Economie

Fin de sa mission dans le Grand Katanga : Antoinette N’Samba promet un changement imminent dans le secteur minier


Durant son séjour dans le Lualaba, la Ministre nationale des Mines, Antoinette N’samba Kalambayi, a échangé et prêté oreille le vendredi 10 septembre 2021, aux désidératas des opérateurs miniers industriels, semi-industriels, artisanaux ceux qui sont membres de la FEC et de la société civile du Lualaba pour l’ accompagnement, l’orientation et l’apport à leurs préoccupations.
La patronne des mines à visiter le site de l’entreprise KAMOA Copper , le dimanche 12 septembre dernier.

En effet, le président de la Chambre des Mines du Lualaba, Jeanric Nkamba, a au nom de la Fédération des entreprises du Congo, de la société civile et des représentants des coopératives minières, salué l’assainissement en cours dans le secteur, par la Ministre des Mines, dans le seul objectif de mettre de l’ordre à la maison. Tout en lui rassurant du soutien pour l’accomplissement de cette lourde mission au nom et en faveur du peuple.
Il a saisi l’occasion pour condamner toute attitude contraire au respect de la procédure administrative.

Jeanric Nkamba a également dénoncé , la perception illégale de différentes taxes, l’envahissement des sites miniers par les creseurs artisanaux, des comportements qui n’ogurent pas le bon fonctionnement de l’administration des Mines dans cette entité.

A cette occasion, le représentant des artisanaux a remis à la Ministre des Mines un mémorandum portant sur deux points, à savoir: le manque de zones d’exploitation minière artisanale, et le non accès aux institutions financières
malgré les avantages que donne le Code Minier, cette situation occasionne les mouvements des creseurs qui se retrouvent à une situation de tension sociale.

Du côté de la Société civile, c’est Maître Chadrack Mukadinatiendahu qui a représenté les membres.

Saluant la présence de la Ministre dans cette province, il a indiqué que le secteur minier dans la province de Lualaba connaît beaucoup de problèmes qui portent sur la violation systématique des droits de l’homme et des travailleurs, l’envahissement des sites miniers privés par des exploitants artisanaux, qui entraîne des difficultés pour le contrôle de la présence des enfants aux mines ainsi que le retard de signature du cahier de charges par les entreprises minières, ce qui constitue un frein dans l’application du Code minier révisé. Dans ce registre, il se signale également l’absence des sites miniers fiables pour les exploitants artisanaux, ainsi que la fraudes minières.

Il s’est dégagé, que, tant que les exploitants artisanaux ne trouverons pas leurs espaces , ils continueront à envahir les sites privés .

Vu l’importance et l’urgence de l’équation, Me Chadrack Mukadinatiendahu, a demandé à l’Etat congolais d’agir le plus vite possible, pour mettre fin à ces différents problèmes, tout en proposant la revisitation des contrats miniers.

Il déplore aussi, le non démarrage de l’entreprise Générale du cobalt.

Tous ces problèmes ont fait l’objet d’un débat qui a permis aux intervenants d’envisager des pistes de solutions dans l’exploitation des minerais en RDC.

Pour clôturer sa mission, la Ministre des Mines, Antoinette N’samba et sa suite, accompagné du Gouverneur a.i de la province Fifi Masuka, ont visité, le dimanche 12 septembre, le site de l’entreprise minière KAMOA COPPER et sa mine à Ciel ouvert, situé toujours dans le Lualaba. C’est là où la Ministre de tutelle à déclaré que, bientôt le système “Big Bang” sera mis sur pied: aucun minerais ne pourra quitter le Congo sans ce passeport ; car désormais, tous les minerais produits seront transformés au pays.

Pour la petite histoire, KAMOA COPPER , est une entreprise minière , située à 50 km de la ville de Kolwezi, faisant partie du groupe Ivanhoé mines , spécialisée dans la production du cuivre.
Cette compagnie minière dispose de deux sites souterrains : de Kansoko et celui de Kakula.

Elle produit plus de 200.000 tonnes du cuivre par an et compte d’ici 2023 avec un investissement de 130 milliards de dollars americalns atteindre 400.000 tonnes l’an .

Cette mine est parmi les plus grandes de la RDC et la deuxième au monde après celle du Chili.
Elle projette l’installation d’une usine de raffinerie pour la transformation du cuivre.

KAMOA Copper compte plus de 1700 travailleurs dont 1687 congolais et une cinquantaine d’expatriés.
Dans cette entreprise minière l’Etat congolais détient 20% de part.

sur place, le numéro un du secteur minier a visité plusieurs réalisations de cette société parmi lesquelles, un atelier de couture, la construction des maisons, les activités champêtres et bonnes forages.

Il faut noter que, la Société KAMOA, est en cours de construction d’un centre de formation pour toute personne désireuse de travailler dans leur mine souterraine.

Blandine Bampala

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