Culture

« Seul le développement de sa propre culture confère à un peuple le progrès réel. » Abd-ru-shin. : « THEATRE – ART – CULTURE PATRIMOINE », Levier de l’édification de l’Afrique que nous voulons. » 

« La facilité avec laquelle nous renonçons souvent à notre culture ne s’explique que par notre ignorance de celle-ci et non par une attitude progressiste adoptée en connaissance de cause. » Cheikh Anta Diop.

« Tout ce qui dégrade la culture, raccourcit les chemins qui mènent à la servitude. » Camus, 1951.

Nous optons pour cette formulation ci-dessus du thème, choisi par les Instances de l’Union Africaine, pour l’année 2021. Thème significatif pour le Kongo, en particulier, au moment où le Président Tshisekedi Tshilombo prend les rennes de la Présidence tournante de l’UA. En y introduisant les fléchettes, après l’imposition du premier terme, le Théâtre, pour des raisons évidentes ; le thème de l’Union Africaine, pour l’année 2021, se lirait, de gauche vers la droite, de la manière suivante : « La redynamisation de l’art le plus éminent, l’art de la parole, l’art dramatique, le Théâtre de la Majorité, « fils aîné de l’Art » et dont le but ultime est de rendre la vertu aimable aux hommes ; soutiendrait l’Art pour que celui-ci remplisse, ainsi, son triple rôle primordial qui consiste à éduquer, à redresser et à montrer le chemin menant à l’Excellence, à la Droiture, à l’Honnêteté, à la Bonté, à la Beauté, à la Vérité, à la Vie… Bref ! C’est par l’Art qu’un peuple s’exprime le mieux. Car, l’Art, « le fils aîné », DON merveilleux du Créateur, sous-tend l’ensemble de valeurs immatérielles d’un Peuple qu’est la Culture de son Identité. Dont le Patrimoine, le nôtre, connaît, depuis des siècles, l’une des spoliations les plus extraordinaires/crapuleuses de l’histoire de l’Humanité ; privant, ipso facto, plusieurs générations des Africains du courant rénovateur qu’auraient dû entretenir/distiller ces millions d’objets d’art, confisqués par force, avec brutalité extrême, et ce sans aucune compensation. «  Quoi entreprendre, primo, pour arrêter une cette hémorragie ; secundo, pour récupérer ce riche Patrimoine ? Telle est la double question qui devrait trouver, ici et maintenant, la réponse définitive qui satisfasse à la fois le cœur et la raison. L’une de meilleures voies pour le Président Tshisekedi Tshilombo passe par la revalorisation du Ministère en charge de la Culture dont le destin, en 60 ans d’indépendance, fut de plus chaotique. Tenez ! De fin juin 1960 au début de septembre 2019, ce Ministère, pourtant essentiel, a été relégué à la dernière place, en tout, au sein de multiples gouvernements. (La mouture sur le prochain gouvernement, en gestation fin janvier 2021, n’a trouvé mieux que de l’insérer dans le Ministère de la Jeunesse, Sports et Loisirs.) Ne trouvez-vous pas qu’il serait de loin indiqué – eu égard à l’intérêt supérieur de la Nation – de le relever de la dernière place à la seconde ? L’unique Vice-Primature ! Cette action, du reste salvatrice, aura des répercussions sur les décisions prises au quotidien en rapport avec le socle, mieux l’âme collective, de notre développement qu’est la Culture de notre Identité. Même l’Union Sacrée de la Nation compterait avec l’Union de plus de 450 « cultures » représentant plus de 450 Grandes Familles du Bassin du Kongo. Une richesse incommensurable ! Qui mérite la peine d’être connue pour être défendue par chacun et par tous, pour la Gloire du Très-Haut, Créateur, Seigneur, Père et Maître des mondes.

« Là où le Théâtre va, Tout va ! »

Le succès que récoltent la plupart des saynètes, produites, par les acteurs professionnels, pour la Télévision, sur l’Inspection Générale des Finances, IGF, est une forte illustration : le besoin en spectacles utiles reste vivace en chacun de nous.

C’est dans cet ordre d’idées – un clou chassant un autre – que nombreux sont ceux de nos Compatriotes qui accueillent chaleureusement les films étrangers. Quelle que soit leur qualité. Et en adoptent même les comportements contraires à notre culture.

Refusant des définitions d’écoles, selon notre expérience vécue : le Théâtre est le texte d’abord, écrit ou non ! Que sert un acteur majeur, engagé et engageant ; devant un public averti et conscient de l’éminence de l’art qui lui est présenté et auquel il participe vivement. Et ce, dans un bâtiment, conçu et construit à cet effet.

