Economie

En marge de 100 jours de warriors : Antoinette N’Samba engagée pour le respect des textes dans le secteur des mines

L’évaluation du secteur des mines depuis l’accession d’Antoinette N’samba Kalambayi à la tête du Ministère des Mines, avait fait l’objet d’une rencontre avec les chevaliers du micro et la plume en son cabinet de travail, à l’occasion des 100 jours du gouvernement Sama Lukonde. Les professionnels des médias ont eu à poser toutes les questions sur les conflits, la Fraude et bien d’autres maux qui rongent ce secteur. De son côté, la Warrior du Gouvernement Sama Lukonde, a émis le vœu de travailler dans l’esprit de la vision du Chef de l’État, dans le respect des textes et lois qui régissent le secteur de Mines. La patronne des mines a promis de revisiter les contrats miniers, car les choses ne semblent pas marcher. “Jusqu’à ce jour, il y a des entreprises minières à capitaux congolais, mais qui à ce jours sont des canards boiteux. Cela a été décrié lors des états généraux des mines organisés récemment”, a dit la ministre. Dans les lignes qui suivent, l’intégralité de l’échange avec la presse locale.

Q/ Vous êtes la première femme à occuper ce fauteuil de Ministre nationale des Mines : c’est une lourde responsabilité ! Comment allez-vous vous y prendre ?

Antoinnete Samba Kalambayi : Je dirai que la responsabilité est lourde. Certes, non seulement parce que je suis femme, mais parce qu’il s’agit d’un secteur aussi sensible, qui porte pratiquement le poids de l’économie congolaise. Et aujourd’hui, je rends grâce à Dieu et je remercie le Chef de l’Etat, qui a fait de moi la première femme à la tête de ce grand Ministère. A mon humble avis, je dirais qu’il n’y a pas de responsabilités légères. Toutes les responsabilités sont lourdes, que ce soit dans le secteur minier ou dans d’autres secteurs. C’est le mode opératoire qui compte, c’est la conduite même du ministère qui va nous amener à rendre légères toutes les procédures, les démarches ainsi que toute cette capacité à remettre le secteur minier sur les rails.

Q/ Depuis 2007, la RDC a procédé à la revisitation des contrats miniers, parce que tous ces contrats, qui ont été signés dans les conditions que vous connaissez, c’était des contrats léonins et il fallait revisiter tous ces contrats pour donner un taux de marge, afin que la RDC puisse en tirer un grand bénéfice. Mais jusqu’à ces jours, rien n’est fait. Ces contrats continuent à ne rien apporter dans le secteur minier, qui est porteur du développement au pays. Est-ce que vous allez procéder à une autre revisitation des contrats ?

AKN: Bien évidemment, nous allons revisiter les contrats miniers. Vous voyez que rien ne marche jusque-là. Nous avons décrié cela, lors de nos assises des états généraux des Mines, du 8 au 10 juillet dernier. Aujourd’hui, nous avons des sociétés minières à capitaux congolais, mais qui, à ce jour, sont pratiquement des canards boiteux. Ces entreprises congolaises signent des contrats de joint-venture avec des investisseurs étrangers. Comment expliquer cette confusion de voir d’autres opérateurs miniers, venus d’ailleurs réussir, tandis que les sociétés minières congolaises continuent à faire du sur place. Nous pensons revisiter ces contrats pour revoir là où c’est défectueux, afin que le peuple congolais et la RDC puissent se retrouver de la même façon que les investisseurs se retrouvent Au fait ça doit être gagnant-gagnant !

Q/ Là, vous aurez du pain sur la planche ! Déjà, avec le code minier revisité, il y a eu tant de bruits, la revisitation des contrats miniers risque de nous amener dans un tournant, où nous aurons beaucoup de problèmes avec des entreprises minières ?

ANK : Personnellement, je pense qu’il n’y aura pas de problème parce que ça sera toujours gagnant-gagnant, toutes les parties contractantes vont se retrouver ! Nous sommes en train de travailler sans relâche pour établir un État de droit en RDC. Donc, les investisseurs, qui viennent, sont tenus à respecter les lois du pays.

