Economie

Kinshasa : Le prix des produits agroalimentaires flambe

Des produits en provenance de l’ex province du grand Bandundu, une province à vocation agro-pastorale, notamment les maïs et fufu(maniocs) ont connu une flambée vertigineuse de prix. Une inflation qui inquiète et met en péril des millions des familles à Kinshasa.
Avec une population estimée à plus de 13 millions d’habitants, Kinshasa est totalement dépendante des provinces.

La capitale congolaise s’approvisionne à 80% par les provinces de l’espace Grand Bandundu et du Kongo central et ne peut en elle-même s’auto-alimenter. Pour nous en rendre compte, nous sommes passés aux différents parkings notamment celui du marché de la Liberté (Laurent Désiré KABILA) appelé communément Bitabe, au parking Ngasu à Kimbanseke et SAïSAï de Masina.

D’ordinaire, le stand de cette revendeuse du marché de Bitabe est bien garni. Mais depuis un temps, se fournir auprès des commerçants grossistes en provenance des provinces devient un problème.”Il ne s’est pas passé deux mois, un sac de maïs autrement appelé drum se négociait à 65 000 franc congolais et le sac de fufu à 80 000 ou 90 000 francs congolais. Chose étonnante, le sac de maïs est aujourd’hui passé à 115 000fc et celui de fufu(manioc) jusqu’à 160 000fc. En terme du commerce ça ne rapporte rien” a déclaré cette vendeuse en détail autrement appelé maman manœuvre.

Partout dans les marchés, le même constat est fait. Les prix qui flambent et les petits commerçants s’adaptent.

Pour les commerçants grossistes en provenance des provinces, les raisons de la flambée sont fondées et tire son origine sur la saison qui se justifie par la petite quantité de la production, les tracasseries dues aux taxes et droits, mais aussi par le prix de transport revu à la hausse par les transporteurs des marchandises.
Selon un grossiste trouvé sur ce site de négoce, “la hausse de prix n’est pas un hasard”. “Nous subissons des tracasseries de toutes les natures pour que nous arrivions à vous amener ces produits, surtout le manioc et le maïs.

En route tout comme à Kinshasa dans nos parkings, non seulement le coût du transport par sac est élevé par les transporteurs, il y a encore des taxes et droits parfois non justifiés qui sont perçus par les agents de l’État. Si on associe ces droits aux transports des produits et toutes autres dépenses du voyage sans nous référer au prix d’achat et des petites dépenses dues au chargement des marchandises etc on atteint déjà la somme de 80.000fc”, nous a dit un commerçant venu du grand Bandundu, avant de poursuivre : “si je fais allusion au prix d’achat par sac, nous nous approchons déjà de 13000fc à 140.000fc. Mon bénéfice ne restera que 30.000fc ou 20 000 fc pour tout ce temps est énergie gaspillés à la campagne. Ça ne me rapporte donc rien du tout.”
Il faudrait que le gouvernement envisage d’abord de baisser les prix des produits sur le marché exhorte ce commerçant.

Pour un économiste, Les remèdes à ces problèmes sont les réhabilitations et constructions des routes à desserte agricole et la suppression des barrières irrégulières. Cela ne peut se rendre possible que par l’arrestation des animateurs des payages qui se plongent dans la fraude.

L’assistance et l’accompagnement de l’État congolais dans l’application des activités agricoles faites par les privés sera d’une grande importance.Un accompagnement qui sera rendu possible si l’État congolais mettait un bon climat d’affaires dans le secteur agricole.
La loi devra aussi recourir à un guichet unique à la sorti des provinces et supprimer tout les barrières improvisées sur la route, donc il y a une politique de soutien à la commercialisation à mettre en place.

Édouard FUNDA

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