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Matata Ponyo lance un parti politique : Le ” LGD ” entre en scène

C’est par un communiqué en forme de réclame que le senateur Matata Ponyo a décidé d’informer l’opinion de l’existence et de la sortie imminente du ” Leadership et Gouvernance pour le Développement, LGD en sigle ”. Désormais, ce sigle va orner le monde des symboles évoquant les partis politiques. Les termes utilisés pour appeler au premier congrès sont évocateurs d’une vision du monde qui ne souffre d’aucune ambiguïté et qui traduisent finalement la cohérence de la démarche de l’ancien Premier ministre de la République Démocratique du Congo  qui est, depuis quelques années, l’apôtre du leadership et de la bonne gouvernance.

Matata Ponyo dont la pensée est contenue dans ce message s’adresse à l’opinion en ces termes : « Vous êtes nombreux à aspirer à une vie meilleure. Vous êtes nombreux à espérer encore une Nation prospère au cœur de l’Afrique jouant un rôle prépondérant à l’échelle mondiale. Vous êtes nombreux à croire encore en un Congo juste où chaque citoyen vit ses rêves et participe à l’effort national de développement derrière un leadership fort et éclairé pour le progrès et la bonne gouvernance ».

Des propos forts qui expriment la volonté de transformer les conditions de vie des citoyens en usant du vrai paramètre qui est le leadership. Cohérent dans sa démarche et alliant ses recherches scientifiques à la pratique politique sur terrain, Augustin Matata Ponyo est arrivé à la fin d’une étape qui existe, qu’il porte désormais une vision qui est la résultante d’un vécu conscient, d’une théorisation des expériences multiples et d’une démarche à la fois scientifique et universitaire.

Pour les observateurs de la scène politique congolaise, il y a comme une forme de logique qui sous-tend les grandes articulations de son parcours. Pour ceux qui ont été conviés au vernissage de son dernier ouvrage biographique intitulé ” D’un Bidonville à la primature ” du feu Tshitenge Lubabu (Journaliste) et de Bertin Makolo Muswaswa (Professeur des lettres), on pense que le professeur Matata Ponyo s’apprête à écrire la suite de ce récit qui sera certainement liée au LGD. Le congrès est prévu du 1er au 3 mai 2022.

Il ne pouvait choisir la date aussi symbolique que le Premier du mois de Mai qui est la fête du travail. Lui, un féru du travail avec des contraintes ascétiques, vient de faire un clin d’œil aux vertus du travail, seul facteur du développement capable de changer le destin d’un peuple.

En entendant de l’entendre et de découvrir le projet de société derrière cette sortie, Géopolis Hebdo se promet de suivre ce parti au quotidien pour voir comment celui-ci va articuler les vertus d’un leadership fort et éclairé dans un contexte de bonne gouvernance.

Portrait de Matata Ponyo

Matata Ponyo Mapon, né le 5 juin 1964 à Kindu (RDC), est spécialiste en politiques budgétaire et monétaire et s’intéresse particulièrement aux questions de développement économique, de bonne gouvernance, du climat des affaires et de mobilisation des ressources publiques.

Il est détenteur d’une licence en économie monétaire et internationale obtenue à l’Université de Kinshasa (Unikin) en 1988 et un diplôme d’études approfondies (DEA) en économie de développement de la même alma matter en 2016. ” L’homme à la cravate rouge ” est aussi détenteur d’un doctorat en Sciences économiques obtenu à l’Université Protestante au Congo en février 2018.

Parcours professionnel.

Le promoteur de l’Université Mapon a travaillé à la Banque Centrale du Congo (BCC) de 1988 à 2000. En 2000, il devient conseiller du ministre des Finances. De 2001 à 2003, il participe à la conception et à l’exécution des réformes ayant permis au pays de renouer avec les institutions financières internationales (FMI, Banque mondiale, etc.).

Par la suite, de 2003 à 2010, il devient Directeur Général du Bureau Central de Coordination (BCECO) où il coordonne avec succès les financements des bailleurs de fonds destinés à la reconstruction de la République Démocratique du Congo. Le 19 février 2010, il fit son entrée au gouvernement comme Ministre des finances et le 18 avril 2012, il est nommé Premier Ministre jusqu’au 20 décembre 2016.

En tant que Ministre des Finances de la RDC, il a pu stabiliser l’économie congolaise dont les principaux équilibres étaient rompus pendant plus de cinq années. Il a pu mener à terme la première revue du programme économique du gouvernement congolais avec le FMI. Ce qui a permis à la RDC d’atteindre le Point d’Achèvement en juin 2010 et d’obtenir l’effacement de ± 10 milliards USD de sa dette extérieure. Il a piloté plusieurs réformes importantes dont certaines ont abouti à des lois, notamment un nouveau code des douanes, la Loi sur les Finances publiques, le nouveau code des marchés publics, la taxe sur la valeur ajoutée, etc.

