Economie

Face aux effets économiques de la crise Russo-Ukrainienne : L’Afrique appelée à travailler pour la production et la transformation de ses ressources

Selon la Banque Mondiale, la forte décélération de la croissance mondiale et les pénuries de la nourriture et de carburant créent des fortes turbulences en RDC, Éthiopie, Madagascar et Tanzanie.

Après un rebond de 4,2 % en 2021, explique le quotidien.cd, la croissance en Afrique subsaharienne s’est ralentie cette année en raison des tensions intérieures sur les prix en partie dues aux perturbations de l’approvisionnement consécutives à la guerre en Ukraine. Ce qui réduit l’accessibilité financière des denrées alimentaires et les revenus réels en particulier dans les pays à faible revenus.

Les échanges commerciaux et financiers directs avec l’Europe et l’Asie centrale étant limités, certains des effets de la guerre en Ukraine sur l’économie de l’Afrique subsaharienne ont pu être contenus. Cependant, la forte décélération de la croissance mondiale et les pénuries de nourriture et de carburant liées à la guerre créent de fortes turbulences dans la région, et encore plus dans les pays qui dépendent des importations de blé de Russie et d’Ukraine (République démocratique du Congo, Éthiopie, Madagascar, Tanzanie).

Selon les estimations, la croissance des trois plus grandes économies de l’Afrique subsaharienne — Angola, Nigéria et Afrique du Sud — s’est établie à 3,8 % en 2021, tirée par un rebond de 4,9 % en Afrique du Sud. La dynamique de croissance s’est poursuivie en Angola et au Nigéria, où les cours élevés du pétrole, la stabilisation de la production pétrolière et la reprise des secteurs non liés aux ressources naturelles ont soutenu l’activité pendant le premier semestre de cette année.

La croissance en Afrique subsaharienne devrait atteindre 3,7 % en 2022 et 3,8 % en 2023, ce qui correspond aux projections établies au mois de janvier dernier. Néanmoins, une fois exclues, les trois plus grandes économies, la prévision a été revue à la baisse de 0,4 point de pourcentage pour 2022 et 2023.

Le renchérissement des factures d’importation de denrées alimentaires et de carburant pourrait en outre réduire à néant les récents progrès réalisés dans la lutte contre la pauvreté dans la région, en particulier dans les pays où les populations vulnérables sont nombreuses (République démocratique du Congo, Nigéria) et dans ceux qui sont fortement dépendants des importations de produits alimentaires (Bénin, Comores, Gambie, Mozambique)

Face à l’amplitude que prend cette crise, les dorctrinaires congolais des questions économiques interrogés par géopolis Hebdo apportent leurs expertises pour des probables solution à la crise au niveau régional (Afrique) en général et congolais en particulier.
Pour Christian Pinshi, Chercheur et Expert en gestion de politiques macroéconomiques, en RDC, il faut des politiques (stratégies, tactiques et gouvernance) préventives. (travailler en tenant compte des éventualités liées aux crises, compte tenu de la super dépendance du Pays à l’égard du reste du monde et de sa fragilité, en créant des coussins de stabilité en cas des crises, c’est-à-dire des fonds de réserves, des espaces budgétaires qui serviront de faire fasse à toutes crises…etc) plutôt que des politiques correctives (attendre une crise ou un choc pour chercher de voies et moyens).

“il faut maintenant des politiques plus accomodantes (laxiques) pour faire face à la crise, la Banque Centrale du Congo et le Gouvernement doivent y répondre activement, mais malheureusement ils sont très très lents ces derniers temps “, fait- il remarqué.

Évoquant les mécanismes de l’autosuffisance alimentaire, et d’autres liés au développement et au mentient de l’économie africaine en général et Congolaise en particulier, le Professeur Nicot Omeonga, spécialiste en économie, souligne en premier lieu que pour qu’il n’y ait pas insécurité alimentaire, l’Afrique ou la RDC doit passer du potentiel agricole, à l’agriculture réelle qui donne des moyens de consommation importante.

“Dans ce pays on a besoins des industries industrialisantes, qui sont des routes. Il faut qu’on arrive avoir des routes des dessertes agricoles, des routes d’évacuation des biens des lieu de production vers le lieu de consommation”, dit-il.

Avant d’ajouter: “FAO a rendu public son dernier rapport, qui démontre qu’au moins 27 millions de congolais, souffrent de la mal nutrition et de l’insécurité alimentaire. Nous avons des terres arables évaluer à 80 millions d’hectares, si nous traduisons ce potentiel en richesse agricole réelle, nous sommes capable de nourrir un tiers de l’humanité, au moins 2 Milliards des humains. Créer des routes des dessertes agricoles, relier les provinces entre elles, et puis amener l’énergie, l’eau et l’électricité, doivent être des dispositions à prendre pour penser à faire face à toute forme de crise”, renchérit l’économiste.

De manière générale, l’Afrique est appelée à travailler de manière préventive, en s’inscrivant dans la logique de la production et de transformation au niveau interne de ses ressources pour espérer faire face à des éventuelles crises.

Edouard Funda

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