Economie

Pour une meilleure mobilisation des ressources en 2021 : Le Ministère du Commerce Extérieur et l’OCC viennent de sceller un pacte de performance

C’est pour la troisième fois que le Ministère du Commerce Extérieur et la Direction générale de l’Office Congolais de Contrôle (OCC) signent ce contrat de performance. Un exercice auquel se sont livré ces deux parties prenantes depuis l’année 2017. Mais, « des circonstances exceptionnelles ont empêché l’accomplissement du même acte au seuil de l’année 2020 », a fait savoir le Ministre Jean Lucien Busa dans son allocution. Ce contrat précise les actions à mener par les parties concernées dans le cadre de la mission confiée à l’OCC. La cérémonie de signature a eu lieu le jeudi 14 janvier 2021 au Beatrice Hôtel dans la commune de la Gombe. Et c’était en présence de la Secrétaire général au Commerce, le Président du Conseil d’Administration de l’OCC, du Directeur Général de Bivac International/RDC, le Directeur Général de la Foire Internationale de Kinshasa (FIKIN) des membres du Conseil d’Administration, du Directeur Général Adjoint de l’OCC, des Directeurs centraux et des Chefs des Départements.  

Selon le Directeur Général de l’OCC Célestin-Pierre Risasi Tabu Wa M’Simbwa, ce contrat de performance renferme principalement la politique générale, les orientations définies par le Conseil d’Administration, la synthèse des objectifs globaux et spécifiques retenus dans le programme budgétaire 2021, le budget d’exploitation sous forme du compte prévisionnel de résultat prévisionnel, le tableau synthèse de la répartition de la valeur ajoutée, la synthèse des projets d’investissements, le budget de trésorerie reprenant les encaissements et les décaissements, la contribution au financement du budget de l’État, les engagements de l’OCC vis-à-vis de la Tutelle, les engagements de la Tutelle vis-à-vis de l’OCC ainsi que le programme annexes d’actions annexes au Budget de l’exercice 2021.

Par ailleurs, il a indiqué que son établissement va continuer à travailler pour réaliser sa mission d’évaluateur de la conformité de tierce partie mais aussi pour assurer la sécurité économique et la santé de la population congolaise surtout en cette période marquée par la crise de la Covid-19. Pour évaluer la conformité, l’OCC utilise une arme représentée par la norme qui est son principal outil du travail.

« Soucieux de ne pas ajouter la crise à la crise, l’OCC doit précisément user de l’arme représentée par la norme, son principal instrument de travail, pour faire l’évaluation de la conformité une alliée sure dans la bataille pour la préservation de la santé de la population et le développement de notre commerce extérieur dans un environnement économique fortement concurrentiel exigeant mais aussi une source de nombreuses opportunités pour qui savent les prendre. La Zone de Libre Échange Continental Africaine ou l’AGOA, par exemple, font partie de ces opportunités », a-t-il laissé entendre dans son allocution.

Mais à côtés de ces opportunités, des nombreux défis restent à relever par l’OCC et le soutien du gouvernement s’avère donc nécessaire pour les résoudre. Parmi ces défis, le DG Risasi Tabu a évoqué l’accumulation des créanciers sur les prestations de l’Office dans le secteur pétrolier et le secteur minier, les résistances au contrôle de la production locale, la difficulté rencontrée pour entrer en possession du terrain normalement acheté à Kinshasa en vue d’abriter un laboratoire ultramoderne destiné aux contrôles de qualité à Kinshasa mais également la confusion entretenue sur les statuts de l’OCC comme établissement public à caractère scientifique et technique et non une régie financière ou une structure administrative, contre lequel certains Ministères prennent les arrêtés réduisant d’autorité la quote-part de la rémunération liée à ses prestations sans associer le Ministère du Commerce Extérieur encore moins l’intéressé.

Les engagements du ministère du Commerce Extérieur vis-à-vis de l’OCC

Prenant la parole, le Ministre de tutelle de l’OCC Jean-Lucien Bussa a avant tout signifié que cette cérémonie traduit une vision commune de management moderne fondé effectivement sur des outils de gestion prévisionnelle et libéré des aléas de la navigation à vue. Et tout en agréant les indicateurs économiques, financiers et stratégiques sur lesquels la Direction Générale de l’Office Congolais de Contrôle s’engage vis-à-vis de l’autorité de tutelle, il a exhorté l’OCC à chercher sans désemparer la réalisation optimale de son objet-social et à demeurer préoccupé par la satisfaction de ses partenaires-clients, donc la prise en compte de leurs attentes légitimes.

Pour lui, l’Office Congolais de Contrôle a un rôle stratégique à jouer dans le contexte actuel de démantèlements tarifaires au niveau mondial et continental, qui fait de la qualité et du prix des critères déterminants au moment du passage à la frontière de tous les biens et les marchandises. Et il reste aussi un acteur public de premier rang pour les agents économiques, en l’occurrence les producteurs demandeurs de compétitivité, les producteurs d’échanges commerciaux avides de facilitations pour autant qu’elles soient régulières, les consommateurs demandeurs des produits plus performants.

Pour assurer le suivi de l’exécution dudit contrat de performance, le Ministère du Commerce Extérieur s’engage, déclare Jean-Lucien Bussa, à mener un nombre d’actions. Il s’agit entre autres accompagner l’OCC dans le processus de la stabilisation du cadre budgétaire en cours par le maintien et la tarification des prestation de l’OCC, poursuivre les démarches pour la restauration et préservation exportés et l’augmentation de sa quote-part dans le 1% alloué aux intervenants dans le circuit des exportations du pétrole brut, accompagner l’OCC dans ses démarches visant à obtenir l’effacement de sa dette fiscale qui amenuise ses recettes eu égard à l’importance de ses créances sur les institutions publiques.

Du reste, avant de souligner qu’une commission mixte sera mise sur pied pour effectuer le suivi de l’exécution de ce pacte de performance, il a ajouté que son ministère va aussi aider l’OCC à retrouver ses créances sur les produits pétroliers, poursuivre les démarches pour le renforcement du mandat juridique de l’OCC dans le contrôle de l’environnement, de l’industrie pharmaceutique locale mais aussi faire un plaidoyer pour réhabiliter l’OCC dans le circuit d’exportation des substances minérales précieuses et semi-précieuses comme organe bouclant le processus par émission du CVE selon l’arrêté ministériel 126/CAB/MIN/FINANCES/2013 du 31 aout modifiant et complétant l’arrêté ministériel no 003/CAB/MIN/FINANCES/2009 du 24 janvier 2009.

Après échange des documents entre le Ministre Bussa et le DG Risasi Tabu, place a été donné aussi aux différents directeurs provinciaux de l’OCC pour signer ce document ensemble avec leur Directeur Général.

Pour sa part, le Président du Conseil d’Administration de l’OCC qui répondait à nos questions à la fin de la cérémonie, a tenu à rassurer que leur institution dispose des moyens nécessaires (des outils et laboratoires) pour atteindre les objectifs définis dans le contrat signé entre l’OCC et le Ministère du Commerce Extérieur. L’OCC se compose aussi, a-t-il ajouté, des cadres compétents et recyclés dans tous les domaines. Et c’est ce qui fait qu’il soit compétitif sur le marché international.

Djodjo Mulamba

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