Société

Optant pour une cireuse comme le métier : Mado Anuna ,exemple d’une femme battante et courageuse

Il n’y a pas de sot métier dit-on. Dans la ville de Kinshasa, c’est le courage qui compte et le kinois sait comment s’en sortir pour vivre au quotidien grâce à un quelconque métier. Parmi les métiers il y a celui de cireur qui est très prisé par des jeunes garçons pour la plus part qui proviennent du célèbre quartier Camp Luka dans la commune de Ngaliema.

Sur le boulevard du 30 juin , devant le bâtiment abritant la direction générale de la Cnss ,une femme fait exception avec ce métier de cireur .
Mado Anuna puisque c’est d’elle qu’il s’agit est une cireuse, un métier qu’elle exerce sans complexe.

C’est avec ça qu’elle nourrit sa famille.

Mariée et mère de 6 enfants Mado Anuna est née le 20 Décembre 1980 , elle est dans ce métier depuis 6 ans déjà.

C’est à l’issue d’une formation par une ONG de la place s’occupant exclusivement de la femme qu’elle eût le goût d’être cireuse et gagner l’argent à la sueur de son front.

“Je suis fière de mon métier ça m’aide tant soit peu à subvenir aux besoins de ma famille”, dit-elle.

Il sied de noter que le métier de cireur figure parmi les métiers négligés par les kinois .

Or pour Mado Anuna, avec le cirage elle gagne au moins 10 à 15000fc par jour , ce qui n’est pas moindre.

Par ailleurs ,elle invite les femmes et jeunes filles à travailler peu importe la nature du travail, cela leur permettra une certaine autoprise en charge.

“Je suis prête avec ce que j’ai comme expérience à apporter ma contribution en formant les femmes qui vont manifester la volonté , puisque j’ai aussi été formée”, déclare Mado Anuna.

Cependant, elle a rappelée plusieurs risques que comporte ce métier, notamment le fait d’être exposé sous le soleil à longueur des journées, mais aussi et surtout elle subit les tracasseries de la part des agents de l’ordre.
Soulignons que le métier de cireur généralement réservé aux hommes a pris une certaine ampleur dans la ville de Kinshasa.
Il permet à ceux qui l’exerce de nouer le deux bouts du mois sans complexe.

Ces cireurs sont généralement ambulant et circulent dans des milieux bien précis .
Le courage de Mado Anuna, cette femme battante prouve à suffisance qu’une femme peut aussi exercer un métier que l’on croit reservé aux hommes à condition qu’elle y mette du courage et de la détermination.

Patience Lokeke/ Stagiaire

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