Société

Environnement : La Ville de Kinshasa menacée par des dizaines des têtes d’érosion provoquées par le ruissellement des eaux de pluie

La situation se dégrade a chaque tombée de pluie, entrainant des conséquences socioéconomiques, environnementales et sanitaires importantes dans la ville province de Kinshasa. A titre illustratif seulement, la rédaction de Géopolis hebdo a fait un constat amer dans la périphérie de la ville. En effet, une grande érosion s’est créée depuis quelques semaines au terminus de la route de Kinkole dans la commune de la N’sele, rendant l’accès impossible aux différents sites touristiques sur la rive du fleuve Congo. Le constat est amer et il n’est pas aisé de passer un weekend à la rive du fleuve Congo au niveau de cette artère. Cette érosion qui est à la base de la coupure de la route qui conduit au site touristique des pêcheurs, gagne de plus en plus du terrain chaque jour qui passe. Manque de localisation des caniveaux, la boue et les eaux de pluie reprennent droit de cité.

Dans ce coin, les femmes vendeuses et marchands étalent à même le sol leurs marchandises au risque d’être emportés par le bourbier. Selon le témoignage de la population environnante, le mal ne date pas d’aujourd’hui, c’est depuis le 07 janvier de l’année en cours qu’une forte pluie s’est abattue est a causé cette érosion. La population s’est elle-même débrouillée mais malheureusement, une autre pluie s’est abattue le lendemain et tout a été détruit triste. Cette triste réalité ne semble inquiéter ni l’office des voiries et drainage, ni l’autorité municipale, se plaint la population.
Ces paisibles citoyens se disent très affligés par la perte spectaculaire de leurs maisons d’habitation qui se sont écroulées. Les femmes et les enfants sont exposés au danger de tout genre notamment sanitaire, car exposés aux maladies telles que la fièvre typhoïdes et cette bête noire du moment le coronavirus.
Les motocyclistes appelés communément wewa, eux aussi se plaignent du manque à gagner, les recettes ont diminué par manque de route, regrette un motocycliste. Une autre grande érosion se trouve sur la route Matadi coupée partiellement après la dernière pluie du 22 mars dernier.

Malgré les efforts fournis par une entreprise chinoise pour arrêter la progression de l’érosion, une partie de la chaussée a même déjà été emportée lors des dernières pluies. Cette situation engendre le blocage d’une centaine des camions poids lourds de part et d’autre de la route paralysant ainsi le trafic routier entre Kinshasa et Matadi. Ladite entreprise essaie de remblayer avec des moellons mais cette érosion de plus de 50 mètres de profondeur ne se laisse pas intimider.

Il faut noter que ce ravin a progressé sous le regard indifférent de la population et du gouvernement. La pluie a coupé la route en deux en emportant des maisons. Les autorités attendent qu’il y ait mort d’hommes pour trouver la solution, se lamente un paysan. Selon la population de ce coin, les chinois n’arrivent pas depuis de mois à maitriser cette érosion et plaide pour l’implication du génie militaire.

Aicha Heradi

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