Q/ Parlons Sicomines (Sino-congolaise des mines), un dossier qui a fait couler beaucoup d’encre et salive. On sait que le projet Sicomines pouvait faire en sorte que la RDC puisse mettre en place ses minerais en échange des infrastructures pour développer leur pays. Mais depuis lors, quelques étapes ont été traversées : on parle même de 3 milliards de dollars, qui ne sont pas encore utilisées et, jusqu’à ces jours, le projet mines contre infrastructures n’est plus en marche. Comment comptez-vous résoudre ce problème face à ce grand partenaire, qui devait changer même toute la face du pays ?

ANK: Le dossier Sicomines ne me laisse pas dormir tranquillement. Déjà au niveau du Gouvernement central, nous en avons parlé lors des réunions du comité de conjoncture. Le Premier Ministre nous a confié cette mission pour voir comment revoir les accords, qui ont eu lieu entre la RDC et un regroupement d’investisseurs chinois. Ces investisseurs devraient construire des infrastructures en RDC et en retour exploiter les mines. Mais en réalité, il s’agissait d’un contrat léonin parce qu’à ce jour, la Sicomines ne paie ni taxe, ni redevance. Pourtant la Sicomines exporte les minerais et importe le matériel et les produits d’exploitation gratuitement. Cette société est exonérée de tout, même en ce qui concerne le permis de conduire. Nous sommes en train d’y travailler. Nous avons mis en place une commission ad hoc pour examiner les contours de ce contrat. Je crois dans les jours à venir, nous aurons une séance de travail avec les responsables de cette entreprise.

Q/ Madame, vous aurez des experts pour évaluer tout ce que cette entreprise a déjà exporté, parce qu’à chaque seconde, il y a tant de tonnes qui sont évacuées du pays ?

ANK: Au niveau des frontières, il y a toujours des registres qui renseignent les quantités des produits exportés. La quantité est connue, même à l’étranger, aux pays de destination. Avec les documents certifiés, nous serons en mesure d’avoir les informations à au moins 90 %.

Q/ Madame la Ministre, à l’ouverture des travaux des états généraux des mines, vous avez déclaré que, malgré la fraude qui gangrène le secteur, vous chapeautez un secteur très porteur économiquement. Pouvez-vous nous dire quelles sont les stratégies, que vous envisagez à mettre en place pour essayer de mettre un peu d’ordre dans votre ministère ?

ANK : Au cours des travaux des états généraux des mines, nous avons décrié la fraude. Aujourd’hui, elle gangrène l’économie congolaise. Dans le secteur minier, il n’y a pas que la fraude, mais aussi la corruption. A l’Est du pays, par exemple, nous vivons la fraude au quotidien. Et ces fraudeurs, qualifiés de criminels économiques et de tueurs d’hommes, opèrent par l’octroi des armes aux Congolais pour massacrer leurs propres frères en vue de piller les minerais du pays. Concernant la corruption, nous avons et les corrupteurs et les corrompus. Les corrompus, ce sont les agents publics de l’État, qui se font facilement corrompre par ces investisseurs étrangers.

Au ministère, nous sommes en train d’étudier comment mettre fin à la fraude minière et à la corruption par la mise en application du code de bonne conduite des agents publics de l’État, et allons voir comment mettre en place le Code de bonne conduite minier. Lorsque, nous parlons des agents publics de l’État, nous faisons allusion à ceux des services spécialisés du ministère, entre autres, l’administration des mines: CAMI, CEEC, SAEMAPE Service Géologique national ainsi que la société civile qui normalement devrait nous accompagner. Mais cet accompagnement n’est pas comme nous l’avons souhaité. Toutefois, il y aura un Code de bonne conduite, où chaque acteur devra se conformer. D’autre part, nous voulons dématérialiser les procédures administratives et financières parce que ça me fait très mal, que les gens m’appellent pour créer de coopérative minière. Pourtant, j’interviens dans la phase finale lorsque le dossier a suivi tout le parcours administratif. Et c’est juste pour vérifier et signer l’arrêté d’agrément. Nous allons chercher à écarter l’influence humaine.

Q/ Après les travaux des états généraux des mines, avez-vous un sentiment d’une mission accomplie ?

