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Fermeté à Nairobi pour une paix durable à l’est de la RDC

Faire la guerre est parfois la seule alternative qui reste pour rétablir un rapport de force en faveur de la paix. Voilà des mois que les forces de la Défense et de la sécurité sont engagées dans une partition de puissance autour de l’état de siège dans les deux provinces du Nord-kivu et de l’Ituri. En circoncisant le conflit dans les deux provinces, les autorités ont en même temps affirmé que dans les 24 provinces restantes la paix règne. Pendant les huit derniers mois les opérations ont sensiblement diminué, les forces de nuisance des groupes armés n’ont pas éteint les causes profondes de leur prolifération qui sont essentiellement liées à la culture de la prédation des ressources naturelles enfouies dans ces contrées. Comment mettre fin à ces actions malfaisantes sans détruire les cadres de vie des millions des congolais pris entre le feu des combattants face aux rebelles? Après une évaluation de la situation et surtout une concertation des pays limitrophes, le gouvernement congolais a décidé de donner une dernière chance à tous ces congolais perdus de déposer les armes et surtout de cesser de tuer des civils. Il n’est pas question pour Kinshasa de cautionner une prime au crime. C’est une opération de réédition organisée avec cette fois-ci des témoins qui ont dans une certaine mesure été soit victimes soit complices de ces fils égarés de la république.  Ce ton ferme et cette détermination de Kinshasa se manifeste que s’il s’est agi de prendre position sur le double jeu du M23 Makenga qui était, grâce à ses délégués, partie prenante aux consultations de Nairobi mais qui s’est illustré sur terrain par des attaques. Mal pris car de façon unanime, il a été exclu des travaux et va subir le feu des forces de défense et de sécurité.

Il est important de se faire instruire par la situation sur terrain pour saisir l’attitude du gouvernement congolais qui est désormais en position de force pour imposer la Paix à tous. En Ituri par exemple avant l’état de siège on pouvait voir opérer des coupeurs de route sur la RN 27, la RN 4, et sur d’autres routes secondaires. On pouvait aussi constater la multiplicité des tueries dans la province de l’Ituri. Et ces groupes armés étaient localisés par exemple la CODECO URPC à Mungwalu et écumait les cités de Bese, de agri , Ndiba , l’agio, kiva, de Mbudi. La CODECO bon temple localisée à Nyangarayi, à itende, à Ngoto, à amema. La CODECO FDBC à Bambi, à Ritsi, à lipri. Le groupe zaïre lui était dans la zone Djaiba, de Mundo, de Sikini.

Aujourd’hui après le début et l’accentuation des opérations, la plupart de ces localités ont été libérées par les FARDC et subissent des activités de nettoyage par les services adaptés. Le bilan des actes posés par le groupe armé est lourd non seulement en pertes en vies humaines mais aussi au niveau des œuvres artistiques et culturelles. Par exemple dans le seul territoire de Djugu où opérait la CODECO, on a dénombré 49 centres de Santé détruits et 6 hôpitaux de référence.

La même destruction à Irumu, mahagi, à mambasa et a Aru pour le triste bilan opéré par les ADF/MTM.  On peut situer le contexte et l’ampleur des opérations conjointes FARDC-UPDF contre les ADF et alliés dans le Territoire d Irumu. Après cette avancée significative des forces loyalistes, il est venu le moment de sortir de cette crise pour remobiliser les populations au combat pour la paix et le développement.

Nairobi devient le lieu de la capitulation de ces forces négatives qui doivent choisir entre la paix ou l’épée que Félix Tshisekedi n’hésitera pas à brandir si nécessaire. Il est impérieux de clarifier la démarche de Kinshasa en la distinguant des autres cycles de rencontres qui avaient pour but de partager le pouvoir. Félix Tshisekedi reste inflexible, il n est pas question de donner une prime à la barbarie ni au terrorisme, mais il est censé de protéger la république en extirpant en son sein toute attitude toxique et qui endeuille la république par des massacres à répétition. Il ne s’agit pas d’un Sun City bis pour que d’autres pensent avoir été invités à la table de la gloire. Non, il est question de s’assoir à la table de la conscience et de mesurer l’urgence qu’il y a à déposer les armes et à cesser des actes ignobles indignes dans une société moderne et démocratique. Il est imprudent de penser que Nairobi est un acte de faiblesse. Même les guerres les plus atroces aménagent toujours un endroit où la parole Reste une valeur sacrée.

Ils seront imprudents, ceux qui vont avoir une lecture biaisée, genre le président ne peut approcher ces tueurs car ils ont massacré des congolais. Il s’agit plutôt de construire les armes de la paix qui sont très efficaces et qui consistent à soumettre quelqu’un aux conséquences éventuelles de ces gestes. Nairobi va poser les jalons pour une mise à feu des armes de paix notamment le questionnement aux seigneurs de guerre d’inventer un modèle alternatif à leur culture de la prédation en proposant une dynamique de réconciliation.

Robert Tanzey

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