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ELECTIONS 2023 ET CHEMIN CRITIQUE : QUEL AGENDA SE CACHE DERRIERE LE RAPPORT DES EXPERTS DE L’ONU 

Alors que l’organisation des élections est une compétence exclusive de la CENI, il s’observe depuis quelques semaines des prises de position aussi effarantes les unes que les autres. D’abord les politiques qui se reconnaissent de l’opposition crient déjà à l’organisation, sinon à la planification d’une fraude électorale et exigent que l’on change la composition du bureau de la CENI pour qu’eux puissent s’impliquer dans la participation au processus. On comprend que ce sont des postures politiques qui sont des attitudes résiduelles des époques des négociations politiques, comme base d’accès au pouvoir. Mais quand dans ces prises de position on retrouve des rapports d’experts des Nations Unies qui se permettent de prendre la parole pour exprimer leurs inquiétudes et conclure qu’ils ne croient plus que les élections seront organisées dans le délai, c’est le monde à l’envers. Il est indécent que des matières qui relèvent de la souveraineté des Etats soient abordées sans pudeur par des instances comme si elles étaient  dans une cogestion avec le gouvernement.

Au-delà de bons rapports et de bons sentiments qui existent entre la RD Congo et les Nations Unies, rien ne peut justifier une telle attitude à moins que ce soit une renonciation à son rôle régalien. On ne peut faire table rase des expériences des cycles passés et croire que les élections sont une nouveauté au point qu’à leur approche on crée un climat de terreur et une psychose de catastrophe annoncée. Comment ne pas s’étonner de cette précipitation alors que des éléments objectifs existent pour fonder des options fiables ?

Les différents rapports qui sont publiés ont pour finalité de créer la psychose et participent du Congo Bashing existant et veulent installer le chaos dans lequel prospèrent les forces obscures à la manœuvre dans cette sous-région, forces qui instrumentalisent la question sécuritaire et qui ont fondé leur prospérité sur l’incapacité des institutions de faire face à leurs responsabilités. Et ici il s’agit de jeter sur la CENI l’opprobre qui veut que cette institution d’appui à la démocratie soit incapable de mener le peuple aux élections. Cette incapacité recherchée sera le moyen par lequel la gouvernance mondiale devrait passer aux commandes de la république car les congolais seront définitivement qualifiés d’incapables de se diriger. Soixante-deux ans après les indépendances, la survivance de ces idées est une offense à l’intelligence congolaise et devrait interpeller l’élite pour qu’elle érige des murs de barrage au progrès et à la dispersion de telles idées.

Et pourtant la réalité des faits est tout autre sur terrain, les experts de la CENI qui travaillent d’arrache-pied depuis des mois et ne s’expliquent pas cette agitation qui anime les sphères politiques car à ce jour il n’y a rien qui justifie ces peurs de report et surtout ces soupçons de grande fraude qui serait organisée par les femmes et hommes qui ont prêté serment de respecter le loi électorale.

Selon d’ailleurs des informations recueillies auprès de la centrale électorale et qui relève encore des informations internes, il existe à ce jour un chemin critique qui mène vers le jour du scrutin dans le délai légal. Ces étapes commencent par l’enrôlement des électeurs prévu de décembre 2022 au mois de mars 2023. Cette activité va se dérouler selon le modèle des zones opérationnelles notamment la zone ouest, la zone centre et la zone est. Cette opération terminée, nous serons en plein session parlementaire, occasion pour le parlement de procéder à la répartition des sièges selon les résultats de l’enrôlement effectué. Viendra ensuite la publication du calendrier électoral et on voit bien que nous sommes toujours dans cette session. Cette dernière étape va aboutir à l’enregistrement des candidatures à tous les niveaux. S’ensuivra la publication de la cartographie des sites de vote et nous serons selon la loi à trente jours du scrutin. Celui-ci interviendra dans la deuxième quinzaine du mois de décembre 2023.

Les choses étant si claires comment expliquer cette atmosphère de pre-échec ? Comment parler et communiquer comme si les prochaines élections seront forcément bâclées et aboutiront à une explosion sociale ? Pour les observateurs avertis de cette scène politique congolaise, il existe un agenda qui date de longtemps qui est une volonté d’asservissement politique de la direction du pays car le Congo fait partie des terres à vocation internationale qui devrait être administrée sur base d’une idéologie de l’accès par tous aux immenses ressources naturelles. Et cette idéologie ne peut cohabiter avec les sentiments nationalistes et la philosophe souverainiste.

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