Société

Sécurité routière : JEAN REMY NGANGA: “je me bats pour donner le meilleur de soi en vue de prévenir les accidents”

Au cours d’une interview accordée à Geopolis hebdo, le président de la Commission Nationale de Prévention Routière (CNPR), Jean Rémy NGANGA a parlé de sa mission, sa vision et les perspectives d’avenir au sein de cette structure du ministère de transport et voies de communication. Le président de la CNPR milite pendant son mandat pour prévenir les accidents routiers.

GH : vous êtes président de la commission nationale de prévention routière. En quoi consiste votre structure et Qu’elle est sa mission ?

JRN : Nous sommes une commission nationale de prévention et de la sécurité routière (CNPR) en République Démocratique du Congo. Pour ceux qui ne savent pas, nous sommes un service technique qui émane du ministère de ministère des transports et voies de communication dirigé par son Excellence le ministre Didier MAZENGA MAKANZU.

Et donc, la CNPR comme structure étatique, nous sommes appelés à pouvoir proposer au gouvernement de la République une politique concertée en matière de la prévention et de la sécurité routière en RDC. Voilà le rôle que joue la CNPR est appelée à jouer.

En d’autres mots, la CNPR a une mission globale et des missions spécifiques. De sa mission globale, la CNPR a la mission de proposer au gouvernement de la République une politique concerté en matière de la prévention et de la sécurité routière sur l’ensemble du pays. De ses missions spécifiques, la CNPR a aussi un rôle de pouvoir sensibiliser tous les usagers de la route pour éviter les accidents routiers.

La CNPR a aussi le rôle de collecter les données statistiques des accidents de la route. Et enfin la CNPR a un rôle pédagogique c’est par rapport au civisme routier. nous recyclons le grand nombre des conducteurs automobiles, les motocyclistes pour leur faire connaître les notions du code de la route car nous sommes régis par la loi numéro 78/022 du 30 Août 1978 portant nouveaux codes de la route en République démocratique du Congo. voilà en résumé le rôle que joue la CNPR

GH : Quel rôle jouez-vous au sein de cette structure vous entant que président ?

JRN : Là, nous entrons maintenant dans le cadre organique. Le président de la CNPR que je suis, je suis entrain de superviser cette structure étatique qui est technique qui émane du ministère de transport et voies de communication sur l’ensemble de la République démocratique du Congo. Et donc, comme superviseur ou coordonnateur, je suis obligé de pouvoir donner le meilleur de moi même comme expert en matière de prévention et de la sécurité routière enfin de prévenir les accidents possibles. car comme vous le savez, les accidents de la route tuent plus que les maladies infectieuses.

Je suis donc obligé comme responsable numéro un de cette structure, de donner le meilleur de moi-même pour éviter les accidents sur l’ensemble du pays et particulièrement dans la ville province de Kinshasa.

GH. comment êtes-vous arrivé au sein de cette structure ?

JRN : Madame, je suis arrivé à la tête de la CNPR en 2018. Mais bien avant en 2017, j’étais le vice-président car je fus l’un des conseillers du ministre des transports et voies de communication à l’époque le Vice Premier Ministre José Makila.

Nous avons travaillé avec lui, il m’a confirmé en 2018 et en 2019 lorsque le gouvernement a connu un changement, son excellence Monsieur Didier Mazenga comme ministre de tutelle a bien voulu me reconduire à ce poste du président de la CNPR. Et donc là, je salue son Excellence pour la confiance qu’il a placée en moi surtout pour la loyauté que je dois aussi vis-à-vis de lui comme ma tutelle et comme mon ministre.

GH : c’est quoi votre parcours scolaire, académique et professionnel ?

JRN : Madame, pour mon cursus d’abord j’ai fait mes études primaires à l’équateur à l’époque parceque je suis originaire de là, je finis avec mon certificat et c’est là où J’ai continué mes humanités au petit séminaire où j’ai décroché mon diplôme. Après le grand séminaire, je suis allé à l’université de Kinshasa. je suis licencié en sciences politiques administratives.
J’ai fini mes études en 2006 et à 2009 j’ai commencé ma profession comme conseiller juridique dans une société privée où j’ai fait 9 ans comme conseiller juridique. c’est en 2016 que j’ai embrassé ma carrière politique. C’est comme ça que j’étais au cabinet avec le VPM José Makila sumanda et en 2017, je suis venu comme vice-président à la CNPR.

En 2018, J’ai été confirmé comme président. en cette même année, j’ai été aux élections comme candidat député provincial au sud ubangi. comme il faut faire une distinction entre la fonction d’un député et d’un mandataire, le parti m’a obligé de céder mon mandat du député à mon suppléant .

GH : Et socialement comment vous présentez-vous ?

JRN : pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis jean Rémi NGANGA, je suis président de la CNPR

GH : Ailleurs, dans certains pays occidentaux, les accidents de la route sont parmi les grandes causes de mortalité. Y a-t-il des chiffres pour la RDC ?

JRN : Tout à fait madame, c’est d’ailleurs cette question qui est tellement pertinente et c’est celle à quoi je m’attendais. Je l’ai tout à l’heure dit que les accidents de la route tuent plus que les maladies infectieuses . pour illustrer votre question, pour l’ensemble de la ville province de Kinshasa, en 2019 parceque les statistiques pour 2020 nous sommes à l’étape de collecte des données. Pour l’exercice 2019, nous avons enregistré 1152 cas d’accidents répartis en différentes catégories et pour ça, ceux qui nous suivent devront retenir ceci : sur le 1152 cas il y a eu 364 morts dont 279 hommes et 85 femmes. nous avons 824 blessés graves 996 blessés légers ce sont des statistiques que nous avons pour 2019.

Vous comprendrez que ces statistiques ne concernent que l’ensemble de la ville de Kinshasa et cela prouve à suffisance que les accidents de la route demeurent une situation très grave et que la circulation routière reste un problème majeur de la santé publique.
Nous parlons de santé publique parce que tous ceux qui connaissent des accidents ne meurent pas aux mêmes lieux d’accidents, les uns sont gravement blessés et il leurs faut des soins appropriés.

Tant que les soins ne sont pas appropriés, Madame, vous comprendrez que l’accident reste un problème majeur pour la santé publique. Donc, nous devons y veiller pour que nous évitons les accidents de la route.
voilà un peu en somme, l’état des accidents routiers en 2019.

GH : En vous entendre parler , vous voulez dire que nos routes sont-elles dangereuses ?

JRN : Oui oui madame, et là nous faisons d’ailleurs appel aux politiques pour que désormais quand les routes sont construites, elles doivent remplir toutes les conditions appropriées c’est-à-dire, s’il faut construire la route, il faut tenir compte des catégories des usagers de la route.

Propos recueillis par Edouard FUNDA et Bella Kamwanya

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