Politique

Présidentielle 2023 : JP Lisanga Bonganga dans les starting block

*Il est l’un de ceux qui ont épousé le combat de Martin Fayulu comme opposant à l’actuel pouvoir, dénonçant, la majorité présidentielle dans une formulation un tantinet provocatrice laquelle répète inlassablement : “l’Union dite sacrée”, pour qualifier la majorité présidentielle actuelle. Il a prôné depuis de longs mois maintenant “une sortie de crise” autour des questions électorales au pays avant les scrutins de 2023. Avant d’avoir gain de cause, l’homme vient de se déclarer candidat à la présidentielle. Jean-Pierre Lisanga Bonganga veut battre Félix Tshisekedi dans les urnes. Mais sa candidature ira-t-elle à ces élections même en concurrence avec ses camarades de l’opposition ? Ces questions trouveront réponse dans les jours qui suivent. En même temps aussi, le candidat déclaré est dans le collimateur de la justice pour une affaire, semble-t-il, d’offense à la personne du chef de l’État, selon son parti.*

A luta continua, vitória é certa”. C’est par cette formule en langue portugaise que Oscar Lugendo Lula, secrétaire permanent de la Dynamique pour la sortie de crise (Dysoc) a annoncé la candidature de Jean-Pierre Lisanga Bonganga à la présidentielle de 2023. Le coordonnateur de la Dysoc (JP Lisanga Bonganga) a décidé de se mettre dans les starting blocks pour la course électorale de 2023. L’ancien ministre vise la plus haute marche et il veut y croire. Il annonce pour bientôt la présentation de son offre politique à la nation congolaise. Lui qui a soutenu Martin Fayulu dans sa lutte pour la reconnaissance de la “victoire” du président de l’Ecidé à la présidentielle de 2018, va devoir rouler pour lui-même en briguant le poste de président de la République démocratique du Congo. Sera-ce au prix de concourir en ordre dispersé pour l’opposition ? Lisanga Bonganga est-il prêt à compétir contre Félix Tshisekedi, candidat déjà déclaré à sa propre succession, et contre ses amis de l’opposition avec qui il a partagé le combat ? Est-il prêt à aller à la grande bataille des urnes dans l’état actuel des instances électorales ? Le coordonnateur de la Dysoc n’a pas donné suite à ces questions qui lui ont été posées par Géopolis Hebdo. Mais le secrétaire permanent de la Dysoc affirme que cette déclaration de candidature “ne remet nullement en cause le noble combat que mène la Dysoc en vue de l’obtention d’un processus électoral consensuel devant permettre l’organisation des élections inclusives, transparentes, crédibles et apaisées en 2023”.

Le président de la Convention Chrétienne pour la Démocratie (CCD) met une double pression sur le pouvoir : il prône un consensus autour des questions importantes, comme la quasi-totalité des parties d’opposition, mais il insiste aussi qu’il n’y aura “pas de glissement”. “Pas même d’une seconde !”, comme l’a déclaré Oscar Lugendo de la Dysoc. L’ancien ministre qui appuie sur l’accélérateur pour mettre le pouvoir actuel devant ses responsabilités, se retrouve lui-même avec une pression à son encontre. Il est actuellement dans le viseur de la justice sur fond d’une affaire “d’offense à la personne du chef de l’État et de propagation de faux bruits”. Une affaire qui remonte à 2019 lorsque Lisanga Bonganga se serait laissé aller à un commentaire osé sur ce qui était selon lui, l’exercice du pouvoir en RD Congo.
Pour le parti de l’opposant, cette affaire a été soulevée simplement pour perturber le processus électoral en cours. C’est ce qu’a déclaré Oscar Lugendo le 15 septembre dernier. “La Dysoc a été ahurie d’apprendre que son coordonnateur JP Lisanga Bonganga fait l’objet d’une requête aux fins de fixation d’audience pour, semble-t-il, offense à la personne du chef de l’État et propagation de faux bruits. Ce dossier déjà classé sans suite depuis 2019 pour faits non établis est exhumé ce jour pour des fins politiciens à l’effet de mettre en péril le processus électoral en cours et la démocratie de notre pays”, a affirmé Oscar Lugendo.

Le parti de Lisanga Bonganga affirme aussi que l’action judiciaire à son encontre, “vise tout simplement la mise à l’écart des leaders avérés aux prochaines échéances électorales”.
Le Procureur Général près la Cour d’appel de Kinshasa Matete a décidé d’engager des poursuites contre l’ancien député Jean-Pierre Lisanga Bonganga.
Une requête de fixation de date d’audience signée le 7 septembre 2022, a été adressée au président du tribunal de paix de Lemba.
Pour le secrétaire permanent de la Dysoc, il s’agit d’une instrumentalisation. Oscar Lugendo croit savoir que l’instigateur de l’affaire judiciaire est le bureau de l’Assemblée nationale. Pour lui et pour la Dysoc, c’est parmi les membres dirigeants de la chambre basse du parlement qu’il y a le tireur des ficelles de ce “vieux dossier vide”, a-t-il déclaré.

Patrick Ilunga

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