Politique

Table ronde inclusive sur les violences sexuelles : La RDC Vers la mise sur pied d’un fonds national de réparation en faveur des victimes survivantes

Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, a procédé mercredi 20 octobre au Fleuve Congo hôtel, à l’ouverture officielle des travaux de la Table ronde inclusive consacrée à la mise en place d’un fonds national en faveur des victimes survivantes des violences sexuelles liées aux conflits et autres crimes graves en République Démocratique du Congo.

Organisée par la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi, cette table ronde inclusive qui a duré deux jours, avait pour objectif de réunir autour d’une même table des autorités nationales, des organisations des survivantes des violences sexuelles, des acteurs de la société civile, des experts en réparation et des représentants diplomatiques en vue d’échanger autour de la mise en œuvre du fonds national de réparation et de la loi portant politique nationale de réparation.

Des communications importantes ont été faites le jour de l’ouverture des travaux.
Prenant la parole, le Chef de l’Etat s’est dit très affecté par le cycle des violences dues au cycle de conflits qui ont émaillé l’histoire contemporaine de la République Démocratique du Congo. Félix Tshisekedi a rappelé, à ce propos, que la RDC subit depuis plus de deux décennies les affres des conflits armés qui ont drainé avec eux un lot de désolation et méfaits dans les milieux des femmes, des filles, et parfois des hommes.

Le Chef de l’État a en outre indiqué que ces violences perpétrées sur le sol congolais ont entraîné des conséquences graves sur les victimes, et laissé des séquelles physiques, traumatismes psychologiques.

Il faut noter qu’en termes des causes qui entraînent ces violences, on a cité entre autres les richesses naturelles de la RDC, qui suscitent la convoitise de nombreux Etats et individus à travers le monde. Ce qui justifie la guerre asymétrique que le pays est en train de vivre.

Pour Fatshi, la question de la responsabilité des victimes des violences commises en République Démocratique du Congo, reste au centre des préoccupations majeures au niveau tant national qu’international.

Il a par ailleurs assuré que le gouvernement de la RDC et les Nations-Unies ont signé un communiqué, en mars 2013, et renouvelé en décembre 2019, dans lequel ils s’engagent à faire bénéficier aux victimes la justice en vue de la réparation des préjudices subis.Le gouvernement et les organisations de la société civile sont en train de réfléchir sur des mécanismes à mettre en œuvre afin que les victimes des violences obtiennent réparation. Lesdites réflexions, a-t-il renseigné, ont permis au ministère ds Droits humains d’initier deux projets de décrets portant respectivement sur la création du fonds national de réparation et la commission nationale de justice transitionnelle en RDC. Tous ces projets ont été au centre des discussions dans le cadre des travaux la Table ronde inclusive en vue de leur enrichissement pour aider à la réparation des préjudices subis par les victimes.

Il faut aussi noter que le fonds national de réparation fournira un service gratuit aux victimes, notamment l’accès à la justice, leurs soins de santé, leur prise en charge psychologique et réinsertion socio-économique.

Le Président Tshisekedi s’est engagé à inscrire la question de réparation au centre des priorités du gouvernement et veiller à sa mise en œuvre, prévenir, réparer les victimes se rapportant aux violences sexuelles liées aux conflits.

Pour sa part, Denise Nyakeru Tshisekedi a plaidé pour que l’impunité n’ait plus sa place en RDC surtout en matière des violences sexuelles.1152 est le nombre de femmes violées quotidiennement en République Démocratique du Congo. C’est par ce chiffre macabre que la première Dame de la République, Denise Nyakeru Tshisekedi, a démarré son plaidoyer pour que l’État prenne ses responsabilités afin de mettre définitivement fin aux violences, et offrir aux victimes la justice en vue de la réparation des préjudices subis.

La première dame a rappelé les conséquences diverses qu’entraînent les violences sur les victimes, notamment au plan physique, psychologique, social et sociétal, elle a plaidé pour que la justice soit rendue aux victimes pour des préjudices subis. Elle a demandé qu’on accélère l’adoption des lois condamnant les violences sexuelles ainsi que toutes autres violences liées aux conflits.

Théodore Ngandu.

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