Economie

Tarification des services Transco : John Mbongi : « Le Changement qui sera opéré sera en faveur de la population. »

Depuis 2013, la Société Transco œuvre pour le bien-être social de la population congolaise. Actuellement, elle est dans une situation de relance. Avec le nouveau management, cet établissement public tient à redonner une nouvelle vie technique à son outil de production qui ne permettait plus de faire un bon rendement. Malgré la subvention de l’Etat, Transco connaît un manque à gagner entre le prix de ses services et le coût de revient.

Au cours d’un échange avec la presse, le Directeur Général de Transco, John Mbongi a fait savoir que cette société est une entreprise à caractère social dont la mission principale est de transporter la population. Et sa vision est sociale qui se traduit par le tarif. C’est ce qui régule même son mode de financement.
D’après lui, Transco n’est pas une société autonome. Car l’Etat reste le seul propriétaire et régulateur du prix. Pour qu’elle devienne autonome, elle devra être dotée d’un pouvoir de fixation de prix.

« Pour devenir autonome, il faut que celui qui manage soit doter d’un pouvoir de fixation de prix des services qu’il est entrain d’offrir. Dans le cas de notre entreprise, l’Etat n’a pas laissé à celui qui offre les services de fixer le prix. Pour être autonome, le manager devra fixer un prix rémunérateur. Et on va atteindre le montant de 3000 FC. À ce moment là, on sera autonome financièrement. On établira notre programme. On saura quelle charge que l’entreprise peut prendre. C’est ça la question, a-t-il expliqué à Top Congo.

Pour des raisons d’ordre social, l’Etat intervient toujours au niveau de tarif. Ce qui est légitime pour un gouvernement qui prend soin de sa population. Le tarif est fixé de manière administré par arrêté interministériel, a-t-il expliqué avant de révéler qu’il y a un manque à gagner entre le tarif et le coût de revient. Mais ce manque à gagner est compensé par la subvention d’exploitation et la subvention d’équilibre.

Par ailleurs, il faut aussi souligner que Transco n’a pas un objectif financier. Il s’inscrit dans une dynamique sociale opéré par le gouvernement qui veut que le coût du transport soit accessible pour les gens qui se déplacent.
Transco n’est pas une entreprise commerciale qui peut fixer seule le prix de transport. Si elle l’était, elle pourrait être aujourd’hui en mesure de couvrir toutes ses charges. Malheureusement, sa rentabilité est d’ordre social et non financier.

« Si on donne à Transco un objectif financier, cette société deviendra une entreprise commerciale et va fixer un prix qui la permettra de répondre à ses charges et de couvrir le coût de revient mais aussi d’engranger des bénéfices. Ce qui n’est pas le cas pour Transco. Donc, la rentabilité de Transco est d’ordre social et non financier, » a-t-il soutenu.

Et à lui d’ajouter, le prix de transport reste le même. Et surtout qu’il n’y a pas de changement jusqu’aujourd’hui. Transco attend toujours l’arrêté interministériel de l’autorité tarifaire. Lorsque la décision sera prise, un nouveau tarif sera appliqué.

Parce que les bus ne pouvaient pas rester en garage, Transco avait décidé de continuer à transporter la population même de manière pédagogique en attendant la décision de l’autorité tarifaire.

Par ailleurs, le DG de Transco reconnaît que sa société rencontre des grosses difficultés en ce qui concerne les revenus de ses activités. Mais pour ce qui est du changement de prix, il a rassuré que la décision qui sera prise sera toujours en faveur de la population.

« Le manque à gagner est trop grand. En termes de revenus, l’entreprise s’est appauvrie. C’est ce qui fait que la difficulté économique est trop grande. Le gouvernement continue de protéger le caractère social de l’entreprise. Le changement qui va s’opérer sera toujours en faveur de la population. On arrivera jamais à 2200 FC. Parce que l’Etat va toujours s’engager à subventionner l’entreprise », rassure-t-il.

Avec 500 FC, Transco ne couvre que 20 % du coût de revient. Donc le manque à gagner est de 80 %, a renseigné John Mbongi tout en rappelant que l’Etat a beaucoup des choses à faire. Toutes ces questions sont, rassure-t-il, sur la table pour régler le modèle financement du transport collectif opéré par un établissement public.

Selon John Mbongi, la subvention du carburant par l’Etat est régulière. L’entreprise cobil qui a signé avec l’Etat pour ravitailler régulièrement Transco. Et la subvention en numéraire est instable. Mais les autorités du pays et la société y travaillent pour que cette rémunération devienne stable.

A Transco, les charges les plus importantes sont la rémunération et la maintenance. Les recettes ne permettent pas de répondre à toutes les charges. Et il a une nature de masse et sa structure ne demande pas un grand effectif. Pour chaque bus, on a un chauffeur et un percepteur.

Pour rappel, les autorités du pays ont réceptionné 110 bus le dimanche dernier pour compléter les 330 déjà en circulation à Kinshasa et d’autres provinces.

Djodjo Mulamba

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