INDUSTRIE

Relance de la SOTEXKI : L’ambitieux Plan stratégique de Julien Paluku adopté au Conseil des Ministres

Ragaillardi par l’existence d’un Plan Directeur d’Industrialisation depuis 2021, véritable boussole pour la relance de ce secteur porteur de croissance, le ministre de l’Industrie ne ménage aucun effort afin de booster les activités industrielles en République Démocratique du Congo (RDC). Pour ce faire, Julien Paluku Kahongya a présenté, à la 68ème réunion du Conseil des Ministres, le dossier relatif à la relance des activités de la Société Textile de Kisangani (SOTEXKI). S’exprimant à son tour lors du Conseil, le ministre de l’Industrie a rappelé que cette Société anonyme d’économie mixte, créée en 1971 et opérationnelle depuis 1974, comprend 40% de participations de l’État Congolais au capital social et 60% de participations de TEXICO SA. Après plus de 40 ans d’existence, l’outil de production est devenu complètement vétuste et obsolète avec un faible rendement qui ne permet plus de supporter les charges d’exploitation, malgré l’effectif du personnel qui est passé de 2.500 travailleurs en 1988, avec une production de 17,8 millions de mètres, à 350 travailleurs depuis 2021, avec une production de 541.000 mètres.

Actuellement, la SOTEXKI, dernière usine textile encore en activité en RDC, dispose d’un Plan de relance stratégique adopté par les organes de gouvernance sociétaire (Conseil d’administration et Direction Générale) et approuvé, après des correctifs, par la double tutelle (Ministères du Portefeuille et de l’Industrie). Des sources proches de sa Direction Générale, nous avons appris, au moment où nous mettons sous presse cette information, que sa mise en œuvre requiert un apport de 17,5 millions de dollars américains pour une production de 10, 8 à 12 millions de mètres par an, 50.000 producteurs de cotons encadrés, 300.000 bénéficiaires dans les provinces de Tshopo, Bas-Uélé, Haut-Uélé et Ituri.

La relance de cette société d’économie mixte aura un impact réel sur la vie de la population au niveau économique, social, fiscal et technologique. Il se traduira par :  1) Le nombre d’emplois directs et indirects que la culture du coton va générer dans les provinces du Bas-Uélé et de l’Ituri ; 2) Les recettes fiscales qui en découlent ; et 3) Le développement et l’amélioration des conditions de production par l’introduction de nouvelles technologies et le renforcement des capacités du personnel.

Tenant compte de cet impact important, le Ministre de l’Industrie a sollicité du Gouvernement un accompagnement en termes de finances que d’allégements fiscaux et douaniers aux fins notamment d’amortir le coût de production. Cette réalisation, a précisé Julien Paluku, s’inscrit dans la droite ligne de la mise en œuvre du Plan Directeur d’Industrialisation de la RDC. Après débat et délibérations, le Conseil a adopté ledit Plan.

Il sied de noter que le Gouvernement a adopté en Conseil des Ministres, le 9 juillet 2021, le Plan Directeur de l’Industrialisation (PDI) de la RDC. A travers cette adoption, le Gouvernement congolais s’est engagé à mettre en œuvre une politique industrielle repensée, innovante et adaptée aux réalités du pays, du continent et du monde tout en tenant compte des impératifs de la protection de l’environnement, de la lutte contre les changements climatiques et des défis posés par la survenue de la pandémie de la Covid-19.

La vision exprimée par le Gouvernement est celle qui consiste à doter le pays d’un tissu industriel dynamique, compétitif, responsable en matière d’environnement et de développement durable fondé sur l’élargissement de la chaîne de création des

valeurs pour plus d’emplois décents en vue de contribuer à l’éclosion d’une économie diversifiée et compétitive. Pour ce faire, la politique préconisée par le Gouvernement entend soutenir conjointement les industries d’exportation (IE) et celles pouvant garantir la substitution des importations (SI) par des produits transformés localement, cas de la SOTEXKI, afin non seulement de consolider progressivement les performances de l’économie mais également de rendre cette dernière moins vulnérable vis-à-vis des chocs exogènes.

A travers cette politique, le Gouvernement compte augmenter, a-t-on appris du côté du ministère de l’Industrie, le nombre d’entreprises industrielles de 525 à plus de 1000 unités ; d’accroitre la contribution de l’industrie manufacturière au PIB à 28% contre 19,7% en 2017 ; d’atteindre au moins 50.000 emplois décents, plus particulièrement ceux des jeunes et des femmes, contre 27.818 en 2016 et de conquérir au moins 60% de la part du marché local et enfin, d’atteindre au moins 15% du marché régional par les exportations.

Dieudonné Buanali

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