Culture

Le 23 avril 2021 : La 26ème Journée Mondiale du Livre et du Droit d’Auteur (JMLDA)

-« Le goût de lire vient en lisant. »
-« Le livre a une place réelle dans l’éducation d’un pays. » (Sansy Kaba Diakité, Directeur de Harmattan Guinée)
-« La lecture est indispensable à la formation individuelle. »
-« Si vous voulez cacher quelque chose à un Noir mettez-le dans un livre. »
-«Les livres sont une chance et une force à mettre entre toutes les mains.» (Madame Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO)
-Par conséquent, l’UNESCO suggère de consacrer les activités organisées pour la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur aux thèmes du livre et de la traduction.

Historique :

« Le 23 avril 1616, disparaissaient Cervantès, Shakespeare et Garcilaso de la Vega dit l’Inca. Ce 23 avril marque aussi la naissance, ou la mort d’éminents écrivains comme Maurice Druon, K. Laxness, Vladimir Nabokov, Josep Pla ou Manuel Mejía Vallejo. C’est pourquoi, cette date ô combien symbolique pour la littérature universelle, a été choisie par la Conférence générale de l’UNESCO afin de rendre un hommage mondial au livre et à ses auteurs, et encourager chacun, en particulier les plus jeunes, à découvrir le plaisir de la lecture et à respecter l’irremplaçable contribution des créateurs au progrès social et culturel. L’idée de cette célébration trouve son origine en Catalogne (Espagne) où il est de tradition d’offrir une rose pour l’achat d’un livre. Le succès de cette initiative dépend essentiellement du soutien que peuvent lui apporter les milieux intéressés (auteurs, éditeurs, libraires, éducateurs et bibliothécaires, institutions publiques et privées, organisations non gouvernementales et médias) qui sont mobilisés dans chaque pays par l’intermédiaire des Commissions nationales pour l’UNESCO, les associations, centres et clubs UNESCO, les réseaux d’écoles et de bibliothèques associées et tous ceux qui se sentent motivés pour participer à cette fête mondiale. »

Et chez nous…

Nous sentons-nous concernés et par cette fête mondiale du livre et par le livre lui-même et par les inconnus du public (Auteurs, libraires, bibliothécaires, imprimeurs, bookinistes, etc.) qui travaillent dans l’ombre pour que le livre ne disparaisse pas de notre paysage, de notre environnement ? Voilà plusieurs décennies que le livre a quitté les rayons poussiéreux des bibliothèques et autres librairies pour être exposé à même le sol, le long des artères du centre-ville principalement. Est-ce pour montrer, à la face de la Nation et de nos nombreux visiteurs, que la culture kongolaise a été rabaissée, et qu’elle ne survive que par terre ?

La vingt-sixième Journée Mondiale du livre et du droit d’auteur au Kongo ?

La reconnaissance de l’importance du livre, par tout le monde, ne suffit plus. Il faudrait passer aux actes : primo, aider les partenaires incontournables (-l’Association des libraires, -l’Association nationale des éditeurs de livres, -la Bibliothèque nationale, -les Archives nationales,-l’Union des écrivains, l’Association des bibliothèques publiques, l’Association des imprimeurs, etc.) à se reconstituer pour que chacun remplisse sa véritable fonction au sein de la société ; secundo, veiller à la mise en œuvre effective de plusieurs recommandations relatives au livre et/ou au droit d’auteur de plusieurs instances (entre autre des états généraux de la culture, de l’union des écrivains, de l’UNESCO, etc.) ; tertio, sensibiliser les uns et les autres à puiser en eux pour défendre la Culture de notre Identité. Quarto, que faire pour que le livre, importé ou produit localement, ne nous revienne pas cher ? Durant soixante ans, l’industrie nationale du papier reste toujours un projet nonobstant l’existence de notre forêt. Le papier et autres intrants de l’imprimerie importés et taxes ! Rendant cher le livre. Qui nous délivrera de cette imposition du reste injuste et injustifiée ? Tenez ! Pourquoi une rame de papier – importée évidemment – doit être vendue au détail à 5 dollars ? Lorsque dans d’autres pays un sac de 50 kgs de ciment est vendu à 1.5 dollars ! A ces faits s’ajoute le manque criant de culture de la Culture. En effet, c’est à partir de la défense de la culture que les armes vous seront données par surcroit pour la solidarité, le partage et le soutien.

Le témoignage de Katsh, auteur des pièces de théâtre :

-“ Malgré l’existence de la loi numéro 86-033 du 5 avril 1986 portant protection des droits d’auteur et des droits voisins, tout au long de ma carrière d’artiste, je n’ai jamais perçu de droit d’auteur et encore moins de droit voisin de mes 52 pièces de théâtre publiées. Et dire qu’une vingtaine d’entre elles sont régulièrement jouées à travers le pays voilà plus de trente ans. C’est la raison pour laquelle le Directeur Général de Numerica TV, Monsieur Kibambi Shintwa, ami d’enfance de Kikula-ville de Likasi-Katanga, déclare à qui veut l’entendre que les artistes de théâtre kinois n’ont pas été gentils en mon égard. Moi-même je me considère comme le dramaturge le plus spolié du Kongo. Et pour cause :

-Demain ? Un autre jour ! Ou De quoi souffre-t-elle ?  : ma pièce de théâtre, ayant mis en exergue, pour la première fois en Afrique et au Monde, la lutte contre le VIH/SIDA avant même qu’un plan de riposte ne soit effectif dans plusieurs pays, dont le nôtre. Cette pièce de théâtre a été représentée, par une troupe kinoise, en décembre 1989 à Montréal au Canada lors de la Journée Mondiale contre le VIH/SIDA en présence de plusieurs personnalités intéressées par cette pandémie. C’est le bureau de l’OMS/Afrique centrale, basé à Brazzaville, qui avait organisé ce déplacement. Une dizaine de billets d’avion avait été remise à la délégation kongolaise via le Ministère de la Culture. La kinoiserie oblige ! Tout ce beau monde s’est servi. Personne n’a songé à l’auteur. Avant ce voyage, la troupe kinoise avait joué, plusieurs fois et ce pendant plus de deux ans, ce spectacle riche en couleur. Sans verser de droit d’auteur. Et souvent, sans citer l’auteur.

-Le sang Ou Le passé est-il mort ?  avait été détournée par un dramaturge kinois bien connu dans le milieu de théâtre. C’est monsieur Mokolo wa Pombo, alors Commissaire chargé de la culture, devant lequel cette pièce avait été admirablement représentée dans la salle du Théâtre de la Ville de Lubumbashi en 1979 qui sera étonné de la similitude avec une autre pièce qu’un de ses conseillers lui avait résumée. Lors de la présentation des acteurs à l’issue du jeu qui me l’a annoncé, étonné !

L’arbre tombe… est une de mes autres pièces à avoir été montée à travers notre Pays, et ce durant quarante-trois ans, sans que les directeurs de troupes, les chefs d’établissement scolaire principalement, n’aient songé, un seul instant, à payer le droit d’auteur alors que la plupart de ces représentations théâtrales étaient payantes ? Toujours un problème de culture ? ”

Mweena Ngenyi wa Kumvuila

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