Culture

Le 10 avril 1966… Sans aucun plan précis, mais poussé par une impulsion intérieure

Katsh, alors élève de la quatrième moderne, troisième secondaire, au Collège du Sacré-Cœur de Likasi/Katanga, âgé de 15 ans et quelques mois, s’est mis à rédiger une pièce de théâtre intitulée FACE AU DANGER pour qu’elle soit représentée, par son équipe, au premier concours d’art dramatique patronné par le Club Dominique Savio, CDS… Personne ne pouvait imaginer, un seul instant, qu’il venait, par ce geste, non seulement d’inaugurer une œuvre dramatique qui compterait plus de 70 pièces de théâtre et qui durerait plus de 56 ans ; mais surtout d’ouvrir largement des fenêtres sur d’immenses possibilités de participer à nourrir le mental de la Population, en quête d’un profond changement, d’une façon on ne peut plus décisive. L’occasion, sans cesse renouvelée, de remercier le Créateur de sa grâce infinie !

-1959-1963-1965-1966

L’appropriation : De la scénographie

à la dramaturgie

1.- SEPT ANS après avoir été initié au THEATRE par monsieur MUKADI Kanyana, son enseignant de la troisième année, de l’Ecole Primaire Quartier 2 Garçons Panda/Likasi/Katanga ; et être monté, le 4 juillet 1959, sur une scène de théâtre – la belle pelouse de son école, à 9 ans, il y est resté au propre comme au figuré ;

2.- TROIS ANS après avoir progressivement rencontré les cinq meilleures littératures mondiales : à savoir négro-africaine, française, russe/slave d’expression française, anglaise/américaine et allemande dans leurs versions originales… Ce qui lui a permis de passer de John Dos Passos à Goethe, à Shakespeare, à Aimé Césaire, à Schiller, à Dostowiski, à Tchekov, à Senghor, à Soljenitsyne, etc. ;

3.- UN AN après le début, certes timide, de L’ECRITURE… La tenue régulière d’un journal intime qu’il va nommer « Journal de Bord » : les résumés de certaines journées spéciales… Moitié l’écoutant, moitié lui répondant ;

4.- LE VOICI, en pleine adolescence, ce 10 avril 1966, il y a 56 ans ! Franchissant le cap décisif au-delà de la scène de théâtre… Au moment où l’esprit achève le délicat processus de la prise de possession de son corps, arrivé à maturité… L’ENTHOUSIASME provoqué, et entretenu par la beauté de toutes ces activités artistiques auxquelles est intimement lié le Scoutisme de Baden Powell amène à la bonté, à l’honnêteté, à l’altruisme, à l’amour du prochain envahissant, à la beauté, à la vérité et à la vie… Bref ! à la bonne action quotidienne ;

5.- L’ELEMENT DECLENCHEUR de cette troisième impulsion intérieure vers la dramaturgie a été le premier concours d’art dramatique organisé par le Responsable du Club Dominique Savio, CDS ; et Enseignant au Collège du Sacré-Cœur  de Likasi/Katanga, Frère FRANTZ de la Congrégation des Frères Xavériens, à l’occasion du mois d’avril dédié en souvenir et en l’honneur de Dominique Savio (2 avril 1842-9 mars 1857), décédé à 15 ans : un Modèle des jeunes catholiques du Monde entier ;

6.-CHAQUE EQUIPE du CDS devrait préparer une scène de trente minutes, tirée de n’importe quelle pièce de théâtre du répertoire littéraire mondial, mais en français ; et à la présenter suivant un calendrier déjà arrêté à cet effet ;

7.-AU LIEU DE CHOISIR une scène telle que l’a stipulé le règlement dudit concours, et comme l’ont fait tous les autres chefs d’équipes, LUI, il se met à composer une pièce de théâtre qu’il intitule FACE AU DANGER afin de mettre en exergue les multiples dangers qui guettent les adolescents non avertis, indisciplinés, etc.

8.-LES MEMBRES de son équipe dont quelques-uns sont ses condisciples, élèves de la quatrième moderne, n’ont pas refusé son choix, sa pièce de théâtre… Ni ne l’ont encouragé… Indifférents. Mais ils se sont mis sérieusement au travail : mémoriser chacun son rôle et suivre/respecter les directives du « metteur en scène » lors de quelques répétitions. L’ambiance a été excellente, soutenue par l’originalité du thème. Certains scouts parmi eux étaient habitués à sa créativité tout au long des saynètes, montées de toutes pièces, pour la présentation aux différents feux de camp ;

9.-LEUR JOIE a été éphémère ! Frère FRANTZ a non seulement refusé que l’équipe de Katsh n’utilise, le jour « j »  l’enregistreur du Collège, mais aussi et surtout il s’est empressé de la disqualifier… Du concours… Pour si peu… L’introduction d’un enregistreur dans la réalisation… Sans lui laisser une possibilité de former un acteur qui parlerait soit des coulisses, soit devant les rideaux. Incompréhensif ! Tranchant ! ;

10.-FRERE FRANTZ S’EST-IL RENDU COMPTE du tort qu’il a causé à tous ces jeunes, et surtout au jeune dramaturge ? Il l’a fallu huit longues années au jeune artiste, pour se relever, pour redresser le front et pour reprendre la dramaturgie – le 20 août 1974 toujours à Likasi, à Panda, à 500 mètres à vol d’oiseau de la belle pelouse – sa première scène de théâtre – de l’EP Quartier 2 Garçons Panda ! Et cette fois-ci, sans y avoir sciemment pensé, il a prévu La VOIX devant les rideaux.

Ce n’est pas en vain que l’on conseille aux adultes, et surtout à ceux qui dirigent les enfants, d’être à leur poste, vigilant, attentif, conciliant, la main tendue… Afin de faire traverser chacun d’eux la rampe… Vers sa créativité… Vers  son inventivité… Vers son art… Vers son destin..

En dernière analyse : Tout homme/Tout l’homme est dans l’enfant !

Katsh

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