Economie

Interview exclusive : Christian Katende : « La protection des données personnelles est l’une des priorités de l’ARPTC en termes de garantie et de respect de leur confidentialité à assurer.»

Opérer des changements est toujours, une longue route semée des prejuges et des resistances, c’est pourquoi les acteurs du changement font preuve de pedagogie à l’instar de l’Arptc qui conduit la mise en place du registre des appareils mobiles. Son president Christian KATENDE estime que cette étape dans la société aura l’avantge de plus de securité pour les usagers qui vont non seulement être epargnés par la vague des vols grâce à la géolocalisation mais qui auront accès à des appareils fabriqués selon les règles de l’art . Pour lui il n y apas de crainte à nourir d’autant plus que tout a été mis en place pour preserver non seulement les données personnelles mais aussi pour combattre efficacement la cybercriminalité. Interview exclusive à geopolis.

GeopolisHebdo (GH) / Une question reste pendante depuis le lancement du registre des appareils mobiles c’est la sécurité des abonnées qui craignent que des données personnelles ainsi récoltées servent à des buts qui violent les droits fondamentaux de l’homme. Quelle est l’approche sécuritaire que vous avez privilégiée ?

Christian Katende (CK) / La protection des données personnelles a été l’une de priorité de l’ARPTC en termes de garantie de respect de leur confidentialité à assurer. Tant l’ARPTC que tout intervenant dans le RAM respecte l’engagement de protéger toutes les données personnelles. Tout a été mis en œuvre pour sécuriser ces données à caractère personnel.

GH/ En plus de la question sécuritaire, il y a la question financière de l’instauration d’une taxe pour cette identification. Comment ne pas attirer la méfiance d’une population dont le pouvoir d’achat est si bas ?

CK/ Le pouvoir d’achat bas de la population est aussi exposé aux vols d’appareils et aux vols de données personnelles. Ces actes malveillants sont coûteux tant par le rachat d’un nouvel appareil quand l’ancien est volé, que par la perte de ses données privées ou professionnelles qui bouleverse des vies, ou l’exposition de la victime à l’exploitation intrusive de ses données personnelles par le subtiliseur. La protection du RAM conserve cet argent que la victime pote tielle aurait dépensé à acheter un nouvel appareil: 2G, 3G ou 4G. Le RAM préserve de l’exposition de ses données personnelles à de la cybercriminalité de celui qui les exploiterait à mauvais escient. La rémunération de l’ARPTC qui assure cette protection de l’appareil, est étalée sur 6 mois l’an, pour son paiement et se fait par ponction des unités rechargées pour communiquer. 1$ pour les appareils 2G et 7$ pour les appareils 3G et 4G. La protection du RAM est annuelle et sera permanente.

GH/ L’application de cette mesure pourrait débrancher entre 10 et 15 % de abonnés qui ont des appareils contrefaits. Cette décision apparait pour de la discrimination car celui qui achète son appareil le fait de bonne foi. Comment l’Etat qui doit contrôler les entrées au pays peut taxer ceux qui achètent les mêmes appareils qu’il a laissé entrer ?

CK/ Des applications numériques seront promues par l’ARPTC (l’inclusion numérique à apporter au public) pour transformer l’appareil mobile en outil de revenus, donc faire en sorte que la population en gagne des avantages qui contribueront additionnellement à la prise en charge du Ram. Les appareils contrefaits ne seront pas déconnectés des réseaux cellulaires au moment du lancement du RAM. Ils resteront dans ces réseaux entre 12 et 24 mois encore, en fonction de la période d’acquisition de l’appareil. La bonne foi de l’abonné est prise en compte par le fait qu’il lui sera loisible de se renseigner sur la qualité de son appareil et de s’en débarrasser quand il le souhaitera, en connaissance de cause. Simplement, il aura aussi l’information selon laquelle il serait exposé aux problèmes de santé qu’ils occasionnent, à la mauvaise qualité de la communication ou de certaines transactions qu’ils provoquent, tout comme l’exposition de leurs appareils à la cybercriminalité.

GH/ quel rapport vous établissez entre les SIM Box et le RAM ?

CK/ Les simbox sont des équipements permettant de détourner du trafic international en trafic local; un appel international prend l’apparence à sa réception d’un appel local. Le Ram (Registre d’Appareils Mobiles) permet d’interdire de fonctionnement, dans les réseaux GSM congolais, d’un appareil signalé volé ou qui est contrefait. Pour le vol, il suffira de le demander si vous en êtes titulaire pour que l’appareil soit exclu de tous les réseaux congolais; le voleur ne saurait plus l’utiliser, ni le revendre.

GH/ Pensez-vous que la problématique de détecter les appareils contrefaits va résoudre la question du contrôle des abonnés ?

CK/ Il n’y a pas d’intention de contrôler les abonnés. Il est question d’aider les abonnés quand ils le demandent ou de protéger le secteur de la contrefaçon qui fait perdre beaucoup d’argent et d’emplois à l’Etat congolais. Cela va par contre favoriser l’identification des abonnés, car seul le titulaire connu de l’appareil pourra le faire bloquer ou débloquer.

GH/ Quels sont les avantages immédiats du RAM ?

CK/ C’est de l’assainissement du secteur télécoms que nous faisons. Les grandes marques d’appareils ne reviendront ici que si notre marché est sain. Même chose pour les fabricants d’appareils qui pourraient nous créer des emplois et de l’industrie.

GH/ Finalement, qu’appelez-vous téléphone contrefait ?

CK/ Un téléphone contrefait est un téléphone imité, cloné, ne respectant pas les normes de fabrication, destinés à profiter aux fabricants qui les vendent faussement aux prix des appareils authentiques ou trompent les acheteurs sur les capacités techniques de leurs fabrications. Les acheteurs sont exposés aux quantités de matières utilisées pour les fabriquer dépassant les normes requises et qui menacent la santé des utilisateurs, d’inflammations, de tumeurs ou autres dégâts, et sont plus perméables à des intrusions via Internet pour de la cybercriminalité.

Propos recueillis par WAK
& Djo Mulamba

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