Culture

Le début d’une rencontre durable…

Dans cette nouvelle rubrique, nous vous proposons des pages choisies des ouvrages, publiés ou non, basés sur l’expérience vécue de la première rencontre de l’artiste, et ou de toute femme et de tout homme, avec l’un des buts de son existence… Le premier geste à la base de tout le reste… La première action qui aurait déclenché la mise en œuvre, graduellement bien sûr, de toute la vision… Souvent dans l’opinion, on met un accent particulier sur la fin… A l’achèvement de l’ouvrage, de l’œuvre. C’est ainsi que les adages ci-après sont répétés en boucle : « En toute chose, il faut considérer la fin… Mieux vaut la fin que le commencement, etc. » Nous, nous vous proposons de remonter le courant, vers le début. Quand le puzzle se construit, dans le flou, dans le brouillard, dans la solitude, dans le silence… Le texte, ci-dessous, inaugure cette nouvelle démarche avec espoir que vous serez nombreux à vouloir partager votre expérience vécue avec nos nombreux lecteurs. Nous vous en remercions d’ores et déjà.

Le 31 janvier 1965…

Il y a exactement 56 ans, alors âgé de 14 ans et 5 mois, pendant le congé de détente, me trouvant chez un de mes cousins, K.B., alias Marcel, au Camp de Travailleurs de la Société des Chemins de Fer du Bas-Congo au Katanga, BCK en sigle, de Likasi au Katanga…

Poussé par une impulsion intérieure, j’ai pris un cahier de 200 pages, et je me suis mis, sans aucun plan précis/prédéterminé, à y rédiger mes Mémoires… A y raconter ma petite et insignifiante existante : depuis ma naissance à la Maternité Sainte Marie de l’Hôpital Saint Joseph de Panda/Likasi appartenant à l’Union Minière du Haut-Katanga, UMHK…

Elève de Cinquième Moderne, deuxième année secondaire, du Collège du Sacré-Cœur de Likasi… Scout engagé et engageant aux Patrouilles Libres, montées et dirigées, de mains de Maitre, par Frère Romain de la Congrégations des Frères Xavériens, alias Masashi (balles, en souvenirs de ses multiples interrogations), Guépard Ardent, Enseignant des mathématiques au cycle inférieur du secondaire de mon Collège… Habitant au 95, avenue Kundelungu de la Commune de Kikula… Troisième enfant, troisième garçon de Mbombo Muanza Somba Manya et de Tshimpanga Muukute Kabitanga… Lecteur assidu des romans de la littérature mondiale : française ; anglaise, américaine et allemande dans leurs versions originales ; négro-africaine et slave d’expression française… Fervent défenseur des mathématiques… Amoureux du Théâtre, etc.

Tout de suite, j’y ai noté, en exergue, que ce cahier représente pour moi et tour à tour, le lieu pour les exercices de volonté et le lieu pour l’initiation à l’écriture… Dans le sens que je DOIS y écrire, régulièrement, les résumés de mes activités et de mes différentes réflexions sur les événements… Une sorte de « Journal de Bord » qui sera rédigé fréquemment par le Capitaine de mon Bateau que je suis… Tenant bien en mains le gouvernail du bateau en tant que seul responsable du maintien de sa direction… Le seul ami fidèle qui ne me trahira jamais…

En effet ! D’emblée, je m’adresse, dans ce cahier d’élève que je suis, à un Ami invisible… Moitié l’écoutant, moitié lui répondant… Le début timide, en ce jour du 31 janvier 1965, d’un dialogue que je voudrais de franc !

Personne, et encore moins moi-même, ne pouvait prévoir que ce simple geste d’écriture, banal, à la limite enfantin, allait durer 40 ans : de janvier 1965 à décembre 2005 ! Et que banal geste d’écriture déclencherait, au fil des années, une abondante œuvre artistique…

Entre-temps, je poursuis l’écriture dans de nombreux cahiers… Au bout de trois ans de ce double exercice, j’atteints, en août 1968, la vitesse de croisière… Parvenir à écrire chaque nuit, avant de m’endormir, le résumé succinct de mes activités et des événements qui s’y rattachent… Etape par étape, j’en arrive à les distinguer par les titres et par les orientations…

Ainsi j’ai forgé les titres ci-après : « Obstacle à franchir », « Face à Face », « Face à l’avenir », etc. De 1965 à 2005 !

Cela va sans dire qu’à partir de 1974, à mon engagement à la Société Africaine d’Explosifs, AFRIDEX, de Likasi/Kakontwe, jusqu’à 2012, l’année de ma retraite anticipée ; la plupart de ces écrits se sont attardés sur l’autre volet de ma personnalité, outre le théâtre et sa pratique, au service, directement et/ou indirectement, de l’industrie minière au Katanga, au Kasaayi oriental, au Sud Kivu et au Maniema…

Ces écrits constituent la base de mes huit tomes de Mémoires, soit plus de 3.000 pages dactylographiées, à partir des matériaux vrais, véridiques, vérifiables, fiables, écrits au jour le jour, sans aucune idée de tricherie, et encore moins d’en vouloir à qui que ce soit… Cependant ils sont liés et reliés aux événements locaux, régionaux, nationaux et mondiaux.

Je les nomme : « Mon Théâtre : De l’appropriation à la création. Processus d’élaboration artistique. » Sous presse aux éditions du Centre de Promotion de l’Art, CEPROLA. » Les 5ème et 6ème tomes sont déjà publiés. Que le Seigneur en soit glorifié à jamais et remercié pour la rencontre de cet autre destin.

Muena Ngenyi wa Kumviula

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