Economie

Table ronde sur l’électrification pour tous en RDC : L’ANSER se veut un acteur majeur dans le développement à la base de 145 territoires

L’Agence Nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER) déploie un agenda important pour l’année 2022, mais aussi pour les années qui viennent. Le 25 janvier 2022 à Kinshasa, cet établissement public de l’Etat congolais a lancé les travaux de la “Table ronde sur l’électrification pour tous par les systèmes décentralisés” étalés à deux jours (le 25 et le 26 janvier) autour de la question de l’accès à l’énergie électrique des congolais, surtout dans l’arrière pays.

Cette table ronde, selon le Directeur général de l’ANSER Idesbald Chinamula Vuningoma qui est à la tête de cette structure depuis 18 mois, se veut un cadre de dialogue entre différentes parties prenantes pour la cause de l’électrification de la RDC à grande échelle. Elle a connu, pour le jour du lancement, la participation de plusieurs personnalités dont les ministres, les députés nationaux, sénateurs, les gouverneurs, les chefs d’entreprises publiques et privées, les chef coutumiers et bien d’autres.

Le gestionnaire de cette agence d’électrification de la RDC a fait savoir aux participants que le prologue du travail de sa structure était consacré à établir un diagnostic qui se résume en ceci : «Stagnation, très peu de progrès enregistrés au niveau de grands projets qu’on a lancés au pays depuis plus de 10 ans, il y a des retards accumulés qui ont engendré précarité et pauvreté. Il y a également un cadre de programmation et de planification qui est vieille. aujourd’hui, le plan d’électrification du pays date d’avant 2000,» note-t-il, avant d’ajouter que le pays accuse un réel besoin d’importants financements pour augmenter le taux d’accès à l’énergie.

Le gouvernement congolais a alloué pour l’année 2022, dans ses prévisions budgétaires, 70 millions de dollars américains à l’ANSER. Une première selon Idesbald Chinamula Vuningoma. Cette enveloppe qui va couvrir « pour l’instant 64 projets que nous aurons l’honneur de vous présenter et ça pourrait bénéficier à environ 2 millions de personnes au cours de l’année 2022», a-t-il indiqué.

De ces assises de deux jours, l’ANSER par le biais de son Directeur général attend : Premièrement, Mobiliser 100 millions USD au titre d’investissements pour 2022. Pas 100 millions d’engagements, pas 100 millions d’accords, mais 100 millions à investir pour 2022, a insisté le DG de l’ANSER. « Là je vous annonçais que nous avons déjà 70 millions USD, que nous allons investir du côté du gouvernement les projets pour lesquels nous avons les études existantes, les projets qui sont faisables, qui sont réalisables pour 2022.»

Deuxièmement, c’est mobiliser les partenaires de la mise en œuvre et de gestion des projets. A ce point, le Directeur général de l’ANSER rassure : «Nous avons les ressources, nous ne pouvons pas mettre en œuvre ces projets, et les exécuter nous-mêmes. ANSER est une agence de financement et coordination. Nous travaillons avec le secteur privé, c’est ce dernier qui va gagner les marchés pour à la fois construire et mettre en place les micros centrales ou les kits individuels pour les distribuer aux communautés, mais aussi pour gérer, une fois que nous avons des ouvrages existants. Donc il faut effectivement avoir des partenaires.»

Ensuite, c’est ouvrir une brèche, qui va conduire à la mise en place des mécanismes plus incitatifs à l’investissement pour booster l’investissement privé. l’ANSER dit être en dialogue avec les gouverneurs, le ministre des finances et celui du plan pour cette fin, mais aussi avec l’ANAPI.Quatrièment et enfin, l’engagement de différents ministères sectoriels. Selon le Directeur général Idesbald Chinamula, «Le plan qu’on va vous présenter ce matin, c’est un plan en gestation qui va évoluer», rapporte-t-il, avant d’avancer qu’il est attendu une masse critique d’informations sectorielles des projets «qui peuvent nous aider à affiner le plan d’électrification, à prendre la plupart de nos projets viables et développer les potentiels des mini-reseaux qui existent en République démocratique Congo.»

Au cours de la cérémonie, avant que le ministre du développement rural François Rubota ne puisse lancer officiellement les travaux, le ministre des ressources hydrauliques et électricité Olivier Mwenze Mukaleng a rappelé, dans sa prise de parole, la nécessité de la mise en place des mécanismes pour électrifier l’arrière pays, afin de booster le développement des potentiels économiques. Pour lui, le processus de l’électrification de la RDC est, ensemble avec celui d’elargir l’accès à l’eau potable, primordial dans le cadre du programme gouvernemental de développement à la base de 145 territoires.

Et à ce niveau, l’ANSER se pointe en pôle position pour mettre à la disposition des habitants des milieux ruraux et périurbains du pays de l’énergie par des systèmes decentralisés, en usant de toutes les sources énergétiques avec les acteurs du secteur privé.

Parler de l’ANSER, c’est parler d’une nouvelle structure gouvernementale mise en œuvre par l’Etat Congolais pour s’assurer de la réussite du pari de l’électrification du Congo profond et de l’accès facile à l’énergie.

Fiston Oleko

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