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Situation sécuritaire en Ituri : Le lieutenant-général Johnny Luboya insiste sur l’unité pour mettre un point final aux massacres

 question de la sécurité à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) a été centre de la conférence de presse, autrement appelé briefing, tenue par le Ministre de la communication et médias, porte parole du gouvernement Patrick Muyaya et le gouverneur militaire de la province de l’Ituri le Lieutenant-Général Jonnhy Luboya N’kashama ce mardi 17 mai 2022 à Kinshasa.

De passage dans la capitale pour participer au séminaire sur l’éthique et déontologie militaire, le gouverneur Jonnhy Luboya N’kashama a appelé, en prenant pour exemple l’attitude des français avec l’attaque Bataclan, à l’unité pour finir avec cette insécurité qui n’a que trop duré dans la partie orientale de la RDC.

En effet, la journée était aussi hautement symbolique, parce que chaque 17 mai, la RDC célèbre depuis 2019, la journée du soldat inconnu. Le Gouverneur militaire de l’Ituri a fait savoir qu’à son arrivée, les opérations étaient subdivisées en trois phases. Il y a la première phase consistant à sécuriser la ville de Bunia, ouvrir les grands axes routiers notamment les RN4 et la RN27, récupérer les agglomérations, installer l’armée pour restaurer l’autorité de l’Etat et faire revenir les populations dans des territoires comme Aru vidés par le fait de l’insécurité.

La deuxième phase est critique, affirme le Lieutenant-Général Luboya. Parce qu’il s’agit de chasser et éloigner l’ennemi. Ce qui est entrain d’être fait, à en croire le Gouverneur militaire. « Quand vous chassez ces hommes en profondeur, ils sont en errance et ils commencent à tuer, parce qu’ils savent qu’il n’ont plus de profit. A cette phase, nous demandons de la résilience aux FARDC et aux populations », a-t-il indiqué avant de préciser que la troisième phase consiste à aller détruire l’ennemi en profondeur.

En ce qui concerne les éléments de CODECO qui brillent ce dernier temps dans des attaques dans la province de l’Ituri, le gouverneur militaire Jonnhy Luboya a laissé entendre qu’ils peuvent être au nombre de 8000 et 10 000, au regard de leur puissance de feu. «Ce sont les civils, qui le matin se transforment en paisibles citoyens.» Pour lui, ce sont des gens qui connaissent bien le terrain et les gens du village.

Le Ministre Patrick Muyaya a renchéri en indiquant que dans des situations des conflits intercommunautaires comme celles qui se passent en Ituri, il est difficile de voir les cibles bien armées, parce que parfois ils opèrent à l’arme blanche. « Toutes ces choses rendent la situation un peu plus complexe, mais cela ne fait pas perdre la foi et la détermination que nous avons, que nous réglerons le problème d’une manière ou d’une autre».

Qu’à cela ne tienne, le gouverneur militaire de l’Ituri a affirmé que les FARDC utilisent ses hélicoptères de combat, qu’elles engagent, et elles montent en puissance. Mais les CODECO sont des civils. “La dernière fois, c’était à Mungwalu que nous avons utilisé nos hélicoptères de combat, et je peux dire que nous avons quand-même bien traité les civils. Vous devez savoir que ce sont des congolais. Nous mettons beaucoup des pressions, nous utilisons aussi nos armes d’appui, mais il y a aussi des règles, notamment l’usage disproportionné des armes. Des CODECO ont des AK 47, ils peuvent avoir aussi des mitrailleuses, alors nous, l’armée, devons toujours faire attention aux principes”, a déclaré le lieutenant Général.

Pour ce qui est des avancées de l’état de siège une année durant, le gouverneur militaire a annoncé la récupération des plusieurs localités, notamment dans le Komanda où à son arrivée à la tête de l’Ituri, il a fait un meeting avec 30 dames par manque des habitants fuyant la guerre. Il y a eu aussi l’ouverture des grands axes routiers notamment le RN27 et le RN4, conformément aux opérations de la deuxième phase. « Quand je suis arrivé à Bunia, les gens se promenaient avec des tête des individus», rappelle-t-il en annonçant même que maintenant ce n’est plus le cas. il a signalé aussi que plusieurs militaires impliqués dans l’insécurité en Ituri sont actuellement présentés et arrêtés il y a des procès.

« On peut avoir des brebis galeuses comme on en a partout», a souligné le ministre Muyaya, mais le sens de sacrifice dont font montre nos militaires ne doivent pas être méconu. « Il est important que nous tous sachions dire merci pour ceux qui ne sommeillent pas pour nous protéger. Dieu seul sait si l’armée n’existait pas, dans quel état, le pays serait aujourd’hui», a dit le porte-parole du gouvernement. Il a rappelé l’importance des pourparlers de Nairobi qui vise non pas à intégrer les forces négatives dans les rangs des forces loyalistes mais plutôt dans le processus P-DDRCS, visant à les intégrer dans la population civile.

Le gouverneur militaire Jonnhy Luboya a conclu son propos en demandant au peuple congolais en général et aux populations de l’Ituri en particulier, d’accompagner les FARDC dans ce processus de la restauration de l’autorité de l’Etat dans la partie orientale de la République démocratique du Congo.

Fiston Oleko

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