Politique

FPI, impulser le développement par la base

C’est l’un des établissements publics sur lequel repose une partie de la vision du président de la République: à savoir promouvoir l’entrepreneuriat local en vue de faire émerger des millionnaires congolais dans les affaires.

Le Fonds de promotion de l’industrie peut être cet instrument pour impulser le développement à la base, en soutenant des projets des Congolais, facilitant leur insertion dans les secteurs productifs. Pour ce faire, l’un des défis pour cette structure étatique est de rompre avec le clientélisme qui a caractérisé sa gestion dans le passé où des fonds ont profité aux hommes politiques au détriment des projets réellement industriels.

Il y a quelques années, des prêts à la pelle ont été octroyés à des personnalités politiques qui en ont abusé et n’ont jamais rendu compte.

Pourtant, l’industrialisation de la RDC constitue une priorité, une urgence même pour soutenir l’économie du pays, parfois en proie au yo-yo du fait de la volatilité des cours des matières premières, se dégrade sur fond de crise politique.

Selon Mckinsey, un cabinet international de conseil en stratégie basé à New York, aux États-Unis, quatre à neuf millions d’emplois stables pourraient être créés en Afrique grâce à l’industrialisation d’ici à 2025.

L’autre challenge de Bertin Mulimu Tshisekedi (nouveau DG) est de mettre en place des structures de formation et de prise en charge des jeunes afin de les initier à la conception et la mise en place des projets rationnels. Ces structures, appelées “incubateurs”, seront chargées de suivre des projets, à partir de leur conception, l’encadrement, le financement, l’opérationnalisation, le suivi avec conseils et mentorat, jusqu’au remboursement après réussite du projet.

Les nouveaux animateurs du FPI doivent pouvoir traduire ces belles intentions ou cette belle mission en actes concrets.

Il y a quelques années, le FPI avait organisé un atelier sur la promotion de l’entrepreneuriat féminin et l’accompagnement des jeunes entrepreneures. Ces journées de réflexion avaient débouché sur des recommandations pour soutenir la gent féminine et les jeunes masculins de franchir un cap et créer des richesses à travers des start-up.

Hormis cette mission, le FPI se doit aussi d’élever sa capacité de collecte fiscale, à travers l’impôt sur les importations et la taxe pour la promotion de l’industrie, un temps boudée par des entreprises.

Patrick Ilunga

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