Société

RDC : Le Kongolais devrait être re-construit…

… Mentalement, psychiquement, culturellement, spirituellement avant de songer à reconstruire le Pays…

Telle est l’une de dernières phrases de la pièce de théâtre, de Katsh Katende, intitulée « Mon prochain est un miroir. », reçue à Likasi/Kakontwe, le 13 novembre 1988, montée et jouée pour la première fois, par Le Théâtre Africain des Muses, le 24 mai 1991, dans la Salle polyvalente du Centre de Formation Professionnelle, CFP, de la Société Nationale des Chemins de Fer du Congo, SNCC/Likasi ; et publiée, en juin 2004, aux éditions du Centre de Promotion de l’Art, CEPROLA, de Kinshasa. Ne dit-on pas, judicieusement par ailleurs, que là où le Théâtre va, TOUT va ? Car, le but ultime de l’art le plus éminent, l’art de la parole, l’art dramatique, le Théâtre, est de rendre la vertu aimable aux hommes – Fontenelle. En effet ! Dans Son Omni Sagesse, le Créateur a placé, devant chacun de Nous, un miroir vivant qu’est le Prochain. Mais, qui est le Prochain ? Tout être humain – enfant, femme, homme – quelles que soient sa taille, la couleur de sa peau, son intelligence, sa religion, sa nationalité, ses richesses… Rencontré sur les nombreuses routes de Jéricho de la Vie… Pour que, chaque fois que Nous nous retrouvons irrité par un quelconque défaut du Prochain, que Nous soyons sûr et certain, que Nous portons ce même défaut au centuple. Ah oui ! La poutre qui est dans notre œil l’obstrue, si bien qu’elle nous renvoie, toujours et déjà, l’image de notre propre défaut agrandi, retro vu, retro perçu. C’est ainsi que Nous le remarquons vite, et surtout avec tant d’irritation. Cette connaissance pourrait Nous aider à nous reconstruire à partir de l’intérieur. Et surtout à aider le Prochain à adopter le même processus. N’est-ce pas merveilleux ? Une occasion, sans cesse renouvelée, de remercier le Créateur pour cet immense don !

La loi ou le principe d’Archimède…

Paraphrasant une des versions kongolaises de la loi ou du principe d’Archimède, la/le vôtre s’exprime de la manière suivante : « Tout cadre kongolais, nommé, par Ordonnance présidentielle, à un poste de responsabilité – Gouvernement, Entreprise publique/étatique/mixte, Administration publique, etc., perd une partie de ses facultés – intellectuelles, spirituelles, psychiques, mentales, etc. – dont le volume est égal au volume des deniers publics spoliés, déplacés, détournés… » ;

Vous ajoutez…

Etre parvenu à cette constatation après une multitude de recherches minutieuses, menées dans tous les milieux professionnels de ce Pays continent ; et ce, dès le lendemain du 30 juin 1960 jusqu’à aujourd’hui ! Donc plus de six décennies ;

Vous poursuivez…

En affirmant, la main sur le cœur, que toutes ces personnes, au départ, c’est-à-dire avant leur nomination par Ordonnance présidentielle, ne présentaient aucun signe extérieur d’une quelconque affection psychique, mentale, physique, spirituelle… Elles le sont donc devenues au fréquent contact des deniers publics, surtout au contact exponentiel des billets verts. A partir de cette manipulation, consciente et/ou inconsciente, elles seraient toutes atteintes de pandémie à dollarvirus ! Donc tous des candidats, et en puissance, à être admis, pour rééducation à la Maison d’arrêt de M…

Vous concluez…

Fort de cette constatation, en des termes on ne peut plus clairs : « Tout ceci est arrivé à cause du Complexe d’Œdipe non et/ou mal maitrisé ! »

En effet ! « Le complexe d’Œdipe concerne aussi bien la fillette que le garçonnet, de deux-trois-quatre ou cinq ans (tout dépend de la constitution physique de chacun) au moment où elle/il découvre son sexe et le sexe opposé… Si c’est une fillette, elle haïra sa mère… Si c’est un garçonnet, il haïra son père… Jusqu’à vouloir sa mort, afin de la ou de le remplacer auprès de la mère et ou du père. » (Extrait tiré de « Père, où es-tu ? » Pièce de théâtre de Katsh Katende, publiée aux éditions du CEPROLA, 68 pages, Kinshasa, 2020.)

Or tout le monde l’a déjà remarqué…

L’âge psychique de nos dirigeants nagerait entre deux et cinq ans ! Traumatisé à souhait, dominé par la culture des autres, ratatiné par un goût excessif des billets verts… Bref ! Les candidats à ce complexe d’Œdipe mal maitrisé ! Envers le Père colonisateur..

Tout au long de l’Histoire, l’Africain en général et/ou le Kongolais en particulier, est parvenu, après des luttes vraies, supposées et/ou fausses, à remplacer le Père colonisateur auprès de la Mère Afrique, non pour panser ses plaies, ses multiples blessures, pour veiller sur sa santé, sur son bien être ; mais pour poursuivre la tâche du Père colonisateur : participer à l’exploitation, au transfert des devises, à l’exportation des devises pour l’achat des usines, des villas, des voitures… En Occident ! Bref ! Tout est sacrifié pour imiter le Père colonisateur au détriment de la Mère Afrique et de ses centaines de millions d’habitants.

Seule la guérison, miraculeuse ( ?)

…Aiderait le « garçonnet » à devenir grand, à maîtriser ce complexe d’Œdipe, à triompher de la pandémie à dollarvirus. Et à sortir victorieux du cercle vicieux…

L’unique voie qui s’impose au Bassin du Kongo et à ses millions d’Habitants reste la réappropriation de la Culture de son Identité par la redynamisation du Théâtre de la Majorité. Si elle est appuyée par une volonté politique ferme, elle pourrait participer activement à renverser le courant. Encore faudrait-il d’abord se réveiller de ce long sommeil de plomb…

Muena Ngenyi wa Kumviula

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