Culture

Festival de théâtre pour la jeune fille et la femme, FESTHEFFE

L’expérience de ce jour remonte à janvier 1998. Il y a donc 23 ans qu’a été reçu le merveilleux projet d’animer, à travers le Kongo, la première édition nationale du…:

Dans notre mental collectif, la Jeune Fille et la Femme sont déconsidérées. (« L’homme a considéré la femme comme un objet de sexe, mais elle se considéra elle-même de cette façon. ») C’est ainsi qu’elles sont ravalées au rang inférieur, au niveau de la femelle uniquement. Par moments, elles valent moins que le prix de deux ou trois chèvres. N’est-ce pas grave pour l’avenir de tout un Peuple ? Surtout quand on tient compte des ravages causés par les violences quotidiennes auxquelles s’ajoutent et les violences dues à la guerre, notamment le viol systématique de jeunes filles et des femmes ; et l’accoutrement extravagant que ces dernières ont librement ( ?) adopté – notamment les cheveux des autres femmes du Monde au détriment de nos merveilleux cheveux noirs et crépus… Ceci résultant toujours de cela ? Pour notre intérêt supérieur, en tant que Peuple, nous devons aider la Jeune Fille et la Femme à retrouver leur place ; et à jouer pleinement leur rôle dans la société… Pour y parvenir, il faut obtenir le changement de mentalité de la majorité. C’est la raison pour laquelle, entre autres activités, nous comptons animer la première édition du Festival de Théâtre pour la Jeune Fille et la Femme, FESTHEFFE. Le Théâtre, par et pour, les Jeunes Filles, élèves du Secondaire, à travers le Pays-continent. On ne le dira jamais assez. Primo : N’est-ce pas que l’élève retient mieux ce qu’elle sait faire ? Secundo : le but ultime du Théâtre est de rendre la vertu aimable aux êtres humains ? Tertio : selon la plupart des pédagogues, le Théâtre joue un rôle on ne peut plus déterminant chez les adolescents de deux sexes. En leur fournissant une oppotunité unique, outre celle d’intérioriser la vertu dans la période délicate de leur croissance – la puberté, durant laquelle la Force sexuelle prend progressivement possession du corps arrivé à maturité – l’opportunité de choisir un métier. Merveilleux ! Une occasion de remercier le Créateur pour cette immense grâce.

Le Festheffe poursuit cinq objectifs :

1. Attirer l’attention de Jeunes Filles sur leur double combat (combat en tant que jeune et combat en tant que fille dans un environnement défavorable à la Fille et à la Femme.) (Sans personnalité, nos Jeunes Filles tanguent entre les eaux en devenant des proies facilement manipulables, influençables…) ;

2. Mettre en exergue les études de la Jeune Fille (L’expérience a prouvé que « Eduquer une femme, c’est effectivement éduquer toute une nation. ») ;

3. Les encourager à étudier et à acquérir un métier en rapport avec notre plan de vie ;

4. Susciter, appuyer et entretenir le goût du véritable théâtre chez les jeunes ;

5. Participer activement au changement de mentalité de la majorité, et en particulier à l’égard de la Jeune Fille et de la Femme, gardiennes par excellence de la flamme sacrée ; et à la campagne contre la violence faite à la Jeune Fille et à la Femme.

Cibles :

Toutes les Jeunes Filles, toutes les Femmes, toutes les Mères, toute la Population, et bien sûr tous les Garçons. (Ceux-ci doivent être initiés assez tôt au respect de Jeunes Filles avec espoir que, par cette initiation, ils respecteront plus tard leurs épouses et toutes les femmes.) 

Fiche technique du FESTHEFFE :

1)-Une seule pièce de théâtre devrait être retenue Ton combat, femme noire de Katsh Katende, reçue à Panda/Likasi le 20 août 1974, montée et jouée pour la première fois dans la salle polyvalente du Lycée Lubusha, ex Institut Sainte Marguerite, à Luisha, au Katanga, le 20 septembre 1975 – durant l’Année Internationale de la Femme – par LOLANGO Théâtre, et dans une mise en scène de Talasha M’Siri. Publiée aux éditions de l’Union des Ecrivains Zaïrois, UEZa, en janvier 1984 et tirée à 1.000 exemplaires. A l’occasion du trentième anniversaire de sa réception, elle fut rééditée en 2004 pat le Centre de Promotion de l’Art, CEPROLA, et tirée à 2.000 exemplaires. Elle est de dédiée à Mademoiselle Ursula DINTER (1938-2012), (Directrice du Lycée Muanjadi de Mbujimayi) pour avoir consacré plus de cinquante ans de sa vie au Combat de la Femme Noire ;

2)-Les neuf rôles de la pièce seront uniquement interprétés par les Jeunes Filles, élèves du secondaire. Afin de leur accorder l’opportunité d’intérioriser le combat de la Femme ;

3)-Les metteurs en scène, dont la fonction sera amplifiée lors de ces assises, sont les enseignants des lycées et ou des collèges ;

4)-Le FESTHEFFE sera précédé d’un atelier d’échanges artistiques au profit des élèves sur le retour du Théâtre, partant de la Culture de notre Identité, en milieu scolaire. Bilan et perspectives. (Plus vous serez nombreux, mieux vous constaterez, avec joie, que la Culture est la seule chose au monde qui se multiplie lorsqu’on la divise.) ;

5)-Le FESTHEFFE éclate en festivals par Ville, Territoire et Commune, avec la collaboration de Grandes Ecoles pour Jeunes Filles, des Stations de radiotélévisions nationales et/ou privées, des Eglises, des O.N.G, des Associations féminines, des Artistes, des Parents, et de tous ceux/toutes celles qui sont directement et/ou indirectement interessés par la santé mentale de notre Peuple ;

6)-Le FESTHEFFE relie avec bonheur trois dates significatives :
-Le 08 mars : La journée internationale de la Femme ;
-Le 21 mars : La journée mondiale Poésie-Enfance ;
-Le 27 mars : La journée mondiale du Théâtre.

En effet,

-La véritable Femme n’est-elle pas celle qui ennoblit toujours et déjà son entourage tout en transmettant en permanence la Lumière d’en haut ? Elle est aussi la Prêtresse de la Pureté, la Gardienne de la flamme de l’ardente aspiration sacrée vers la Lumière (…) Elle doit transmettre à l’homme des notions les plus élevées ;

-Le véritable Théâtre est plus que le véhicule d’un simple message, plus qu’un moment de détente. Il constitue toujours un authentique appel de forces (Artaud) ; le creuset au travers duquel se « re-fond » l’Art de notre Identité (…)

7)-Les prix traditionnels seront décernés aux meilleurs par un jury dynamique, à constituer, à cet effet, dans chaque ville, territoire, commune et district (Sept prix : meilleure interprétation masculine, meilleure interprétation féminine, meilleure mise en scène, révélation du Festheffe-troupe, révélation du Festgeffe-actrice, meilleure troupe, meilleur public.) ;

8)-La redynamisation de notre Théâtre passe absolument par le « re-nouveau » du Théâtre Scolaire ; plus précisément avec le Public Féminin. N’est-il pas vrai que «  Là où la Femme est considérée, là se relève tout le Peuple. »

Le Haut-Patronage, souhaité, est celui de Son Excellence Monsieur le Président de la République Démocratique du Congo.

Muena Ngenyi wa Kumvuila

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