ENVIRONNEMENT

Pollution mondiale : La RDC exige un accès équitable à la finance climatique

Si le changement climatique menace la sécurité des personnes, il porte aussi une menace pour la sécurité des États. Des États faibles seront ainsi davantage fragilisés par les conséquences du réchauffement climatique, et devront faire face à des crises humanitaires plus nombreuses. A ce propos, le groupe des négociateurs des Pays les Moins Avancés (PMA) qui rassemble les 46 pays en développement dans le monde dont la République Démocratique du Congo (RDC) défendent en commun leurs intérêts. Ces Pays partagent des considérations au sujet de leur vulnérabilité et de leur besoin de soutien pour planifier leur adaptation. D’ailleurs, la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC) reconnaît leurs besoins particuliers, dus aux capacités les plus faibles pour faire face aux impacts des changements climatiques. Ce groupe, pour atteindre ses objectifs communs, se rencontre régulièrement pour mieux se préparer aux négociations internationales sur le climat.

‘’ La rencontre Ministérielle de Dakar au Sénégal s’inscrit dans le cadre de la préparation de la Vingtième Conférence des Parties (COP 27) à la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique qui se tiendra, du 6 au 18 novembre 2022, à Sharm El Sheikh, en Egypte ‘’, a déclaré Eve Bazaïba Masudi, Vice-premier ministre et ministre de l’Environnement et développement durable au cours, au cours du dernier conseil des ministres. Avant d’ajouter : ‘’ Les objectifs poursuivis par la réunion sont de faire le point sur les progrès réalisés à ce jour dans les négociations internationales sur le changement climatique, de discuter des questions et défis clés, de développer un plan et de convenir des priorités et positions pour la COP27 ‘’.

Les discussions de la rencontre de Dakar qui donne également l’occasion de discuter des progrès réalisés et de renforcer le soutien aux initiatives des PMA au niveau politique élevé, ont porté sur les principales thématiques ci-après : l’atténuation, l’adaptation, les finances, les pertes et dommages, le renforcement des capacités, le transfert de technologie, l’agriculture, la transparence, l’article 6 de l’Accord de Paris sur “la coopération volontaire dans la mise en œuvre des Contributions Déterminées au niveau National (CDN) des pays pour renforcer l’ambition des mesures d’atténuation et d’adaptation. Selon notre source, les Ministres en charge de l’Environnement des PMA se sont concertés pour définir leur stratégie, discuter des priorités et besoins clés, des objectifs et des positions africaines pour la COP27.

‘’ La RDC se présente dans une approche contributive, en présentant ses potentielles forestière, sa méga biodiversité, ses minerais stratégiques, sa ressource en eau comme Réponse et Solution face aux enjeux du climat. L’Afrique, dans son ensemble, responsable que de 4% de la pollution mondiale, doit avoir accès de façon équitable à la finance climatique. Cette finance ne doit pas être perçue comme une aide au développement, mais comme compensation au regard des services que rendent notre pays à l’humanité ‘’, a fait savoir la VPM Eve Bazaïba. Pour ce faire, il faut faire respecter le pacte de Glasgow en ce qui concerne le crédit carbone et l’alignement au même taux de carbone à la même valeur afin de permettre à la RDC d’engager sa solidarité en faveur des PMA, très vulnérable face aux enjeux du climat.Les PMA, en ce compris la RDC, sont victimes et contributeurs avec leurs forêts qui constituent la solution basée sur la nature, sans oublier ses minerais stratégiques qui permettent la transition écologique.

Pour cette question, le Gouvernement Sama Lukonde a levé l’option de la transformation locale de ses minerais afin d’atteindre cette transition écologique et énergétique. En définitive, les PMA ont convenu, dans le cadre des négociations internationales sur les changements climatique, de défendre leurs positions au cours de la COP27. Mais qu’en est-il de la reprise de la 18ème Session de la Conférence Ministérielle Africaine sur l’Environnement (CAMAE 18.1) ?

Créée en décembre 1985, à la suite d’une conférence des Ministres africains de l’environnement tenue au Caire, en Égypte, le mandat de la CAMAE consiste à défendre la protection de l’environnement en Afrique, de veiller à ce que les besoins humains fondamentaux soient satisfaits de manière adéquate et durable, de veiller à ce que le développement social et économique soit réalisé à tous les niveaux et de veiller à ce que les activités et pratiques agricoles répondent aux besoins de la sécurité alimentaire de la région.Dans la foulée, la VPM Eve Bazaïba a annoncé que, conformément au programme du Gouvernement de la République, en son pilier 3 et son axe 10, la RDC a été réélu à la Vice-Présidence de la CMAE pour l’Afrique Centrale, lors de la session de la CMAE 18.1.

Il sied de noter que la RDC, en partenariat avec la République Arabe d’Egypte, va accueillir les Travaux Préparatoires à la 27ème Conférence des Parties (PRECOP27) à la CCNUCC. La PRECOP27 en RDC se déroule en 2 segments (Le segment des Scientifiques organisé du 5 au 7 septembre 2022 et le segment ministériel qui se tiendra du 3 au 5 octobre 2022). C’est ainsi qu’il vient de se tenir, du 5 au 7 septembre 2022 dans la réserve des biosphères de Yangambi, au Nord-Est de la RDC, la Conférence Scientifique Internationale, sous le thème : ‘’ Contribution des forêts du Bassin du Congo et des autres bassins tropicaux de la planète à la lutte contre le changement climatique : état des lieux et perspectives ‘’. Les scientifiques du monde ont réfléchi sur la contribution des différents bassins forestiers du monde à la lutte contre le changement climatique, et sur les stratégies visant leur protection et préservation, au regard des moteurs directs et indirects actuels de déforestation. La Déclaration de Yangambi a sanctionné la fin desdits travaux. Elle sera présentée aux Ministres lors du segment Ministériel à Kinshasa pour endossement.

Dieudonné Buanali

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