Economie

Le BCPSC devient l’ APCSC : Moise Ekanga, la patrie reconnaissante pour modèle de Financement Innovant

En signant le Décret créant un établissement public dénommé l’agence de pilotage; de coordination et de suivi des conventions de collaboration signées entre la RDC et les partenaires privés,  le Premier Ministre Sama Lukonde a en même temps validé un modèle innovant dans le système de financement du développement des économies africaines. En effet la décision de créer cette agence intervient dans un moment clé ou la République Démocratique du Congo cherche les voies et- moyens pour  impulser le développement à la base qui est le socle même de la croissance. Pour ceux qui suivent l’actualité économique et financière; ils savent que l’arrivée de cette nouvelle agence correspond à la volonté d’étendre le modèle à d’autres types de coopération. C’est une grande ouverture d’accès aux moyens supplémentaires dont l’État pourrait bénéficier si jamais les procédures et méthodes mises en place sont privilégiées.

L’arrivée de l’agence avec les missions qui lui sont conviées mettent en lumière un travail de titan abattu  par le bureau de coordination du contrat sino-congolais qui en son temps avait pratiquement inventé un modèle révolutionnaire dans le contexte de blocage ou se trouvait la RDC. Il faut le courage et l’honnêteté nécessaires pour reconnaitre le travail qu’avaient fourni l’honorable Moise Ekanga et ses équipes d’experts qui; placés devant la difficulté du moment avaient imaginé des mécanismes innovants. Pour bien saisir le propos, il est mieux de se replacer dans les prescrits de la loi numéro 11 /0011 du 13 juillet 2011 relative aux finances publiques qui stipulait dans le chapitre de la soutenabilité budgétaire que le pouvoir central, la province et l’entité décentralisée ne peuvent emprunter, chaque année, une somme supérieure au montant de leurs investissements. Et surtout insiste la loi, ils ne peuvent emprunter qu auprès des instituons nationales financières non bancaires. Toujours le même alinéa précise qu aucun emprunt ne peut être souscrit en devise; ni directement, ni indirectement à l’exception, le cas échéant de ceux souscrits par le pouvoir central pour lui-même ou pour la province ou l’entité territoriale décentralisée. La volonté du législateur était certes de protéger le pays d’un service de la dette étouffant qui asphyxie les efforts entrepris par les dirigeants. Mais en même temps, cette rigueur empêchait le pays de financer son développement qui avait crument besoin d’infrastructures.

L’État congolais était pratiquement pris en otage par ce système qui le rendait inéligible aux emprunts extérieurs. Le mérite de Moise Ekanga et de son équipe  c’est d’avoir inventé un modèle qui permette en même temps d’accéder aux ressources extérieures sans énerver ni grever le service de la dette. Il aurait fallu y penser et surtout y croire car plusieurs économistes et monétaristes ne voyaient pas comment cela allait fonctionner. Le monde de la finance s’est questionnée tel on se rappelle la descente sous forme de pression du FMI a l’époque pour faire reculer si pas retarder le processus. Ils ont tenu bon les experts congolais et ils ont avec les chinois modélisé un système qui a fonctionné et bien fonctionner, la preuve le pays est demandeur de son extension à d’autres coopérations avec les secteurs privés. C’est ici le lieu le génie de cet économiste congolais qui a développé une réflexion stratégique pour donner a son pays une source de financement non toxique et dont le impact sur le développement s’est rapidement fait remarquer. Il suffit que les entreprises chinoises se soient installées en RDC avec leur matériel pour que l’on assiste à un boom immobilier car désormais il était facile de construire avec la présence de tous ces engins et l’importation massive des intrants comme le ciment.

A titre d’exemple on peut évoquer le prix du ciment en 2008 qui se négociait à 32 dollars, mais dont le prix est désormais revu  à la baisse grâce au dynamisme imprimé âr mes grands travaux du contrat chinois. Les travaux ont commencé en 2009 et la production minière en 2016, mais entretemps le modèle a fonctionné pour permettre aux opérations d’infrastructures de ne pas s’arrêter. Aujourd hui la Banque Mondiale qui était réticente sur la fiabilité du modèle ; le recommande a d’autres pays qui possèdent des ressources naturelles et qui ont un besoin de développement. C’est sur ce modèle qu’il est possible de construire le grand Inga, voir le port en eaux profondes de Banana. Avec la promulgation de la loi n 14/005 du 11 février 2014 portant régime fiscal, douanier, parafiscal, ders recettes non fiscales et de change applicables aux conventions de collaboration et aux projets de coopération, l’architecture légale est complète pour ambitionner étendre le champ opérationnel.

 Dans le domaine de finances publiques il n’existe certes pas des médailles, mais Moise Ekanga en aurait amplement mérité pour s’être dépensé à défendre un modèle non compris donc combattu, mais sa ténacité et surtout l’abnégation des experts et intervenants a fini par payer car le décret du Premier Ministre a force de validation de l’expérience Moise Ekanga qui devient comme une œuvre pilote. C’est pourquoi pour le développement de la nouvelle agence il est conseillé de s’inspirer des acquis laissés par l’administration Ekanga et de créer une synergie dans cette matière qui a peu d’expertises.

        Homme discret, travaillant plus dans l’ombre; Moise Ekanga ne serait certainement pas accord de cet écrit qui lui rend justice car il est une personnalité qui a choisi de servir dans la discrétion la plus totale. Mais est-il que les modelés réussis doivent servir d’exemplarité et se porter vers la lumière pour faire des émules. Le premier a avoir saisi la pertinence de ce modèle c’est le gouvernement du Premier Ministre Sam Lukonde qui en a tiré des dividendes.

Adam Mwena Meji

 

 

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