Kinshasa et Bandundu. Ces divisions s’organisent en termes des programmes annuels de maintenance ou biannuels suivant l’âge des équipements. Ce sont elles qui nous envoient leur programme de travail pour la maintenance des équipements. C’est comme maintenant elles sont un programme pour octobre et novembre 2022. Nous allons valider. Il y a un budget qui a été alloué à ces activités. Et chaque division s’organise à assurer la maintenance des équipements qui sont sa charge. L’idée est qu’à la fin de l’année toutes les entités décentralisées assurent la maintenance et nous envoient les rapport que nous allons analyser pour procéder à la maintenance collective. Voilà comment est organisé le service de maintenance. Donc, il y a une série des divisions et directions suivent ça régulièrement.

DM/ Y a-t-il d’autres endroits à risques qu’il faudra sécuriser ?

TK/ Quand nous en appelons aujourd’hui à l’application et l’observance stricte de la loi, nous faisons allusion non seulement sur Kinshasa mais aussi sur les provinces où nous faisons face au problème des moyens. Et où on construit à des endroits que la loi interdit le lotissement. Et où on fait de activités à des endroits où c’est interdit par la loi. Quand vous regardez nos pylônes, vous verrez que nous avons mis des panneaux de signalétiques qui indiquent sur l’utilisation des conducteurs qui ne doivent être gérés que par ceux qui sont formés et ont la compétence.

DM/ Que dit la loi lorsqu’il faut des maisons dans des zones où passent les câbles de la SNEL ?

TK/ La loi définit des limites 2 fois 25 m dans l’axe de la ligne électrique où il ne doit y avoir des habitations ni des activités. Dans la loi 014 qui régit le secteur de électricité, cette disposition est rappelée encore. Si nous respectons aujourd’hui tous la loi, nous n’aurons plus à vivre ce type d’incident. Nous devons arriver à un niveau de civisme qui nous invite à prendr conscience de notre situation même lorsqu’il n’y a pas contrainte. Quand vous allez à Bandalungwa, à Kinsuka, Maluku ou au Katanga, vous verrez qu’il y a des endroits qui sont envahis par des habitations alors que nous faisons des spots et des communiqués pour prévenir ce danger. Et la SNEL n’a pas la puissance d’imposer une disposition de la loi. Nous en appelons aujourd’hui aux autorités à nous aider à cette tâche. Nous déplorons cet incident malheureux.

DM/ Quel est votre dernier mot ?

TK/ J’ai un mot de compassion à l’endroit de ceux qui ont perdu des êtres chers. Nous sommes de cœur avec eux. Nous remercions toutes les autorités du pays qui suivent de près cette situation. Et nous nous alignons derrière le gouvernement pour faire face à ce problème.

Propos recueillis Djodjo Mulamba

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