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Implication de la Diaspora dans le Développement de la RDC : La Belgique et l’ONU ciblent le secteur de “remittances” pour y arriver


La question liée aux remittances génère des ressources immenses chaque année dans le monde en général et en République Démocratique du Congo en particulier. Mais, ce secteur semble être peu contrôlé au Congo, alors qu’il peut participer à son développement. Cela était au centre des discussions lors de la journée de réflexion sur l’apport de la diaspora dans le financement du développement en RDC tenue ce mardi 05 juillet 2022. Une journée organisée conjointement par l’Ambassade de la Belgique et l’Union Européenne.

Par “ remittances” l’on doit comprendre qu’il s’agit “des fonds envoyés par les membres de la diaspora à leurs familles”. Selon le statistique des agences de transfert d’argent et des banques, ces dépenses ont atteint l’échelle de 700 milliards USD par an durant les trois dernières années, voire plus. Dans les pays en développement, elles sont évaluées à plus de 550 milliards USD par an.

Ces chiffres représentent le plus du montant total de l’aide publique au développement et aux investissements directs que présentent le monde. En RDC, ces remittances seraient en moyenne de l’ordre de 2 milliards USD l’an, en plus, si l’on comptabilisait avec ceux de divers canaux informels de transfert qui existent, l’on atteindrait deux à trois fois ce montant.

C’est dans cet ordre d’idée que ces différents protagonistes voudraient faire comprendre à l’opinion tant internationale que nationale que ces transferts dont la plupart sont destinés à la consommation des ménages ( nourriture, logement…), pouvaient aussi contribuer au développement du pays s’ils sont investis, et créer une chaîne de valeur assez significative pour le développement de la RDC. D’où l’appel à la migration vers le formel.

Pour le consul Belge: “ il faudrait réunir au moins 32 milliards USD pour que la RDC atteigne un développement durable d’ici 2023”. néanmoins précise-t-il, il faudrait identifier des revenus pour y parvenir; et, parmi les sources de productions l’on peut compter sur la remittance.

De l’autre côté, Stéphane Teyssedre, Directeur de l’entreprise “Flash services” a fait savoir que parmi les éléments de blocage de migration vers le e-transfert, c’est à dire vers l’économie formel, il y a le problème lié au coût de transfert. Il propose la digitalisation du secteur de transfert pour nager vers la gratuité lors des transferts d’argent, dans l’idéal de diminuer le coût de transfert, et favoriser l’investissement de la diaspora grâce aux revenus qui seront récoltés.

Avant de clore cette activité, Mr. Yogo Dubois, Directeur Général de IVIFS Africa, a déniché quelques obstacles que rencontrent les entreprises de transferts en l’occurrence: le mauvais climat des affaires lié à l’écosystème du cadre règlementaire et légale mais aussi l’administration.

Plusieurs propositions ont été faites par différents intervenants sur le comment faire contribuer la diaspora au Développement de la RDC. Parmi tant d’idées l’on peut retenir celle de la mise en place et élargissement du système de partenariat Public Privé (PPP) et de l’accompagnement de la Banque Centrale vers le soutien aux micro-finances et la facilitation de l’inter connectivité.

Enock issey

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