Economie

L’OCC face à un double défi – Contrôle des produits sensibles et déchets toxiques : Déploiement national

L’Office Congolais de Contrôle peut être considéré comme l’inspection par excellence en ce qui concerne la qualité des produits consommés par les Congolais. Cet organe est l’agent technique du gouvernement congolais chargé du contrôle de qualité et de conformité aux exigences techniques, légales et sanitaires, des biens aussi bien pour l’exportation que pour l’importation, avec dans sa palette de services, le contrôle de l’Environnement, la certification, la salubrité de l’eau, des denrées alimentaires, des produits pharmaceutiques, etc. L’OCC est investi de la mission de contrôler tout ce qui est fabriqué localement, mais aussi les produits venus de l’étranger.

Vaste défi surtout lorsqu’il s’agit d’un pays continent comme la RDC, compté parmi les pays à risques en matière de circulation de déchets toxiques.

Les nouveaux dirigeants de l’OCC devront faire face au défi de l’entrée et de gestion de certains matériels et produits sur le sol congolais.

Selon un média français qui s’est fondé sur un rapport de la Banque Mondiale, L’Afrique Subsaharienne ( la RDC comprise) est une destination des exportations des déchets électroniques et toxiques qui entrent sous forme de biens de seconde main, des appareils électroniques low cost. Selon ce média, les matériels, principalement des appareils électroniques sont évacués en Afrique, après que les pays occidentaux s’en soient débarrassés. Leur simple entrée en terre congolaise constitue un danger, puisque dans la plupart des cas, il s’agit des produits toxiques ou même radioactifs.

La gestion de plusieurs autres produits locaux et venant de l’étranger, à l’instar des matières plastiques et autres produits chimiques, qui posent un sérieux problème de pollution de sol, de contamination de l’eau et problème de santé publique, sont du domaine de gestion de l’OCC et constitue un défi pour cet organe technique lequel doit barrer la route à certains produits venus de l’Europe, ayant choisi comme destination facile l’Afrique.

Produits locaux

En dehors du contrôle des produits venus d’ailleurs, l’OCC se doit également de renforcer son déploiement interne pour des analyses plus soutenues des produits consommés par les Congolais. Pour cela, le défi majeur est l’installation de plus des laboratoires et leur doter de matériels de technologie de pointe partout en RDC.

Les laboratoires de l’OCC sont donc indispensables pour aider cet établissement à accomplir ses missions. Au-delà du besoin des laboratoires, il y a également besoin de plus du personnel pour cet établissement public. Car, aussi bien pour le personnel que les labos, à chaque épisode de découverte des produits avariés sur le marché congolais, il s’est toujours trouvé des personnes pour remettre en cause la fiabilité, la qualité et le sérieux de ces labos ou encore l’expertise du personnel. Ainsi donc, on peut légitimement se demander : les laboratoires et le personnel de l’OCC sont suffisamment outillés pour tenir leur mission face à de produits hautement sensibles?

Si pour les produits de consommation importés, l’OCC s’est souvent targué de suivre à la loupe la certification qualitative des produits, via une batterie d’analyses et de contrôles, sur le plan de la production locale, principalement pour des produits de fabrication artisanale, le défi reste entier. Il n’y a qu’à voir le nombre de décoctions qui passent des mains en mains et sont consommés par les Congolais sans le moindre contrôle de l’OCC.

Comment alors assurer l’analyse de produits dont parfois on ne connait ni le dosage ni la composition, fabriqués localement, de manière artisanale, par de non-spécialistes et de personnes à la formation sommaire, dans des coins et régions inaccessibles et où les services publics sont quasi-absents ? Cette problématique devra figurer parmi les défis à long terme pour l’État, à travers son organe technique l’OCC. Le déploiement des services dans les 145 territoires est plus un besoin, c’est une urgence nationale

Patrick Ilunga

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