ANK : Nous avons fait l’autopsie de tous les secteurs, et aujourd’hui, dire que les missions sont accomplies…, c’est bien au contraire : la mission vient de commencer.

Q/ Lors de la clôture des états généraux des mines, vous avez promis que vous allez transmettre les résolutions au Gouvernement. Est-ce que cela a été fait, et si oui pouvons-nous savoir ce que le Chef de Gouvernement Central vous a dit par rapport à la mission ?

ANK: Nous avons organisé les états généraux, nous sommes dans la phase de rédaction de la feuille de route du ministère. Nous avons retenu et examiné les recommandations de la société civile, à l’endroit des opérateurs miniers. Nous sommes à l’étape de prioriser nos actions pour les 3 années à venir, et c’est un travail qui ne se fait pas en un jour. Nous allons déposer la feuille de route auprès du Premier Ministre dans un proche avenir pour que cela soit examiné et adoptée au Conseil des Ministres.

Q/ Parmi les recommandations des travaux des états généraux des mines, il y en a une qui concerne la BCC, qui doit prendre la charge de la production artisanale. C’est pour quel objectif ?

ANK: Aujourd’hui le pays connaît, certes, le problème d’inflation. Heureusement, le Gouvernement des Warriors s’y attelle. Je crois aujourd’hui, si l’inflation est entrain d’être maîtrisée, c’est parce que la Banque Centrale du Congo se crée une réserve en devise. Rapporté au secteur minier, nous disons en matière des minerais que notre pays dispose de la plus grande réserve des minerais du monde. Nous avons de l’or, et lors des travaux des états généraux des mines, les participants ont recommandé à la BCC d’acheter de l’or des productions artisanales pour se constituer une réserve à l’instar d’autres pays tels que la France, la Belgique, la Suisse…

Q/ L’exploitation artisanale dans les sites miniers de l’Est fait l’objet de beaucoup de conflits en Ituri, au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et même dans le Grand Katanga, comment comptez-vous remplacer l’économie de guerre en une économie responsable ?

ANK: La seule façon de remplacer l’économie de guerre à l’économie responsable reste le respect des textes légaux de la République. A ce jour, dans le secteur minier, notamment au Sud du pays, au Grand Katanga, à l’Est, au Kasaï, voire à Kinshasa, nous exploitons des carrières. Les Congolais, qui exploitent toutes ces carrières doivent bénéficier de leur travail. A la place des nationaux, ce sont les étrangers qui en bénéficient. Je ne suis pas contre les étrangers, mais nous avons aussi des Congolais, qui peuvent investir dans les mines afin de devenir millionnaire, mais ces derniers préfèrent investir davantage dans l’immobilier. Concernant la mise en application des textes légaux et la vulgarisation du Code minier, j’effectuerai une descente de travail sur terrain dans la mesure du possible pour rencontrer les exploitants artisanaux, pour les sensibiliser sur la possibilité et l’importance de se regrouper en coopérative minière.

Q/ Excellence, il s’observe que, les entreprises minières congolaises pataugent pendant que des investisseurs étrangers font des bonnes affaires. Avez-vous une recette magique quant à ce qui serait une sorte de cure d’attaque pour remédier à ce problème ?

ANK: La potion magique que je vais utiliser, c’est le respect des textes. Je reste rigoureuse dans le strict respect du Code et Règlement miniers. C’est une question de volonté politique. Aujourd’hui nous sommes dans un système où les choses ne peuvent plus s’expliquer comme auparavant ; les sociétés minières privées réussissent, et par contre les nationaux de façon cyclique n’arrivent pas à prospérer.

Q/ Excellence, on vous sent rigoureuse dans votre gestion selon certains observateurs. Cela ne vous dérange pas d’être incomprise?

ANK: C’est normal, tout le monde ne peut pas penser et voir les choses de la même façon que moi. Je suis différente des autres, je dois aussi accepter que les autres pensent différemment de moi, je prends tout sur moi et je me dis que je ne me fatiguerais pas, et je ne lâcherai pas la prise.

Q/ Excellence, vous avez toujours évoqué la question de la recherche géologique et le changement d’approches de l’exploitation des ressources minières. Pouvez-vous donner votre vision par rapport à ces deux aspects ?

