Portrait : Marie-Louise Bibish Mumbu, femmes de tête, œuvre de cœur

Marie-Louise Bibish Mumbu fait partie d’une classe privilégiée, qui s’affaire à partager avec sa communauté les éléments vitaux qui constituent le socle de leur existence que sont les œuvres culturelles, spécialement à travers l’écriture. La femme que Geopolis Hebdo met en en exergue ce jour est auteure de plusieurs œuvres littéraires, abordant des très  thématiques variées. Elle est née en 1975 à Bukavu à l’Est de la République Démocratique du Congo. Sa famille, originaire des deux Kasaï au Centre, réside à Kinshasa, à l’Ouest du pays. Journaliste culturelle, correspondante d’Africultures, elle se consacre de plus en plus à l’écriture, sa passion.

Elle a avoué son histoire d’amour avec l’écriture, qui au départ ne s’est pas conçu sous les beaux draps, par contre, dans les méandres des périodes douloureuses de l’histoire de son Congo natal. « Tout a commencé avec le décès de mon père en 1994 puis le changement de pouvoir et de président en 1997 en RDC, depuis ça ne s’arrête plus. Entre Mes obsessions et les suites, je demeure dans l’urgence de poser un acte, en cris ou en écrits, qu’importe. C’est mon acte de foi…»

OEUVRES :

Logiques Urbaines à Kinshasa, 2002, L’Harmattan.

Les Carnets de la Création : Francis Mampuya, peintre, 2003, 24 p., Éditions de l’œil.

Mes obsessions, j’y pense et puis je crie, 2004, Kinshasa, Éditions de la Halle de la Gombe, 2004.

La Fratrie errante, 2004, mis en scène par Faustin Linyekula en 2007

Le Festival des mensonges : mis en scène en 2007 par Faustin Linyekula, sur la base de Mes obsessions, j’y pense et puis je crie[5].

Bibish Mumbu, 24 p., Éditions de l’œil , 2007, mise en scène par Philippe Ducros[6]

Bibish à Kinshasa ou La vie quotidienne de Samantha, 192 p., Le Cri, 2008, adapté par Catherine Boskowitz

Moi et mon cheveu, cabaret capillaire, 2009, mis en scène en 2010 par Eva Doumbia.

Geopolis Hebdo