Il a lancé en 2010 un programme innovant de modernisation et de rajeunissement de l’Administration des Finances au travers d’un programme de recrutement et de placement des jeunes universitaires congolais, recrutés sur base extrêmement compétitive. Il est également parmi les initiateurs de la création de l’École Nationale d’administration (ENA) lancée au mois d’avril 2014.

Dans le cadre de la bonne gouvernance, il mène une lutte acharnée contre la corruption et la fraude dans la gestion des finances publiques. Ce qui a permis de presque doubler les recettes publiques en trois ans. Cette politique a permis à la RDC de financer, sur ressources internes, des projets dans les secteurs sociaux et des infrastructures.

Durant son mandat au ministère des Finances, il était le Président du Caucus Africain (organisation réunissant tous les ministres des finances de l’Afrique Sub-saharienne au Fonds monétaire international et à la Banque mondiale), et Président du Conseil des Gouverneurs de l’ACA (Agence pour l’Assurance du Commerce en Afrique) basée à Nairobi au Kenya.

En tant que Premier ministre de la RDC, il a engagé des actions courageuses dans le domaine des finances publiques et de la gestion budgétaire. Les résultats en sont une amélioration sensible des indicateurs du cadre macroéconomique, notamment avec un taux d’inflation de 2,72% en 2012, de loin inférieur aux prévisions du programme avec le FMI convenues à 9%. En 2015, ce taux a été de 0,8%. La RDC a affiché entre 2012 et 2015 des résultats économiques impressionnants. Avec un taux de croissance de près de 7% en moyenne depuis 2010, contre une moyenne de 3,5% en Afrique subsaharienne, l’économie congolaise a été parmi les 10 économies les plus dynamiques au monde.

Il a impulsé la bancarisation de la paie des agents et fonctionnaires de l’État, contribuant ainsi à améliorer le circuit bancaire du pays, mais surtout à endiguer la fraude massive qui gangrenait le secteur. Il y a lieu notamment de noter que cela a permis non seulement de rattraper plusieurs mois d’arriérés dans l’administration publique, mais aussi d’assurer le paiement régulier des salaires des agents et fonctionnaires de l’État.

En vue de garantir la reprise des activités économiques, il s’est attelé à l’amélioration du climat des affaires. Ce qui a notamment abouti à l’adhésion de la RDC à l’OHADA, en plus de plusieurs autres mesures incitatives dont la suppression des taxes illicites et multiples. Il a également conduit des politiques visant la relance de l’agriculture, la réhabilitation des infrastructures routières d’intérêt national et régional, la réhabilitation et la construction des hôpitaux et infrastructures scolaires, la création des sociétés publiques de transport, la relance des activités des institutions financières nationales de développement en berne depuis des décennies.

L’éducation a été l’une des priorités de son Gouvernement. Sa part dans le budget de l’État est passée de 1% en 1990 à 16% durant son mandat.

Il a contribué à la publication de tous les contrats miniers, pétroliers et forestiers auxquels le Gouvernement ou les entreprises publiques sont parties prenantes. Ce qui a permis à la RDC d’être admise, avec félicitations, au statut de pays conforme en matière de transparence par le Conseil d’administration de l’ITIE en 2014.

Suite aux différentes actions et réformes qu’il a entreprises, le taux de pauvreté est passé de 80% en 1990 à 63,4% en 2015. La RDC a ainsi gagné 10 places au classement 2015 de l’Indice de développement humain (IDH) du Programme des Nations Unies pour le Développement.

Depuis janvier 2017, il est le Président du Conseil d’Administration d’un think tank dénommé Congo Challenge. Il est aussi le Président de la Fondation Mapon qui finance des œuvres caritatives dans les secteurs de la santé et de l’éducation.

En novembre 2018, il est désigné par le Président de la Commission de l’Union Africaine pour diriger la mission d’observation des élections législatives du 20 décembre 2018 en République Togolaise. Il a eu, à cet effet, des entretiens avec les différentes parties prenantes y compris, les officiels du gouvernement et ceux en charge des élections, les candidats et partis politiques, les représentants de la société civile et les médias. Il a ensuite supervisé le déploiement des observateurs dans les différentes circonscriptions électorales du pays pour suivre et évaluer le jour du scrutin.

Depuis février 2019, il réalise des missions d’accompagnement du Gouvernement de la République du Togo dans la mise en œuvre et le suivi-évaluation de sa vision du développement du pays tel que coulé dans le Plan National de Développement (PND) 2018-2022. Un appui stratégique et technique au Gouvernement dans l’implémentation du programme économique et une communication conséquente aux membres du Gouvernement sur le Leadership et la Gestion Axée sur les Résultats (GAR).

Enfin, depuis mars 2019, il est élu Sénateur de la province du Maniema en RDC. Matata Ponyo est marié et père de 4 enfants.

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