ANK: Ma vision est celle du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Je me rappelle la dernière fois, nous avions accompagné le garant de bon fonctionnement des institutions du pays au Katanga, où il a déclaré : « nous voudrions un partenariat gagnant-gagnant où la République Démocratique du Congo gagne, les investisseurs gagnent et la population congolaise gagne aussi » ; la seule façon d’y arriver, à mon humble avis, c’est de pouvoir certifier les minerais congolais par l’entremise du Service géologique nationale du Congo. Créé en 2018, cette structure n’a pas encore les moyens de sa politique. Depuis notre nomination à la tête du ministère des mines, nous nous sommes battues pour que ce service ait les frais de fonctionnement, ce service peut maintenant se mouvoir. En amont, le financement dudit service devrait provenir du Fonds minier pour les générations futures, une autre Institution qui a été créée, et qui n’a jamais été opérationnelle. Je pense que d’ici là, ces services seront opérationnels et nous serons en mesure de pouvoir faire des études de faisabilité, de certification de nos minerais pour lancer des appels d’offre. Je fais de la certification de nos minerais, une priorité. Je me battrai pour que je puisse réussir ne fut ce que dans la certification des minerais du Congo.

Q/ Mme la Ministre, Du 08 au 10 juillet de l’année en cours, le ministère a organisé les états généraux des mines, au cours de travaux, vous aviez largement évoqué l’héritage que le secteur minier, à léguer aux générations futures. Evoquez-vous l’après-mines ou vous avez une vision plus large ?

ANK: Nous avons une vision beaucoup plus large, les minerais sont épuisables. Si dans les années passées, on parlait du Diamant du Kasaï, aujourd’hui, on parle du Cobalt et du Cuivre du Katanga. Donc, c’est pour vous faire voir que ce sont des biens épuisables, non renouvelables. Notre vision est celle de basculer vers l’agriculture, l’élevage, la pêche et construire des écoles professionnelles pour amener nos générations futures lorsqu’ils auront à diriger le Congo dans les années à venir qu’ils puissent se dire au moins, il y avait des minerais au Congo. Nos ancêtres nous ont laissé un héritage des écoles professionnelles, des grands champs, des coopératives et autres.

Q/ Excellence, vos services spécialisés sont des unités satellites, la question est celle de savoir, comment ces services vont-ils participer à votre performance ?

ANK : En un mot, je dirais que c’est le respect des textes. Moi, je suis Ministre des Mines et les services spécialisés sont là pour m’accompagner dans la réalisation de l’action du gouvernement, m’accompagner dans leur applicabilité de leurs tâches. Ce n’est pas ce que nous vivons : le CAMI, c’est pratiquement le coffre-fort de tout ce que nous avons comme richesse minière au Congo, le SAEMAPE, c’est un service d’accompagnement des exploitants artisanaux, le CEEC, est là pour pouvoir certifier tout ce que nous avons comme substances minérales. Ces sont des services, qui doivent accompagner le ministère des Mines à pouvoir atteindre ses objectifs, l’action du gouvernement pour la prospérité du secteur minier. Nous sommes en train de nous y atteler et je crois nous irons de l’avant.

Q/ Excellence, apparemment, le mal est très profond dans votre secteur, c’est pourquoi vous évoquez le respect des textes. Aujourd’hui, comment comptez-vous faire respecter cela, d’autant plus que nous savons que les entreprises minières existent depuis et si aujourd’hui elles continuent de ne pas respecter les textes, y aura-t-il des sanctions qu’elles vont subir après, et s’il y en aura, quelles sont les différentes sanctions en question ?

