Economie

RDC – Grogne des travailleurs des Indo-pakistanais à Kinshasa : L’application du SMIG, le paiement des heures supplémentaires et l’amélioration des conditions de travail divisent employeurs et employés

Il s’observe depuis la matinée du lundi 27 juin dans la commune de la Gombe, centre des affaires de Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, la fermeture de plusieurs maisons commerciales, plus précisément les dépôts pharmaceutiques et quincailleries, appartenant aux indo-pakistanais pour des raisons de sécurité, en prévision d’un mouvement général de grève surprise déclenché par les travailleurs et journaliers de ces asiatiques qui ont choisi la RDC comme leur seconde patrie mais qui ne respectent pas malheureusement, le code du travail et toutes ses mesures d’application, ni encore la réglementation sur le petit commerce.

Selon le constat fait par les reporters de Géopolis Hebdo, de passage sur l’avenue du marché, les grévistes ont créé des attroupements devant l’entrée des différents magasins fermés par précaution par leurs employés, principalement les quincailleries et dépôts pharmaceutiques. Mais que réclament-ils au juste ? Plusieurs grévistes interrogés à ce sujet réclament entre autres l’application du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) dans le secteur du commerce, le paiement des heures supplémentaires et l’amélioration de leurs conditions de travail.

“Nous avons grevé en raison tout d’abord de l’horaire du travail qui n’est pas respecté. Chez nous, le travail commence à 8h00 et la fermeture à 15h45 mais eux nous emmènent jusqu’à 17h sans payer ces heures supplémentaires “, explique l’un des grévistes qui a requis l’anonymat, rencontré au croisement des avenues du Commerce et Bas-Congo. Avant d’ajouter : ” En cas de maladie, rien n’est prévu en terme de prise en charge médicale. Nous nous débrouillons qu’avec ce maigre salaire (Ndlr : Moins de 100 dollars américains pour la majorité) pour nous prendre en charge. Nous dénonçons le silence des autorités politico-administratives et surtout, la complicité de nos syndicats. Ces étrangers vont jusqu’à nous chosifier “.

Lorsque nous tombons malades et que nous demandons un repos pour des raisons de santé, a-t-il poursuivi, ils (Employeurs) nous pointent absents sur la liste de présence.

” Dans tout ça, nos autorités ne disent rien par contre, certaines d’entre elles viennent à la fin de chaque mois récupérer des petites enveloppes “, déclare un autre gréviste répondant au nom de Jacques.

A en croire l’une des grévistes qui a opté pour l’anonymat, leurs syndicats travaillent en complicité avec leurs employeurs et reçoivent en contrepartie des avantages et les enveloppes pour couvrir leurs méfaits.

” Nous sommes étonnés de voir que même notre syndicat qui est composé de nos compatriotes travaille en complicité avec les expatriés qui nous maltraitent. En contrepartie des enveloppes et d’autres avantages qu’ils reçoivent, nos propres frères appuient les actes atroces organisés contre nous “, fait-elle savoir.

Cette situation déplorable que vivent les congolais travaillant chez ces expatriés remonte de plusieurs années.
La passivité et surtout, le silence, des certaines autorités congolaises face à cette situation est étonnante car, dans la vision du premier des congolais, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, dénommée ”Le peuple d’abord ”, l’homme a été placé au centre de tout afin d’arriver au bien-être collectif. Mais malheureusement, cette vision humaniste est le cadet des soucis des employeurs indo-pakistanais.

Damany Mujinga et Kevin Niki

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