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Kasongo Mwema for ever : Les hommages du monde de la Communication

C’est la nouvelle qui a foudroyé le monde de la presse le weekend. La mort de de Tharcisse Kasongo Mwema Yamba Yamba. Ce qui ressemblait à une mauvaise rumeur, s’est finalement confirmée. Que des souvenirs ont défilé dans nos mémoires, surtout à nous qui avons commencé à apprendre le journalisme et l’art de la présentation radio en écoutant Rfi et déjà, la voix de Kasongo, suave et radiophonique, nous rendait tellement fière. Nous étions fière de savoir que l’homme qui se cachait derrière la belle voix, sortait des universités congolaises et qu’il avait été même journaliste à la télévision nationale. Voilà qui nous redonnait l’espoir à croire en notre étoile, nous aussi, alors qu’on nous répétait à l’envi que rien de grand ne pouvait sortir du Congo-Zaïre.

Oui, Kasongo Mwema était une voix, une grande voix de la Radio France Internationale, comme il a été une figure de télévision congolaise (Zaïroise), n’ayant pas hésité à défendre la cause de la liberté d’expression, la liberté de presse, alors qu’il pouvait se contenter des avantages qu’il avait déjà. Après des moments difficiles qui ont suivi sa prise de position honorable, il a pris le chemin de la France où il a tout connu : l’anonymat, les petits boulots, avant de monter sur le toit de Paris en se faisant sa place à la Maison de la Radio, où il a officiait à Rfi, la radio aux millions d’auditeurs. C’était un admirable pied de nez à cette vie qui avait failli transformer la vie du as du micro à un pompiste anonyme ! Rfi, cela a duré 16 ans. 16 ans à côtoyer le monde francophone par la magie des ondes.

Oui, Kasongo Mwema, c’était une école. Une école d’élégance. C’était notre Jean-Pierre Pernaut à nous. C’était notre Laurent Sadoux. Après la radio française, il rentre au pays en 2008, troque le micro pour la craie. Le monde de la communication ne le quitte pas. Il est maintenant dans la formation. Après 46 ans a être derrière le micro et la caméra, il était temps, de transmettre l’héritage. Le passage de flambeau s’est fait à l’université de Lubumbashi où il a enseigné le journalisme. En avril 2019, la lumière des médias le happe à nouveau. Il est fait porte-parole du président Félix Tshisekedi. C’est à ce titre qu’il présentait de temps en temps des ordonnances du chef de l’État à la RTNC. Puis clap de fin: l’ACP (agence congolaise de presse). Ce sera là, la fin du parcours. C’est donc en tant que président du Conseil d’administration de l’ACP, que le chemin de la paix l’a arraché à notre affection. Adieux grand monsieur !

Professeur Matumueni

Tharcisse Kasonga Mwema. Un vieux très bien et très humain. Je me souviens qu’il avait fait le déplacement de Paris à Louvain-la-Neuve pour assister à ma défense de thèse. Et que de souvenirs: collègues assistants à l’ifasic, collègues de service à l’OZRT. Puis il devint conseiller du ministre Mandungu Bula Nyati à l’information, auprès de qui il nous conduisit, Tshonza Mata et moi sous l’oeil bienveillant du Dircab Yezu Kitenge. Sous son impulsion, fut produit le journal des reporters le samedi, avec de faux directs, auxquels il donnait ses propres moyens: voiture, un peu de sous pour récompenser les gens qui nous aidaient sur le terrain… Et puis bien sûr l’épisode de la Cibitoke, ce mouvement informel de jeunes journalistes dits “aux pieds nus” en référence à une cité du Burundi visitée par Mobutu. Ce fut la preuve que, bien qu’ayant connu les sommets, Tharcisse n’abandonnait pas ses petits que nous étions. Paix à l’âme du vieux.

Pr.Jean-Marie Vianney LONGONYA

Ouf! Quelle mauvaise nouvelle pour moi et pour tous ses anciens étudiants de la 10e dont je fus.

Notre dernier échange date de sa récente nomination à la tête de l’ACP. Je l’ai félicité en latin comme il aimait bien me taquiner sur ma passion de belles lettres et mon devoir de sobriété de l’écriture journalistique…Et il me répondit en latin: ” Gratias”…

En y ajoutant  des élégants mots de ses souvenirs de ma modeste personne pendant mes années d’étudiant à l’ISTI.C’etait ça le Vieux Tharcice: un vir bonus. Un homme bien. Même ses remarques, il les habillait de son élégance. Je me souviens de sa leçon sur l’amitié entre l’eau et l’orateur.Qu’il m’admonesta gentiment en me tendant un verre d’eau pour diminuer mon tract lors de ma première télévision comme jeune poète,  auteur du poème ” Kin-la-poubelle”, invité surprise à son édition de ce certain dimanche de 1982… Puis, plus tard à Paris, il m’invita manger un sandwich à son domicile après m’avoir dissuadé d’aller ” casser la baraque” avec désinvolture au nom des FONUS, dont j’étais le porte parole au Benelux, contre un politicien de renom malade, et qui méritait notre respect à tous…

Tharcisse Mwema, c’était surtout un grand coeur.QUi n’a pas hésité à emmener toute sa famille de Paris à Nantes, juste pour aller consoler l’ami et frère Bokal Botowamungu dont le fils venait d’être assassiné  violemment par un autre adolescent à  à peine 20 ans…Le monde de la presse rdcongolais perd un baobab, un aîné et un maître dans l’art du micro…Adieu, le Vieux!

UT ANIMA TUA IN PACE!

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