L’âge d’or du Théâtre kongolais est derrière nous. Plusieurs raisons ont accéléré et précipité la mort certaine de ce noble art, au sens propre du mot.

D’où la nécessite impérieuse de sa redynamisation. Par et pour les différents âges. D’autant plus que, c’est au Théâtre, et nulle part ailleurs, que l’on trouve des mots possédant une charge ; et dont l’action, sur l’esprit d’un être humain, se poursuit au-delà de la représentation scénique. (De dizaines d’exemples existent même dans notre Beau Pays : les phrases de Montserrat d’Emmanuel Roblès, de L’arbre tombe… de Katsh Katende, pour ne citer que celles-là, poursuivent tout spectateur attentif des années durant. Ceci expliquant, toujours et déjà, cela.)

En d’autres mots, seul l’art le plus éminent, l’art de la parole, l’art dramatique, le Théâtre, permet à l’esprit d’un spectateur sensible de s’élever au-dessus des contraintes matérielles ; et d’atteindre, ainsi, le sommet lumineux. D’où un bonheur illimité l’inonde. D’où le changement de mentalité tant attendu, voilà bientôt 60 ans, et jamais réalisé !

La non construction de salles consacrées au Théâtre, à travers le Pays, en 60 ans, caractérise notre incompréhension de la mission primordiale et du Théâtre et de l’Art et de la Culture. En effet ! Il est tout à fait déplacé que ce soit la Francophonie qui s’apprête à réhabiliter les salles de Kinshasa, particulièrement celles du Zoo et Mongita.

L’Art, le chemin par lequel passe la beauté céleste

L’heure vient de sonner ! L’Art, au Kongo en particulier et en Afrique en général, doit désormais être considéré pour ce qu’il est réellement : un DON du Créateur à l’esprit humain pour qu’il soit toujours en éveil. Car, un être humain éveillé est un être debout, un être libre de toute emprise du mal, avec lequel comptera lors de l’édification de l’Afrique que nous voulons.

L’éducation artistique, de la Maternelle à l’Université, en passant par le Primaire, le Secondaire, les Paroisses et même la Rue ; constitue la voie du salut.

C’est le lieu de mettre en exergue, ici encore, qu’il est inconcevable, au 21ème siècle, que les jeunes kongolais, l’espoir de demain, ne connaissent pas leurs artistes, ne contemplent pas leurs œuvres, ne s’en approprient pas… Ils sont « préparés » à la relève en dehors des œuvres de leur Terroir. Par conséquent loin de leur propre culture… Des « déculturés » en puissance ! Des candidats livrés, pieds et points liés, à la pandémie à dollarvirus (sic).

Qui nous délivrera de cette dépendance maladive qui obstrue tout sur son passage ? Qui prendra, le premier, la décision, salutaire, souveraine, de modifier les programmes scolaires en fonction de nous-mêmes, de notre plan de vie, et surtout de notre contribution à l’harmonie universelle ?

En ayant à l’esprit que l’Art n’est pas une activité humaine spécifique, ni un passe-temps favori, et encore moins un luxe. Mais que son but primordial est d’ordre spirituel, l’une de deux nourritures de l’esprit d’un être humain ; l’autre étant la véritable prière… Bref ! L’Art nous amène « à la porte du Ciel » !

Ainsi le retour, sans conditions, de nos millions objets d’art, les meilleurs parmi les meilleurs, spoliés et gardés – heureusement – dans des Musées construits à cet effet en Occident, devient de plus en plus une nécessité absolue, un devoir de tout Kongolais, enfin reconstruit, debout, éveillé et prêt à apporter sa pierre à l’édification de l’Afrique que nous voulons !

Le Ministère de la Culture, le socle du renouveau, de la renaissance kongolaise

Eu égard à ce qui précède, le Ministère chargé de la Culture – amputé de « … et des Arts » pour des raisons désormais évidentes – mérite bel et bien la deuxième position au Gouvernement qui se met en place. Avec tout ce que cela comporte de budget, de préséance, etc.

Non seulement il sera chargé d’officialiser la Politique culturelle qui a mis plus de 60 ans à être définie, mais surtout à animer les nouvelles structures – à mettre progressivement en place – pour en faire le véritable socle, l’âme collective, du développement du Bassin du Kongo, scandale à la fois culturel et géologique.

Le Kongolais devrait être pris par la main, au propre comme au figuré, pour être reconstruit quant à ce : la primauté à la réappropriation de la Culture de notre Identité.

Muena Ngenyi wa Kumvuila

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