Politique

RDC : La redevance minière ouvre de grands appétits et créé de petites jalousies : La Chefferie Bayeke, cible des prédateurs

Jamais une affaire n’a attiré l’attention de plusieurs et suscité de jalousie comme celle de la redevance minière versée, conformément à la Loi, aux Entités Territoriales Décentralisées (ETD). Dans les officines politiques, des voix ne cessent de s’élever pour obtenir à tout prix la révision de la Loi et ramener le pays à l’ancien système longtemps décrié, où ces entités étaient abandonnées à leur triste sort au profit des politiques. Aujourd’hui, nul n’ignore que depuis la réforme constitutionnelle et la promulgation du Code minier révisé, les ETD sont de plus en plus au cœur des activités de grande transformation de l’arrière-pays, car elles reçoivent, notamment pour celles qui abritent des activités extractives, une partie de la redevance minière qui est immédiatement destinée aux projets de développement selon les dispositions pertinentes du nouveau Code minier. Alors que ce système produit déjà des fruits à la grande satisfaction des riverains, une campagne de sape et de diabolisation depuis un certain temps par des acteurs se réclamant de la société civile pour combattre cet élan de développement à la base. La principale cible dans cette cabale est visiblement le Mwami des Bayeke, Godefroid Munongo.

En effet, par certains médias nationaux et internationaux interposés, ces acteurs, soutenus par des officines politiques, se livrent à une campagne de diabolisation de la chefferie de Bayeke à travers son autorité coutumière Godefroid Munongo à cause justement de cette redevance minière qu’ils jalousent depuis la promulgation du Code minier révisé. Citant faussement les riverains de la Mine du cuivre de Tenkefungurume, ces acteurs affirment que ces riverains remettent en cause l’accord signé par l’autorité coutumière, car selon eux, l’opérateur chinois du site ne leur rétrocède pas les sommes qui leur reviennent conformément à la Loi, pointant malencontreusement du doigt le Mwami Godefroid Munongo qui, du reste, s’est depuis plusieurs années battu pour sauvegarder les intérêts supérieurs des populations riveraines.

A en croire une certaine presse, ces acteurs de la société civile qui accusent le Roi Godefroid Mwami Munongo de la chefferie de Bayeke d’avoir mal négocié le cahier des charges de TFM, car la redevance obtenue de cet accord conclu est « insignifiante » et par voie de conséquence, ils exigent une renégociation de cet accord avec l’opérateur chinois de la Mine dans la chefferie de Bayeke. Ces organisations de la société civile vont plus loin pour non seulement affirmer que le Mwami Munongo n’aurait pas obtenu une enveloppe assez importante pour les riverains à cause de cet accord mal négocié selon eux mais aussi et surtout, elles soutiennent que le Chef de Bayeke ne reverserait pas à tous les membres de la communauté cette redevance.

Les dispositions pertinentes du Code minier révisé sont pourtant claires sur cette question de la redevance minière accordée aux Entités Territoriales Décentralisées (ETD). Selon l’article 242 de la Loi minière, « La Redevance minière est versée par le titulaire du titre minier d’exploitation à raison de 50% acquis au pouvoir central ; 25% versés sur un compte désigné par l’Administration de la province où se trouve le projet ; 15% sur un compte désigné par l’Entité Territoriale Décentralisée dans le ressort de laquelle s’opère l’exploitation ; et enfin 10% au Fonds minier pour les générations futures ».

En homme soucieux du bienêtre de sa communauté et ayant milité depuis des années pour la mise en œuvre des principes fondamentaux de la décentralisation, il est aujourd’hui inconcevable que le Mwami Munongo puisse négocier un accord qui va en l’encontre de ces dispositions pertinentes de la Loi. Toutes ces accusations sont simplement à mettre à l’actif de ceux qui, depuis toujours, militent pour que la constitution soit révisée dans ses dispositions qui renforcent le pouvoir légitime des ETD, alors que ce système important qui est le fruit d’un grand consensus national avait pour finalité de construire des ponts de développement entre les milieux urbains, contrairement à la centralisation dans le parti Etat.

Grace au Code minier qu’il a soutenu au parlement en sa qualité de parlementaire et membre de la commission décentralisation, Mwami Godefroid Munongo a posé des gestes salués par tous les membres de sa communauté (Les Bayeke). Au bout d’un temps record, des hôpitaux sont construits, des routes tracées comme chez les Kamponda, des écoles voire des Universités sont construites comme à Djugu et à Bunkeya, des puits d’eaux, des panneaux de signalisation et d’autres ouvrages sans parler d’un coup de massue lancé à l’agriculture. Ces résultats obtenus, peut-on le constater, sont le fruit d’une décentralisation à la base et les acquis de ce modèle sont palpables en si peu de temps contrairement aux trente-deux ans de gabegie et de stagnation.

A une question de Géopolis sur la provenance des fonds ayant facilité toutes les réalisations à la base, particulièrement à l’occasion d’une cérémonie de remise des véhicules aux chefs coutumiers de sa chefferie, le Mwami des Bayeke Godefroid Munongo ne va pas par quatre chemins. « La réponse est simple, de la redevance minière », comme pour dire que l’homme ne dilapide jamais les fonds versés à sa communauté dans le cadre de la redevance minière, car le tout est redistribué à toute la communauté par des actions à impact visible et cela à la grande satisfaction de tous. « On a de grands regroupements, des petits regroupements et une grande population qui nous regarde. Nous nous sommes dit commençons par ce qui est réalisable, on a convoqué l’exécutif et les secrétaires de nos entités, y compris tous les notables des chefferies pour des consultations à l’issue desquelles nous avons adopté les étapes à suivre, l’une après l’autre mais le plus grand projet, outre l’Université, sera l’agro-pastoral.

Les mines finiront un jour, mais on va envoyer une délégation des jeunes au séminaire au Benin et d’autres à Kamina pour etre formés en agronomie, les tracteurs, les bulldozers et d’autres engins vont venir pour la saison prochaine et nous allons assister au vrai développement », déclarait le Mwami Munongo lors d’une interview accordée à Géopolis Magazine (N°58, Février-Mars-2019), ceci pour démontrer à quel point l’homme reste attaché aux questions de développement de sa communauté contrairement aux allégations propagées dans la presse.

Pour des visées politiciennes mal ficelées, nul ne peut aujourd’hui combattre cet élan de développement déclenché à la base grâce à la Loi fondamentale du pays et à la Loi minière qui reconnait aux ETD les droits légitimes de percevoir la redevance minière. Ayant ainsi milité pour que ce qui était autrefois un rêve devienne une réalité palpable, le Mwami Munongo Godefroid doit donc être encouragé dans ses multiples efforts pour le développement à la base, à travers des actions à impact visible réalisées grâce à la redevance minière, n’en déplaise aux détracteurs prédateurs.

Géopolis Hebdo

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