ANK: Les sanctions vont suivre, vous savez je suis Ministre des Mines beaucoup de gens se plaignent par rapport aux opérateurs miniers qui misaient sur le trafic d’influence. Je suis là, j’attends que les dossiers viennent pour que nous puissions les traiter. Ce qui n’est pas normal, les opérateurs miniers préfèrent contourner le ministère par influence pour nous imposer une ligne de conduite. J’en appelle à la conscience des opérateurs miniers, Le ministère est là pour les accompagner et ils sont des partenaires. Si autrefois, ça n’a pas marché, je voudrai que nous puissions nous donner la chance de pouvoir avancer ensemble parce que nous voulons renflouer le Trésor public. La seule façon comme, je l’ai dit, c’est le respect des textes.
Ceux qui iront à l’encontre des textes légaux de la République Démocratique du Congo, les sanctions suivront. Je crois que vous aviez suivi dernièrement une vidéo sur la toile, et j’ai suivi dernièrement à la Radio Top Congo, j’entends seulement ” bokotisa biso nanu, na ndaku ya maman Ministre wana ya Mines, ndenge nini ba Congolais bazo kufa, ba bomaka ba Congolais pona ba minerais na bango moko? “. J’étais choquée ! Déjà, que c’est au quotidien ! Nous sommes là, nous avons des informations au quotidien par rapport à l’artisanat minier et puis par rapport à l’industrie minière… Cette question-là m’avait révoltée, parce qu’il y a une vidéo qui circulait avec la société COMUS, où on a tapé sur les Congolais et, c’est de Congolais qui tapaient sur leurs propres frères. Nous nous sommes rapprochée de la Société pour avoir des plus amples informations, et nous les avons instruit qu’ils doivent respecter les Congolais, ils sont venus investir au Congo, si les Congolais envahissent leurs concessions, c’est à eux de pouvoir protéger leurs concessions. Si les Congolais envahissent leurs concessions, nous avons la loi et la justice est là, la police également, qu’ils les déguerpissent dans les normes. Je conçois très mal si je dois aller en France, en Belgique Suisse ou même en Chine, je ne sais pas si je peux me le permettre, que je puisse faire ce que certains étrangers font au Congo: faire taper des Congolais, faire tuer des Congolais, parce qu’ils ont envahi leurs sites. La moindre des choses, c’est de les envoyer auprès de la police, afin qu’elle fasse son travail au lieu de s’ériger eux même en juge et partie… ! Nous sommes en train de donner le ton, d’appeler tous ces partenaires à pouvoir regarder dans la même direction dans le respect des textes et surtout des droits de l’homme. J’en appelle à la responsabilité de nos policiers et les militaires dans les sites miniers afin qu’ils ne se laissent pas instrumentaliser.

Q/ En parlant, j’ai senti en vous cette douleur quand vous parliez du secteur minier artisanal, mais ma question était celle de savoir, déjà nous avons connu plusieurs dirigeants du secteur, homme fort et aujourd’hui, c’est vous qui êtes une femme forte qui faites bouger les lignes, vous tapez du point sur la table. Et nous remarquons qu’avec plusieurs de vos initiatives, les choses changent, et qu’au fur et à mesure, ça va changer. Mais à ce secteur artisanal minier, qu’est-ce-que vous pouvez leur dire, parce qu’ils ont confiance en vous ; cependant, les choses, étant telles qu’elles sont, nous savons qu’elles sont très difficiles mais vous vous êtes là pour eux, afin qu’ils puissent se retrouver dans leur façon de faire les choses ?

ANK: Nombreux parmi les creuseurs ne savent pas l’opportunité que leur offre le Code minier. Nous irons vers eux, discuté avec eux, les responsabiliser, Qu’ils s’organisent en coopérative minière. Les exploitants artisanaux, ayant leur carte en cours de validité, sont censés créer leur coopérative minière, mais dans la pratique, ce n’est pas le cas. Qu’ils cessent d’être esclaves des autres, mais qu’ils se prennent en charge, s’organisent et qu’ils deviennent de millionnaires Congolais grâce aux minerais.

Q/ Madame, dans cette lutte à laquelle vous êtes engagée, beaucoup de gens ne seront pas contents de vous, est-ce-que, vous allez tenir le coup devant les influences ?

ANK: Du moment que nous avons le soutien du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui nous a donné les instructions et nous a demandé de faire notre travail, il nous a dit « que personne ne vienne vous dire que le Président a dit… Dans le respect des textes, faites votre travail, mais si vous subissez l’influence, parce que tel est venu vous dire des choses, ou vous faire les choses, lorsque le mal va arriver, vous démissionnerez pour aller répondre auprès de la justice ». C’est un message fort que le Chef de l’État nous a donné, moi, je ferai mon travail. Les influences viendront, mais elles vont me trouver forte.

Propos recueillis Cellule de Communication

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