Politique

État de siège : L’Étau de la justice militaire se resserre sur les commanditaires de l’insécurité

Guerre asymétrique a-t-on dit car l’ennemi se cache au sein des populations et agit lâchement la nuit sur des innocents qu’il égorge sans pitié et dont la publicité de l’horreur vient maintenir une peur bleu. Voilà ce qu’on savait déjà, mais depuis peu, des renseignements avérés vont plus loin pour dire que cette insécurité est entretenue par des politiques locaux et nationaux qui ont instrumentalisé cette situation à l’Est pour se garder les coudées franches dans le développement de cette économie de la prédation.

Des responsables au plus haut niveau ont commencé à dénoncer des élus comme faisant partie de cette maffia qui endeuille et appauvrit les congolais. Tollé général au parlement par des députés qui se sont sentis calomniés par le propos du président Mboso. Plus tard les mêmes propos reviennent dans la bouche du gouverneur militaire du Nord Kivu qui lui, menace même d’arrêter ces manipulateurs de la violence. Pris sans doute par des devoirs de réserve, ces hommes ne sont pas dénoncés. Cette commisération va coûter chère car les hommes de l’ombre vont entamer une politique de dénigrement sur l’inefficacité, selon eux, de l’État de siège. Tout y passe et des propos de tout genre sont entendus et toutes les misères vécues dans cette partie du pays sont dues à l’État de Siège. A l’Assemblée nationale certains députés de bonne foi entament des procédures de contrôle sur la gestion des fonds de guerre et dont malheureusement la passerelle aux vrais ennemis de cette situation qui sont les perdants de cette offensive car entre temps les forces armées ont frappé au cœur du dispositif ennemi et le commerce des minerais est perturbé. Les groupes armées qui sont les excroissances des pilleurs sont attaqués et ne peuvent plus garantir l’exploitation des mines éparpillées partout.

Entre temps la justice militaire entre en scène et des hommes sont pris en flagrance parmi lesquels un élu. L’auditorat militaire de l’Ituri à condamné à une année de servitude pénale le député provincial Hubert Bero pour avoir tenu des propos pouvant inciter les populations à la désobéissance civile. Ce premier procès indique désormais la volonté de la justice de démanteler les différents réseaux qui ont pris en otage le développement harmonieux de cette partie du pays. L’État de siège a démontré que les différents éléments et groupes ethniques sont dans une spirale de violence et que des malins entretiennent des foyers de tension pour empêcher l’autorité de l’État d’éclairer de sa sévère clairvoyance les affaires de ces hommes. Ils sont nombreux des députés qui ont des intérêts dans des mines et qui pour ce faire, alimentent des groupes armés et leur donnent des informations sur les positions des troupes régulières. Voilà ce qui est l’objectif de l’État de siège, c’est-à-dire de mettre à nu ce plan machiavélique qui détruit la sécurité et qui envoie dans la nuit noire des populations traumatisées.

Le Premier Ministre Sama Lukonde qui revient de l’Est de la RDC a suffisamment été informé de la connexion criminelle entre certaines officines sur terrain et des intérêts politiques à Kinshasa. Désormais les autorités judiciaires militaires et civiles sont encouragées à couper la tête de l’hydre et d’éradiquer les sources de cette violence qui a fait trop des victimes. Ils seront dénoncés et présentés à l’opinion pour l’opprobre de leur acte et seront châtiés selon la loi, disent les sources proches du ministère de la justice.

Robert Tanzey

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